Devant les caméras, un étudiant dénonce auprès de la ministre Valérie Pécresse un « abus de stage » de la part du Festival d’Angoulême

28 mars 2011 5 commentaires Actualité
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Devant les caméras, un étudiant dénonce auprès de la ministre Valérie Pécresse un « abus de stage » de la part du Festival d'Angoulême

Dans le cadre de l’émission « Tout dépend 2 » sur la chaîne parlementaire LCP, le cas de Sébastien, étudiant à Bordeaux en sciences politiques, en stage à Paris auprès du Festival d’Angoulême, a été soumis à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse.

Le sujet est tourné dans les locaux de 9eArt+, la société qui gère le Festival, puis dans un manga café où l’étudiant exprime ses doléances.

Parlant de sa rémunération du stage qu’il effectue auprès du Festival, « 417,09 euros par mois pour être précis », Sébastien, 28 ans et bac+5, dénonce « un abus ».

La ministre va plus loin : il s’agit de «  l’abus ultime » et « la précarité ultime ». Elle considère que de la part du Festival d’Angoulême, « ce n’est pas normal » : «  Ils devraient vous donner un contrat de travail au moins rémunéré au Smic », dit-elle.

Le sujet se termine par une séquence où la ministre déclare avoir acheté même un exemplaire de « La Rose de Versailles » de Riyoko Ikeda justement invitée par le Festival.

Pas sûr que ce soit une bonne pub...

DP

Photo(C) LCP/Troisième Œil production. DR.

Voir en ligne : Visionnez cette vidéo sur LCP

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5 Messages :
  • Partout pareil... les stages en maison d’édition ne sont pas plus rémunérés (et pourtant quelle quantité de travail demandée !), sans parler de la quasi impossibilité de décrocher un vrai job au final. C’est de l’exploitation.

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    • Répondu par Bakounine le 28 mars 2011 à  20:58 :

      C’est de l’exploitation. Il suffit de dire non. C’est comme les dédicaces qui ne servent à rien d’autre que de satisfaire des collectionneurs maladifs et de faire passer les bulles du festival d’Angoulême pour autres choses que des librairies, il suffit de dire non. Et tant pis pour ceux qui n’ont pas le courage de dire oui.

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  • Les 417,09 euros perçus correspondent en fait à l’indemnité maximum pouvant être versée à un stagiaire sans que cette rémunération soit soumise aux prélèvements obligatoires, elle est donc nette pour l’employeur. S’agissant d’un stage de plus deux mois la gratification est nécessaire, en deça elle n’est pas obligatoire. Elle peut être supérieure à ces 417,09 euros mais à ce moment là, l’employeur optera pour le CDD. Il n’y a donc rien de choquant dans cette affaire, la personne n’avait qu’à refuser le stage ...

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    • Répondu par Gilbert le 30 mars 2011 à  15:42 :

      Il n’y a donc rien de choquant dans cette affaire, la personne n’avait qu’à refuser le stage ...

      Et s’il n’avait pas le choix ? Que c’était ça ou ne pas travailler du tout et ne rien gagner ? Je rappelle qu’il n’y a pas de travail, il y a 7 millions de chomeurs en France.

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      • Répondu le 30 mars 2011 à  20:41 :

        De plus les stages sont obligatoires au cours de certaines formations (donc pas le choix !), et sont nécessaires afin de pouvoir justifier d’un minimum d’expérience lors de la recherche d’emploi. Ceux qui avancent "il suffit de dire non" parlent bien trop vite et trop légèrement.

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