Angoulême 2012 : l’Essentiel jeunesse pour Zombillenium

26 janvier 2012 9 commentaires

La bande dessinée évolue, et son répertoire jeunesse également ! Quelle meilleure preuve que celle du prix reçu par la série décapante d’Arthur de Pins !

Le tome 2 de Zombillenium paru chez Dupuis propose l’envers du décor d’un parc d’attractions géré et animés par de véritables monstres et morts-vivants. Cet album a donc su séduire le jury exigant qui lui a attribué l’Essentiel jeunesse du Festival d’Angoulême, en associant avec la Caisse d’Epargne.

Angoulême 2012 : l'Essentiel jeunesse pour ZombilleniumCela devrait en tout cas prolonger la vie de la série de ce talentueux auteur qui multiplie décidément les réussites après Péchés Mignons !

CLD

Photo : (c) Nicolas Anspach

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9 Messages :
  • Succès plus que mérité, bravo ! Et vivement le tome 3 !

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  • Moralité : les jeunes n’aiment plus le dessin, il préfère la bd artificielle, la faute aux films d’animation 3D numérique qu’ils ont bouffé depuis qu’ils sont nés (ça date de quand le premier Toy story ?).

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    • Répondu le 27 janvier 2012 à  09:02 :

      Commentaire de quelqu’un qui n’a pas lu la BD... Le dessin est certes complètement informatisé mais néanmoins parfaitement adapté à un très bon scénario et une super histoire. Faut savoir s’ouvrir à la nouveauté, surtout quand elle est aussi réussie !

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      • Répondu par david. le 27 janvier 2012 à  10:41 :

        Ce qui compte n’est pas le message, mais le médium lui même...
        énergétiquement parlant, c’est pauvre...

        Pourquoi Hayao Miyazaki refuse quasiment d’utiliser le numérique ? Parce que c’est juste un beauf réactionnaire ?

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        • Répondu par narvaal le 27 janvier 2012 à  19:32 :

          Miyazaki fait largement usage d’outils numériques dans "Mononoke", "Le château ambulant" et dans "Ponyo". Il utilise ces outils quand ils servent son propos et permettent des restituer des images les plus proches possibles de sa vision. Il aurait tort de s’en priver.
          Et s’il ne s’en sert pas plus ou s’efforce d’en effacer la présence, c’est tout simplement parce que ce n’est pas son style historique et parce que ça fait des décennies qu’il est à l’aise dans ce style plus traditionnel. Et il a bien raison.

          John Lasseter n’est pas contre l’animation traditionnelle, c’est juste que lui-même et ses équipes maîtrisent parfaitement l’outil 3D.

          L’un ne va pas CONTRE l’autre.

          De Pins est à l’aise avec l’outil Illustrator. Contrairement à vous, je trouve qu’il arrive à restituer une belle énergie dans ses pages et qu’il fait un usage remarquable de cet outil difficile (laborieux même) à maitriser. Mais à ce stade j’imagine que c’est tout simplement un question de goûts...

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    • Répondu par narvaal le 27 janvier 2012 à  12:16 :

      Même numérique, l’animation reste de l’animation : pour les animateurs, l’outil change, offre d’autres possibilités, mais le travail reste fondamentalement le même, il s’agit de donner vie à de personnages.
      Des films comme Toy Story (1995, au fait), Dragons ou Raiponce sont très bien réalisés et racontent de chouettes histoires pour un jeune publique.
      Et pour être tout à fait juste, il y a aussi des choses très moches, sans âmes et très mal animées en technique traditionnelle...
      Ça me fait penser, dans le genre en 2D de qualité, Il y a une adaptation d’Ernest et Celestine qui est en cour et ça a l’air tout à fait charmant et très bien fait. Je vous invite à en chercher des images animées, il y a en a quelques unes sur le net (mais horreur, les tolèrerez-vous ? C’est intégralement animé à la tablette graphique ! ;) )

      Mais bon, ça n’a tout de même pas grand rapport avec Zombillénium, qui bien que travaillé informatiquement, relève d’une technique qui s’approche du papier découpé plutôt que de la 3D.
      C’est bien découpé, les personnages ont de bons designs, très variés, et sont très expressifs. C’est déjà pas mal non ?

      Mais sinon, vous parlez de BD "artificielle". Pouvez-vous me définir la BD "naturelle" ? C’est quoi ? Les peintures rupestres ?

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      • Répondu le 29 janvier 2012 à  05:57 :

        Même numérique, l’animation reste de l’animation

        Non, dans le cas de la motion capture ça n’a plus rien à voir.

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        • Répondu par narvaal le 29 janvier 2012 à  14:52 :

          Oui oui, on est d’accord, ce n’est pas de l’animation (même si’l n’est pas rare que des animateurs passent derrière pour "nettoyer" la capture- peut être moins aujourd’hui, vue la précision des nouveaux outils de "performance capture").

          Mais aucun des films que j’ai cité ne fait usage de mocap’, ce sont bien des films d’animation. ;)

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        • Répondu par narvaal le 29 janvier 2012 à  14:56 :

          Et j’ajouterai (maintenant que j’y pense), quand Disney ou Don Bluth faisaient usage de rotoscopie (un peu l’ancêtre de la mocap’ selon moi), est-ce que ça cessait d’être de l’animation ? Il y avait bien toujours une part d’interprétation artistique derrière, une volonté d’acting bien réfléchie...
          Je serait curieuse d’avoir votre point de vue.

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