Décès de Steve Gerber

13 février 2008 3 commentaires

Steve Gerber (Stephen Ross Gerber) est décédé des suites d’une longue maladie dans la nuit du 11 février dernier.

Né à Saint-Louis (Etats-Unis) le 20 septembre 1947, il entre chez Marvel aux côtés de Roy Thomas en tant que scénariste et assistant éditeur. Là, il devient rapidement l’un des meilleurs scénaristes de la firme, s’illustrant particulièrement sur les séries The Defenders, Man-Thing, Omega the Unknown, Morbius the living Vampire, et bien sûr Howard the Duck dont il est le créateur avec Val Mayerik. Howard the Duck, sous l’apparence d’un canard, est en grande partie une œuvre autobiographique de Steve Gerber (voir, pour plus de détails sur cette série, l’article de Philippe Castelneau).

Décès de Steve Gerber

Après son départ de chez Marvel suite à un procès au milieu des années 70, il travaille un temps sur les comics de chez Hanna-Barbera, puis sur des séries de dessins animés (Thundarr the Barbarian, G.I. Joe, Dungeons & Dragons, …).

Il revient aux comic books (occasionnellement même chez Marvel et
sur Howard the Duck !). Pour DC, il écrivit The Phantom Zone, A.Bizarro, Nevada, Hard Time

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Photo : DR

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3 Messages :
  • Décès de Steve Gerber : encore une triste nouvelle....
    13 février 2008 22:59, par Michel Dartay

    Steve Gerber était sans doute l’un des jeunes scénaristes les plus doués parmi ceux qui ont succèdé à Stan Lee sur les nombreuses séries où Lee excellait comme dialoguiste et comme éditeur. Je me souviens notamment des comics écrits bien avant son loufoque Howard the Duck (en France, il eut notamment quelques Daredevil et Iron Man puliés dans Strange). Ses histoires de super-héros classiques pouvaient fasciner parce que Gerber les traitait de façon détournée, ce qui représentait du divertissement pur pour l’époque, plein de délires non aseptisés, en clair, un oasis de liberté scénaristique dans l’univers marvelien post-Lee. Il semble que pas mal de scripts de Gerber aient été expurgés ou revus par les editors de Marvel de l’époque.

    Son Howard the Duck est une critique acerbe de la société américaine. Le personnage est méconnu en France où il ne fut pas traduit, mais ce fut une grosse vente aux Etats-Unis. Je signale l’existence d’un film peu connu consacré à ce personnage, produit par George Lucas lui-même.

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    • Répondu par Alex le 14 février 2008 à  00:50 :

      Merci de le rappeler Mr Dartay, Gerber et Howard Duck -série méconnue en France. C’est son chef d’oeuvre à mes yeux. Je mettrais toutefois une légère critique à votre intervention (nous sommes là pour discuter, n’est-ce pas ?) Je ne crois pas que Stan Lee ait excellé jamais en tant que dialoguiste -ou scénariste. Bon sang, quelle langue de bois ce Stan ! Homme d’affaires -à la Walt Disney- d’accord. Mais un faiseur hors-pair, peu original (je ne vais pas développer ici mais on connait ses resucées de vieilles idées -déjà dans les 40’s-50’s). J’aime pas beaucoup ce bonhomme en fait, il tend toujours à faire baisser le talent de ses collaborateurs...

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      • Répondu par Michel Dartay le 14 février 2008 à  11:21 :

        Je suis bien d’accord avec vous, Alex, si j’ai dit qu’il excellait sur les dialogues, c’est qu’on ne peut en dire autant sur ses mérites de créateur de personnages ou de scénariste. On sait bien aujourd’hui à quel point ces comics devaient à leurs dessinateurs (Kirby Colan et Ditko, notamment) qui en fait illustraient de vagues scripts de dix lignes (quand ce n’etait pas une conversation au café ou dans le taxi). Il est amusant de voir les pages crayonnées de Kirby, il explique ce qui se passe dans les marges pour que le dialoguiste comprenne le sens de l’action.

        Le principal mérite de Lee, c’est de s’être entouré de créateurs de valeur, auxquels il a laissé une totale liberté de création. L’inconvénient, c’est que tous ces auteurs offraient leurs créations à la Marvel dans le cadre du statut de pigiste : tout personnage créé (et rentable) appartenait ensuite à l’éditeur.

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