Casterman dévoile la couverture du prochain "Corto Maltese"

14 mai 2015 11 commentaires

Nous vous en parlions récemment : la sortie le 30 septembre prochain de la nouvelle aventure de Corto Maltese sera certainement l’un des événements de la rentrée. Avec un tirage annoncé de 300.000 exemplaires, le récit réalisé par Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero devrait remettre en lumière l’un des univers majeurs du catalogue de Casterman.

L’éditeur vient de lever le voile sur la couverture de ce nouvel album. Discret, le célèbre marin se silhouette dans la pénombre, sous ce titre énigmatique : Sous Le soleil de minuit. « Tout ce que je peux vous dire, confie le directeur éditorial Benoît Mouchart à nos collègues du Figaro, C’est qu’elle se déroule en 1915 dans le froid... ».

Chronologiquement parlant, cette aventure devrait donc se situer juste après la célèbre Ballade de la mer salée (lorsque Corto et Raspoutine quittent Pitcairn en février 1915) et les aventures reprises sous le titre de Sous le signe du Capricorne, tandis que les deux compères atteignent Panama en août 1915 [1]. Si l’on suit cette logique, il y a donc de fortes chances pour que Raspoutine gambade également Sous le soleil de minuit.

Casterman dévoile la couverture du prochain "Corto Maltese"

Des rumeurs laissent entendre que l’on pourrait aussi y croiser Jack London, l’écrivain que le marin a connu dans La Jeunesse de Corto, dix années auparavant. Reste à savoir si le trésor au bout du chemin sera découvert par ces gentilshommes de fortune, ou s’il résidera tout simplement dans cette reprise d’une icône du neuvième art...

CLD

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[1Ces éléments biographiques sont tirés de Corto Maltese - Mémoires (texte de Michel Pierre). Notons quand même que Pratt indiquait dans l’introduction du premier recueil de Sous le Signe du Capricorne(1979) que ces aventures se déroulaient en 1913 ! L’auteur avait encore bien des épisodes à faire vivre son marin.

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11 Messages :
  • Et la semaine prochaine ils sortent la suite de A la recherche du temps perdu par Marc Levy, et un nouveau film d’Orson Welles tourné par Luc Besson : quelle époque formidable !

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    • Répondu par Jerome le 14 mai 2015 à  19:29 :

      Etrange qu’on ne voit pas le regard de Corto... C’est un peu sa marque de fabrique, son célèbre regard, ironique, impassible... Il est si difficile à refaire que, peut-être, l’éditeur n’a pas voulu prendre de risques ?

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    • Répondu par cordebois le 16 mai 2015 à  11:44 :

      Non, pour Besson, c’est l’adaptation de Valerian (Orson Welles, ça n’est pas assez porteur) ; mais pour le reste, vous avez raison : on vit une époque formidable... :(

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  • Les éditeurs feraient mieux de laisser les Hugo Pratt d’aujourd’hui publier leurs livres et trouver leur public plutôt que de pondre des ersatz mortifères.

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    • Répondu le 17 mai 2015 à  01:02 :

       ??? Il n’y a jamais eu de titres publiés !! N’y aurait-il pas un peu d’aigreur dans vos propos ?

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      • Répondu par Rastignac le 17 mai 2015 à  08:13 :

        Quand on voit le nombre de séries qui s’arrêtent au tome 1 ou 2 (comme nu-men) je dis que Auteur a raison. On n’impose pas une série dès le premier ou deuxième tome. A l’époque des périodiques on attendait d’avoir publié au moins trois grandes histoires avant de les publier en albums. Les séries ne s’installe qu’à partir du 5e tome en général.

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  • Casterman dévoile la couverture du prochain "Corto Maltese"
    17 mai 2015 13:00, par La plume occulte

    Cette nouveauté va relancer les ventes de la série originale parait-il sérieusement berne.Corto le dandy à toujours la côte chez les collectionneurs, moins chez les lecteurs.

    La faute à qui....?

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    • Répondu le 18 mai 2015 à  00:35 :

      La faute à Hugo Pratt qui dirigea ses récits vers l’esbrouffe hermétique et la rapidité de l’éxécution pour répondre à la demande. En ça un vrai précurseur de la bd bobo.

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      • Répondu par Guerlain le 18 mai 2015 à  13:25 :

        je ne vois pas ce que Paul Deliège a avoir avec Corto

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    • Répondu par Romain le 18 mai 2015 à  01:06 :

      La faute à Hugo Pratt, les dessins sont souvent joli, mais qu’est-ce que c’est ennuyeux à lire, pas d’action et des platrées de textes dit par des personnages assis.

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    • Répondu par AntoineL le 18 mai 2015 à  11:18 :

      Vous faites du révisionnisme, les enfants, et c’est pas bien !
      Plus sérieusement, Il faut considérer l’oeuvre de Pratt dans son époque pour comprendre en quoi elle était novatrice et fondatrice. A ce compte là on peut aussi accuser (A Suivre), d’avoir tué la BD (je parle pour celui qui voit des bobos partout), et Métal Hurlant, d’avoir été un Machin Hermétique... Evidemment, des lecteurs de maintenant ne lisent plus ça avec le même œil. C’est en partie ça qu’on appelle "devenir un Classique".

      En tant que jeune lecteur (j’ai une carte de transport qui le prouve) je découvre Corto Maltese et, pour ce que vaut mon opinion, je trouve que ça se lit encore très bien. Je vous trouve injustes à propos de l’action, qui est plutôt bien présente (mention spécial pour Les Celtiques). Et c’est nourri de mythologies et de représentations qui tranchent avec les contenus très centrés sur l’occident, encore parfois dans la production actuelle.

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