Charles Burns à la galerie Martel

18 novembre 2010 1 commentaire

Mardi soir, pour avoir la chance de croiser la fine fleur de la nouvelle bande dessinée française, il fallait faire un tour à Paris du côté de la rue Martel, où la galerie du même nom frappait les trois coups de l’exposition dédiée à Charles Burns, l’auteur notamment de Black Hole et du récent Toxic. Etaient en effet présents Marjane Satrapi, Lewis Trondheim, Philippe Dupuy, Charles Berberian, Jean-Christophe Menu et Blutch pour tenter de croiser le dessinateur américain à travers la foule compacte, qui débordait généreusement dans la rue. Si l’on ajoute la présence de Lorenzo Mattotti (époux de Rina Zavagli, qui tient la galerie) à celle de Burns et Blutch, c’est la moitié des auteurs du film d’animation Peur(s) du noir (dont les producteurs étaient eux aussi présents) qui s’étaient donnés rendez-vous rue Martel. Et puisque les aînés ne voulaient pas être en reste, Serge Clerc, José Munoz et Jacques de Loustal ont fait également leur apparition.
Charles Burns à la galerie Martel
Au-delà du simple plaisir de se croire invité à une soirée name dropping (une habitude pour la galerie Martel qui avait déjà réussi la performance de faire venir Art Spiegelman, Robert Crumb et Tomi Ungerer), une telle concentration de talents du 9ème art indique, s’il faut encore le souligner, l’importance du travail de Charles Burns. Les œuvres exposées jusqu’au 5 février en donnent un bel aperçu avec des planches de Big Baby, El Borbah et Toxic, des croquis, des esquisses et des illustrations parues dans Raw ou le New Yorker. Les noirs sont toujours aussi profonds, l’ambiance toujours aussi inquiétante, le trait toujours aussi précis. Si vous souhaitez acquérir une œuvre, il y a de fortes chances que vous n’en trouviez plus une seule de libre, alors le mieux est de déambuler dans la galerie pour admirer ces originaux.

Expo Charles Burns à la Galerie Martel, jusqu’au 5 février, 17 rue Martel (10e)

Charles Burns dédicaçant Black Hole pendant le vernissage
(c) F. Rubis




THL

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