Des hebdos sous le minimum critique

27 janvier 2010 4 commentaires

Alors que la mini-déferlante accompagnant le festival d’Angoulême touche les kiosques, les deux hebdos culturels les plus importants-et les plus ouverts à la BD- font quasiment l’impasse sur l’événement.

Les Inrocks ont beau hisser un bandeau en couverture, leur interview de monsieur le président Blutch n’est qu’une palote séance de pose légèrement auto-flagellatoire. Les amateurs de l’auteur de Vitesse Moderne n’apprendront rien. Quant à ses interrogations cycliques, elles ne permettent guère de mieux cerner son univers créatif. Avec deux minuscules encadrés, l’un pour présenter le meilleur de Blutch, l’autre pour publiciser les conférences organisées par l’hebdo, là encore, service minimum.

Pour Télérama le bilan plonge dans le rouge : le néant. Pas une brève, pas une annonce. Dans la partie "livres", un seul album critiqué, le Gaza 56 de Joe Sacco, qui sans suprise, fera le tour des rédactions françaises.
Reste l’Express, régulièrement actif autour du 9ème art. Qui choisit de reléguer Angoulême sur son site ([http://www.lexpress.fr/culture/festival-bd-angouleme/] en présentant "les grandes familles de la BD", s’excusant à l’avance de cette taxinomie arbitraire. Un tri tiré par les cheveux qui amènera sans aucun doute l’internaute moyen vers l’aguichant volet érotique. Pas très glorieux... D’autant plus qu’à l’intérieur des rubriques, on découvre un texte de quelques lignes, sans illustration, et au contenu indigent.

DT

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