Bonne arrivée à Cotonou - Par Jean-Christophe Chauzy et Anne Barrois - Editions Dargaud

26 juin 2010 2 commentaires Albums

L’Afrique, on en a tous entendu un peu parler : sa chaleur, ses usages spécifiques, ses animaux mythiques, ses sculptures qui ont tant inspiré le cubisme et un certain Picasso.

Ici, un collectionneur passionné et naïf gagne un séjour gratuit à un concours organisé par la célèbre marque de petits déjeuners chocolatés Banania (« y’a bon », disait sans sourire le slogan d’origine, aujourd’hui moralement incorrect). Tout heureux, il va découvrir (malgré sa connaissance théorique et livresque) la dure réalité africaine, au Bénin pour être précis.

Chauzy est excellent pour dépeindre les humains, mais on sent ici qu’il est mal à l’aise quand il s’agit d’animaux sauvages. Tout cela est raconté de façon enjouée et le dépaysement joue à fond, mais l’histoire se déroule finalement de façon convenue, compte tenu du choc des cultures entre les deux continents, et de tout ce que l’on sait déjà sur ce sujet.

JPR

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Bonne arrivée à Cotonou - Par Jean-Christophe Chauzy et Anne Barrois - Editions Dargaud

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2 Messages :
  • Grosse cata que cet album, j’aime pourtant beaucoup le dessin de Chauzy mais là on a un scénario indigent, ça se veut certainement être une grosse farce mais je n’ai pas souri un instant : le "héros" blanc est un abruti total et les noirs tout fins et intelligents : du racisme à l’envers, l’anti-Tintin au Congo en quelque sorte, mais aussi balourd et manquant de nuance.
    Casterman ne doit pas trop regretter le départ de Chauzy...Et Dargaud, avant de piquer des auteurs, faudrait quand même lire ce qu’ils vous proposent avant de les signer !

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    • Répondu par LC le 3 juillet 2010 à  18:02 :

      Les éditeurs ne lisent plus, ils se disent que le lecteur achetera de confiance sur le nom de l’auteur (ils ont souvent raison d’ailleurs).

      Ils sont bien plus récalcitrants pour les débutants, car même si leur projet est très bon, ils se disent qu’ils n’en vendront pas, car le nom n’est pas connu.

      C’est très vicieux ce système, les éditeurs préfèrent sortir de mauvais albums signés d’un nom connu, que de bons albums signés d’inconnus, tout ça pour essayer d’avoir un CA positif à la fin de l’année, même si c’est en abusant de la confiance des lecteurs et en se tirant une balle dans le pied, puisqu’ils n’assurent plus la découverte d’auteurs de talents, un peu ambitieux artistiquement, faisant autre chose que du sous-machin qui est à la mode.

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