Censure de l’exposition autour de l’album "Les Crocodiles" à Toulouse

25 novembre 2014 5 commentaires

À l’aune de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, nous rappelons que Le Lombard est actuellement résolument orienté dans cette thématique.

Après la parution du Journal d’une Femen, l’éditeur a publié Les Crocodiles, un one-shot regroupant des témoignages authentiques de machisme et d’abus envers les femmes.

Le lancement de cet album, qui veut entre autres dénoncer le harcèlement en rue, devait être accompagné d’une exposition publique devant la mairie à Toulouse. Mais la ville rose fait marche arrière, jugeant que cette dénonciation n’est pas le bon moyen pour réellement endiguer cette violence (voir vidéo).

Si le Lombard classe ce livre comme étant adressé aux plus de 16 ans, il faudrait donc analyser chaque planche pour assurer que de jeunes enfants ne puissent pas être choqués par la représentation sur la voie publique d’une relation sexuelle. P

ar contre, difficile de comprendre que la ville de Toulouse ne propose alors pas d’autres extraits, ou un endroit d’exposition plus adapté...selon eux.

Censure, vous avez dit censure ?

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5 Messages :
  • " P
    ar contre, difficile de comprendre que la ville de Toulouse ne propose alors pas d’autres extraits, ou un endroit d’exposition plus adapté...selon eux."

    car c’est un prétexte pour l’Ump pour affronter et narguer le PS. et surtout après plusieurs années de gouvernance de la ville par le ps, d’après ce qu’on m’a expliqué.
    cette histoire n’est pas anodine.

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  • cette expo (et cet album) ont-ils un rapport avec l’album de la trop méconnue Chantal Montellier "Odile et les crocodiles" (1983) qui parlait déjà de harcèlement sexuel, ou bien s’agit-il seulement d’un plagiat ?

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    • Répondu le 2 décembre 2014 à  01:00 :

      ou d’un hasard.

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    • Répondu par Pierre le 2 décembre 2014 à  10:18 :

      C’est une inspiration.
      Chantal Montellier en parle dans le dernier billet de son blog : http://www.montellier.org/

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      • Répondu par Oncle Francois le 9 décembre 2014 à  11:17 :

        Tout à fait, Thomas Mathieu avait lu l’album de Montellier. La violence faite aux femmes, c’est une histoire vieille comme Hérode, même en France où elles ont du attendre longtemps pour avoir le droit de voter, d’ouvrir un compte bancaire ou de refuser un enfantement. Longtemps, elles ont été réduites à des postes de seconde zone à bas salaires, n’ayant parfois même pas accès à certaines études. Et oui, il faut le rappeler, mes amis ! Au Moyen-Age, celles qui avaient le diable au corps étaient parfois condamnées pour sorcellerie et finissaient sur le bucher ! Dans certains pays éloignées, les femmes infidèles sont condamnées à la lapidation ou au fouet, cela encore de nos jours, parait-il ! Donc la femme est parfois soumise à la violence.

        Il est vrai que les violences verbales (apostrophes sexuées), physiques (la main au panier, pas dans la culotte du zouave !°), voire opticovisuels (elles sont souvent gênées par des regards lourds et insistants, un peu comme si l’homme, ce gros niais, n’avait jamais vu une femme de sa vie) semblent se multiplier, particulièrement dans les zones urbaines polluées, où les incivilités sont nombreuses.

        De mon temps, les choses étaient plus simples : on se rencontrait à des soirées entre amis, ou au bal du 14 juillet ou des pompiers.Si la femme acceptait de danser un rock, puis un slow (et si elle était venue seule ou avec des amies), c’était qu’elle était préte à s’offrir. Maintenant, les tubes sexuels banalisent l’image de femmes objets sexuels nymphomanes ou aimant être humiliées. Autres temps, autres moeurs. Moi, j’ai la nostalgie d’antan ! Est ce le secret de ma jeunesse d’esprit ? Mesdames, je vous laisse juger !

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