Angoulême 2011 : Heavy Trash, Baru, Chauzy et Flao ont enflammé le théâtre d’Angoulême

2 février 2011 2 commentaires

D’après une idée originale de Zep et Benoît Mouchart, les concerts illustrés sont devenus des rendez-vous incontournables du Festival. Cette 38ème édition, placée sous le signe du rock’n’roll, n’a pas dérogé à la tradition. En invitant Heavy Trash, duo rockabilly new yorkais, Baru nous faisait la promesse d’un spectacle endiablé jusqu’aux racines du rock américain. Sur le coup de 20h00 samedi soir, c’est la grande foule à l’entrée du théâtre d’Angoulême. On croise un peu près tous les dessinateurs que l’on sait fondus de rock’n’roll.

Angoulême 2011 : Heavy Trash, Baru, Chauzy et Flao ont enflammé le théâtre d'Angoulême
© Thomas Welraeds

En avant-programme, The Swamp, un groupe garage de Lorraine, fait monter les amplis dans le rouge. Un spectateur enthousiaste leur crie : " tout à fond, le rock c’est tout à fond !". Message reçu cinq sur cinq par les quatre Swamps. Un set relativement court mais extrêmement énergique met la salle en appétit. Arrive l’interlude vidéo entre les deux concerts. Chaque apparition de Laurent Wauquiez, représentant du gouvernement en visite au Festival, est copieusement huée. Le public est chauffé à blanc !

© Thomas Welraeds

21h00. Entrée en scène des dessinateurs. Baru est épaulé par Jean-Christophe Chauzy et Benjamin Flao. Les amplis crépitent. Matt Verta-Ray et Jon Spencer débarquent sur la scène, empoignent leurs guitares et lancent le show en compagnie de PowerSolo. Il ne faut que quelques minutes pour que les dessins collent à la musique de ces rejetons spirituels de Chuck Berry, Bo Diddley et autres pionniers du rock’n’roll. Derrière le groupe, l’écran se remplit de scènes de bagarres, de perfecto déchirés, et de larges guitares,...

© Thomas Welraeds

Jon Spencer, qui a fait illustrer ses dernières pochettes de disques par Paul Pope, Tony Millionaire et Jean-Luc Navette, est un connaisseur.

© Thomas Welraeds

Il rend hommage au talent des dessinateurs avant de confier sa guitare à Baru, et de foncer à la table dessin pour réaliser un dessin express ! La salle apprécie. Avant les rappels, Cromwell rejoint le trio aux pinceaux. On dessine de plus en plus vite, en cadence avec le rock !

© Thomas Welraeds

Le final s’approche, ce sont les dessinateurs qui mettent le feu au poudre. Les dessins sont empilés, badigeonnés de peinture, avant d’être enflammés !

© Thomas Welraeds

Heavy Trash saccage la scène pour donner le change. Point final d’une soirée exceptionnelle. Pour ceux qui en doutaient, Baru a rappelé que « bande dessinée était l’autre nom du rock’n’roll. »

MDS

Photos avec l’aimable autorisation de Thomas Welraeds

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