Angoulême 2011 : Frédéric Mitterrand s’interroge sur l’avenir de la BD

30 janvier 2011 1 commentaire

Le Festival de la BD d’Angoulême, on se demande bien pourquoi, avait remis un fauve d’honneur au Ministre Frédéric Mitterrand lors de sa précédente édition, alors même que son action pour la BD était inexistante. Homme de média et habitué des caméras, le Ministre avait contribué au spectacle de la cérémonie des Prix 2010.

Le ministre nous revient cette année-ci. Recevra-t-il une nouvelle récompense ?

Angoulême 2011 : Frédéric Mitterrand s'interroge sur l'avenir de la BD
Frédéric Mitterrand et Baru
(c) Nicolas Anspach

L’Essentiel d’honneur 2010 s’est rendu ce matin à l’exposition Baru – DLDDLT qui se tient à la Cité de la BD (Bâtiment Castro). Le Ministre y a été accueilli par Benoît Mouchart et Franck Bondoux, les représentants de 9e Art+, la société gestionnaire du Festival.Baru a pu éclairer longuement le ministre sur la dimension sociale de son travail.

(c- Nicolas Anspach

Après avoir traversé la Charente, Frédéric Mitterrand a ensuite visité l’exposition Parodies ! la bande dessinée au second degré, guidé par Gilles Ciment, le Directeur de la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image et Thierry Groensteen, le commissaire de l’exposition.

Frédéric Mitterrand et Gilles Ciment
(c) Nicolas Anspach

Le Ministre a déclaré au cours de cette visite que la bande dessinée et ses artistes traversaient quelques difficultés, et qu’il était venu pour les soutenir : « Pour assouvir un souvenir d’enfance. Il poursuit : « Depuis mon enfance, je suis resté fidèle à ce genre. Même si j’ai un peu perdu le contact avec un certain nombre de créateurs, même si j’en ai renforcé avec d’autres. Entre le moment où je regardais des BD quand j’étais enfant et aujourd’hui, il y a un tsunami de production, de nouvelles révolutions, etc. La bande dessinée n’est plus tout à fait la même chose. Quand on vient ici, et que l’on voit l’exposition de Baru, on se rend compte que la bande dessinée joue un rôle essentiel dans la transmission de la mémoire, de la culture, de l’art. Toute la question maintenant est de savoir comment la bande dessinée va être transmise, répercutée sur la toile. Comment va-t-on pouvoir défendre les droits d’auteur. C’est d’ailleurs la même problématique que la littérature pure et simple. On constate aussi un certain effritement de la vente, qui est peut-être lié à ces ventes sur Internet. C’est autant de questions qu’il faut se poser maintenant, aborder en allant sur le terrain même. En allant ici, et en voyant notamment qu’il y a toujours le même engouement pour la bande dessinée. L’accueil du public est toujours le même.  »

NA

Frédéric Mitterrand & Thierry Groensteen
(c) Nicolas Anspach

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