Casterman confie son catalogue néerlandophone à Ballon Media

7 janvier 2014 0 commentaire
Casterman confie son catalogue néerlandophone à Ballon Media
Alexis Dragonetti, patron de Ballon Media, le nouvel homme fort de la bande dessinée en Flandre et en Hollande.
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Ballon Media assurait depuis le 1er janvier 2011 la diffusion du fonds Casterman en Flandre et aux Pays-Bas. Ce partenariat se renforce aujourd’hui car l’éditeur a choisi de leur confier également la gestion des choix éditoriaux, la promotion et la communication de leur catalogue de bande dessinée et de littérature de jeunesse pour le marché néerlandophone. En clair, Ballon Media pourra choisir et accompagner à sa guise les titres qu’ils iront puiser dans le catalogue francophone de Casterman.

Ce sont "la spécificité et la taille du marché néerlandophone [qui] incitent Casterman à déléguer sa production néerlandophone tout en conservant son label", nous expliquent-t-ils.

Cette orientation n’est pas une grande surprise. Tout d’abord car les grands éditeurs ont tendance actuellement à licencier leurs droits étrangers.

Ballon Media n’est pas un choix anodin, car cette société dirigée par un ancien cadre des éditions Dupuis, Alexis Dragonetti, assure déjà l’exploitation néerlandophone des catalogues d’autres éditeurs de renom tels que Dupuis, Dargaud, Le Lombard et Glénat. Il devient de ce fait le premier acteur de la bande dessinée en Flandre et en Hollande. Il est également propriétaire du best-seller flamand Jommeke (Gil et Jo dans sa version française) de Jef Nys.

Casterman est aussi le dernier éditeur belge à "lâcher" sa version flamande alors que, pendant des années, chez Dupuis, au Lombard, chez Dargaud Benelux, Novedi, puis chez Glénat Benelux, la règle était de coéditer, pour des raisons d’économie mais aussi de contrôle des marchés, l’édition flamande en même temps que la première édition francophone. Autres temps, autres mœurs. L’une des raisons de cette désaffection est que l’actionnariat et les opérateurs de ces maisons d’édition sont de moins en moins belges et donc moins affûtés en ce qui concerne les spécificités de ces marchés.

Reste l’impact social de cette décision sur l’équipe de Casterman. L’éditeur germanopratin nous assure qu’une solution a été trouvée au bénéfice de chacun.

CLD + DP

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