Gaiman chez Marvel, deuxième

21 septembre 2005 0 commentaire

Neil Gaiman, créateur de la série Sandman (en cours de traduction chez Delcourt) mais aussi écrivain (American Gods) et maintenant scénariste de film (MirrorMask), a été publié en 2003-2004 pour la première fois chez Marvel avec la mini-série 1602, une très agréable histoire où l’apparition des grands personnages de la firme se faisait au début du XVIIème siècle (traduit en deux tomes chez Marvel France en 2004).

Gaiman n’avait pas vraiment décidé de travailler pour Marvel par plaisir, mais parce qu’il avait besoin d’argent dans le procès qui l’opposait à Todd McFarlane à propos des droits de la série Marvelman/Miracleman, grande série de super-héros créée par Alan Moore et Garry Leach [1], que Neil Gaiman et Mark Buckhingham avaient reprise, sans terminer leur travail prévu, l’éditeur d’alors ayant fait faillite, ce qui provoqua une certaine confusion quand McFarlane en racheta une partie du catalogue.

Lors de la publication de 1602, il avait été dit que Neil Gaiman devait fournir un autre travail à Marvel. L’annonce vient d’en être faite : il s’agira d’une reprise (plus ou moins proche de l’original, on ne sait pas encore) de la série de Jack Kirby The Eternals, qui connut 19 numéros et un annuel entre 1976 et 1977, et resta dans toutes les mémoires comme l’une des plus délirantes créations de Kirby.
Marvel ne va pas rater l’occasion de faire raquer les amateurs : une collection reprenant la série originale entière sera publiée sous forme cartonnée grand format.

Tout le monde s’attend à ce que, suite à cet accord, Marvelman soit republié par Marvel tôt ou tard [2], ce qui serait évidemment une bonne nouvelle, puisqu’il s’agit de la seule grande oeuvre de Moore qui ne soit pas disponible, et la suite de Gaiman et Buckhingham était elle aussi de grande qualité - Gaiman a d’ailleurs plusieurs fois affirmé sa volonté de terminer cette fois-ci sa partie de la série.

FP

[1Seul le premier des trois volumes de Moore avait jadis été traduit chez Delcourt.

[2On peut par ailleurs remarquer que cette possible republication sera assez ironique, puisque Marvelman, qui fut créé pour un magazine britannique (le même qui vit la naissance de la série V For Vendetta, fut publié aux USA sous le titre Miracleman, Marvel ayant menacé les auteurs d’un procès s’ils utilisaient le nom de la firme dans le titre d’un comic. Moore avait suite à ce problème décidé de ne pas travailler pour Marvel.

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