Angoulême 2015 : Les États Généraux de la bande dessinée comme si vous y étiez

2 février 2015 8 commentaires

Vissé à votre table de travail ou à votre stand, vous avez raté les États Généraux de la BD à Angoulême, qu’à cela ne tienne, une captation a été postée sur YouTube. Profitez-en.

DP

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8 Messages :
  • Voici une version purement sonore où le début est plus facilement audible :
    https://www.youtube.com/watch?v=NjpIwwYorTc

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  • C’est effrayant d’entendre la quantité d’organismes et de sociétés qui se goinfrent sur notre dos sans que jamais on ne revoit la couleur de cet argent qui nous appartient donc mais que jamais ils ne redistribuent. Quel auteur a reçu de l’argent de ces gens-là ? Ils ont l’air de bien en vivre, bien mieux que les auteurs eux-même. Le monsieur très excité du RAAP a insisté sur les indemnités journalières auxquelles auraient droit les auteurs, mais quel auteur a réussi à recevoir de l’argent de la sécu quand il était malade ? Moi jamais, même quand j’ai été hospitalisé après un accident. Quelles auteures lors de leur maternité ont pu bénéficier de ces indemnités ? Je n’en connais pas. Quant à espérer bénéficier d’une retraite, c’est prendre les auteurs pour des c...s, ils savent bien qu’ils ne pourront compter que sur leurs économies et leur travail jusqu’à plus d’âge.

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    • Répondu par Un autre auteur le 3 février 2015 à  15:01 :

      Moi. Je perçois des droits de la Sofia et de l’Adagp.
      Droits de suite, de reprographie, de prêt...
      Mais encore faut-il que vous preniez le temps de vous inscrire auprès de ces organismes et de faire la déclaration de vos œuvres produites chaque l’année.
      En revanche, les indemnités journalières, je ne sais pas. Pas le temps d’être malade.

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      • Répondu par auteur aussi le 3 février 2015 à  16:40 :

        encore faut-il que vous preniez le temps de vous inscrire auprès de ces organismes

        Donc ces gens perçoivent votre argent mais se gardent bien de vous en informer, c’est à vous de les débusquer pour récupérer votre dû. Ca ne sent pas un peu l’arnaque ???

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      • Répondu par Francis le 3 février 2015 à  17:40 :

        L’adhésion à l’Adagp est payante. Un comble non ?

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      • Répondu le 3 février 2015 à  18:29 :

        En revanche, les indemnités journalières, je ne sais pas. Pas le temps d’être malade.

        Comme si être malade était un choix, un luxe. Voilà bien un discours de droite.

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        • Répondu par Sly le 4 février 2015 à  01:30 :

          C’est toujours aussi amusant de constater qu’à partir du moment où ça ne va pas dans votre sens c’est un discours de droite. Amusant venant d’une profession au statut libéral...

          Premièrement les organismes que vous évoquez ne perçoivent pas "votre" argent, ils perçoivent "de" l’argent. A vous de vous bouger pour en bénéficier... Leurs représentants (auteurs eux-mêmes...) vous ont vivement encourager à le faire.

          En deux, je n’ai pas trouvé que le représentant du RAPP soit excité. Il a fait preuve de didactisme. La seul chose qu’on puisse reprocher à cette réforme c’est la brutalité de sa mise en oeuvre.

          Les zauteurs donnent l’impression d’ignorer dans quelle galère ils se sont embarqués. Ce ne sont pas des salariés et en tant que TNS, ils bénéficient de conditions avantageuses. Et si leur revenu ne leur permet pas d’accéder à la sécurité sociale, ils leur restent malgré tout la CMU.

          Le représentant du RAPP a juste voulu mettre en relief l’inégalité de répartition du gâteau. Toute la chaine en vit sauf eux. Mr DELCOURT a fait le dos rond et ça a eu l’air de plaire à tout le monde alors que l’implication des éditeurs dans cette catastrophe (une bulle ?... :D) est primordiale. Trop de productions, des contrats léonins... Les auteurs font les frais de leur apathie vis à vis d’eux. Qu’ils continuent. Quand sera venu le temps de la remise du rapport des états généraux de la BD (dans quelques années...?) , une grosse partie d’entre aura vécu et les parts de gâteau seront plus grosse pour ceux restant... Et tout le monde se félicitera. Mais les zauteurs auront bien morflé au passage.

          Une idée comme ça : peut-être que les auteurs gagneraient à monter une guilde pour contrôler "leur" marché. Pour l’instant se sont les éditeurs qui le font à leur place. Ils créent des écoles un peu partout pour former les gens qu’ils emploieront demain à leurs conditions.

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        • Répondu par Pierre Tranchand le 5 février 2015 à  14:52 :

          On ne choisit pas d’être malade malheureusement !!!
          Victime d’un AVC, j’ai été hospitalisé plus de 6 mois et j’ai touché des indemnités journalières...A hauteur de mes cotisations, pour quelqu’un qui cotise au plafond, il touche 1250€ par mois (en 2009).
          Pour cela il faut faire une demande au centre de sécurité sociale dont on dépend.
          Par la suite j’ai été classé invalide et touché une indemnité d’invalidité A de 750€ qui me permettait de travailler, sinon c’était 1250€ par mois, et ceci jusqu’à le paiement de ma retraite. Ce n’est pas le Pérou mais on est quand même indemnisé...Bien sûr j’étais au plafond de la sécu, c’est moins pour ceux qui ont un salaire inférieur.
          Quant à l’ADAGP je touche des droits, il faut s’inscrire (autour de 15€ au départ, il me semble) et faire une déclaration annuelle...
          La profession manque cruellement d’informations,il faut se renseigner.
          Je peux le faire pour qui le veut en m’envoyant un mail par l’intermédiaire de mon éditeur Bamboo.
          Amicalement
          Pierre Tranchand - Pica

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