Angoulême 2020 : Nime : "Si je ne dessine plus, ça veut dire qu’ils ont gagné"

1er février 2020 0 commentaire

ENTRETIEN. Interrogé par Didier Pasamonik, directeur de la rédaction d’ActuaBD, le dessinateur algérien Nime (lauréat du prix Couilles au cul 2020) a évoqué son histoire, et la suite de sa carrière.

Interviewé par Didier Pasamonik, dans la salle Chronoscaphe du Vaisseau Moebius à Angoulême, Nime a raconté son arrestation "arbitraire" par le régime algérien. "En prison, je me suis très vite considéré comme un reporter", a confié le dessinateur oranais, lauréat du prix du courage artistique "Couilles au cul". "En sortant de ma cellule [au début de l’année, NDLR], beaucoup de gens sont venus vers moi pour me dire : "Ne nous oublie pas, raconte ce que tu as vu’", s’est-il souvenu.

Il a également évoqué la suite de sa carrière. "Je n’ai pas vraiment de projet fixe, surtout après mon arrestation, a-t-il expliqué. Je pense continuer à faire ce que je fais, et continuer de voyager." Son invitation au Festival d’Angoulême lui a notamment permis de rencontrer des éditeurs et de découvrir de nouveaux dessinateurs, auxquels il n’a pas accès en Algérie. Pourra-t-il continuer de dessiner en Algérie ? "Si je ne dessine plus, c’est qu’ils ont gagné", a-t-il asséné en conclusion.

PG

Angoulême 2020 : Nime : "Si je ne dessine plus, ça veut dire qu'ils ont gagné"
© Cédric Munsch, ActuaBD.

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