Vents d’Ouest : Commedia, la série théâtrale, change de look... et de prix !

8 février 2009 16 commentaires Actualité

Vents d'Ouest : Commedia, la série théâtrale, change de look... et de prix !« Le théâtre n’est fait que pour être vu » - Molière

C’est sur cette base que Simon Léturgie (Polstar, Spoon & White, Outre Tombe) avait lancé la collection Commedia, adaptant en BD de célèbres pièces de Molière (entre autres). Sortis dans un grand format et en couleur, le public a pu profiter de l’Avare, de Georges Gaudin, des Précieuses Ridicules, du Médecin malgré lui et de la Farce du Cuvier.

Outre la pièce illustrée en bande dessinée, le lecteur retrouvait également le texte original en fin de volume. Visant autant un public scolaire que l’amateur de théâtre, la série n’avait sans doute pas vraiment trouvé son créneau à cause de son prix : 15 € en moyenne.

La maquette a donc été revue : dans un format poche, les prix se situeront dorénavant entre 6,50 et 7,50 €. Le dernier venu, Dom Juan, est dessiné entièrement par Simon Leturgie [1] : même s’il n’est qu’en noir et blanc, on profite pleinement des mimiques des personnages, faisant revivre la fameuse pièce de Molière.

Un divertissement de qualité pour près de 300 pages à 7,50 € : de quoi concurrencer les livres de poches classiques, et faire découvrir autrement les ’planches’ aux néophytes. Quand à savoir si les prochaines rééditions maintiendront leurs couleurs, ou seront proposées en noir et blanc, il faudra attendre que le rideau s’ouvre à nouveau...

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CLD

[1L’auteur s’était auparavant appuyé sur divers studios et auteurs pour abattre cette tâche considérable.

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16 Messages :
  • Le théatre en bd, voilà une initiative stupide.Le théatre ça se joue ou ça se lit. En tant que professeur de français je suis totalement contre cette dérive, et il est hors de question de voir ces bd en classe.

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    • Répondu le 8 février 2009 à  18:34 :

      euh...à moins que je ne me trompe, mais...une bd, ça se lit non ?

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    • Répondu par Gill le 8 février 2009 à  18:53 :

      Si vous étiez logiques envers vous mêmes, vous refuseriez de faire "lire" des pièces de théâtre à des élèves.

      C’est un sacrilège que de proposer ce "brouillon", ce "storyboard", cette "moitié d’oeuvre" à de pauvres victimes innocentes. Qu’ont-ils fait pour que vous les priviez de la comédie, de la théâtralisation, du jeux de scène, des mimiques, du tempo propre à la scène, des changements de voix ou d’intonation, des accents, de l’espace scénique avec ses décors, ses déplacements, ses odeurs, cet émerveillement de l’esprit qu’apporte le "spectacle vivant" avec une foule qui vibre, rit ou tremble tout autour de vous...

      Pour ma part, je trouve le médium "bande dessinée" bien plus proche du théâtre que les pauvres livrets miteux monochromes que j’ai connus au collège : avec la BD, les deux tiers des qualités que je cite plus haut apparaissent enfin sous les yeux du jeune lecteur qui comprendra enfin, grâce aux mimiques des personnages, la grande majorité de ce que le langage vieillot, difficile à appréhender sans les gestes, les décors et les actions, ne peut évoquer pour lui.

      Simon Léturgie n’a absolument RIEN enlevé au texte lui-même, il a juste transformé les didascalies en dessins vivants et animés. Sont-ce ces pauvres manquements là qui vous horrifient ?

      Que voilà un étrange manque de tolérance et de réflexion de la part d’un professeur de français, pourtant lecteur d’ActuaBD ! Et combien la Bande Dessinée a encore de chemin à faire pour vaincre de tels à-prioris tenaces et contre-productifs ?! C’en est décourageant...

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      • Répondu le 8 février 2009 à  23:05 :

        Même si je comprends bien que vous veniez défendre votre petit camarade, vous le faites de façon assez ridicule.

        En lisant le livret de la pièce, les élèves imaginent eux-mêmes le jeu des acteurs, et nous jouons la pièce en classe, par acte, ce qui est infiniment plus instrutif que les pauvres dessins de Simon Léturgie, stéréotypés au possible, pâle ressucé de Conrad et Franquin et finalement bien plus ringard qu’un classique Larousse.

        Le théatre mérite mieux et la bande dessinée mérite mieux.

        Cette démarche commerciale (car ne nous y trompons pas, elle n’a rien d’artistique, il est juste question de niche commerciale) est la même que les adaptations littéraires, annoncées par certains éditeurs comme une façon plus simple d’entrer dans les grands classiques pour les élèves : C’est d’abord prendre ces élèves pour des imbéciles et c’est avoir bien peu de considération pour la littérature ( à l’instar de Nicolas Sarkozy qui a déclaré que la lecture était une punition en remettant une récompense à J.K Rowlings).

        Une adaptation de Kafka, quelque soit sa qualité n’est rien par rapport au livre de Kafka, même pas un ersatz. La littérature, ce n’est pas une histoire, ce n’est pas un scénario, c’est un tout.

        A vouloir mâcher le travail, il perd toute saveur, comme un chewing gum.

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        • Répondu par Simon léturgie le 9 février 2009 à  09:11 :

          Bonjour, je comprends que ma démarche vous agace et que vous détestiez mon travail. C’est pourquoi il y a le texte brut à la fin de l’ouvrage, sans affreux gribouillis, que vous pourrez donc recommander à vos élèves, qui n’ont peut-être pas l’opportunité de se rendre dans un théâtre. En suivant votre démarche élitiste, il me semble toutefois qu’il serait urgent d’interdire aux troupes débutantes de jouer ces grands textes puisqu’elles risquent de les abîmer. Vos remarques font preuve d’un manque d’ouverture criant, ce qui me semble beaucoup plus dangereux pour nos enfants que mes terribles profanations.

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        • Répondu le 9 février 2009 à  09:12 :

          ce que Sarko a dit a JK Rowlings est TRES DIFFERENT :

          "Vous avez contribué à redonner aux jeunes le goût de la lecture et de l’écriture et vous leur avez fait comprendre que la lecture n’est pas une punition mais une source de plaisir”, a souligné Nicolas Sarkozy, qui a aussi ajouté qu’ “Harry Potter, porteur de valeurs, a une vertu éducative avérée”.

          séquence provoc’ :
          dommage parce que de mon côté je suis très méfiant à propos de ces adaptations littéraires qui pleuvent ces temps-ci, parce que :
          1- on dirait qu’on répond a un besoin frénétique de faire tourner les imprimeries, d’occuper les linéaires et de gonfler une bulle spéculative. Les scénaristes manquent de créativité et de rapidité : puisons dans les fondamentaux libres de droits ! accessoirement ça alimente toute la chaine
          2- on dirait que la BD est encore en quête de reconnaissance. Ne dites pas à ma mère que je suis dans la BD, là je m’occupe de la Princesse de Clèves

          Voir en ligne : http://www.livreshebdo.fr/les-gens/...

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        • Répondu par Gill le 9 février 2009 à  12:21 :

          Molière a perdu son temps à pourfendre les "donneurs de leçon" et les "faux docteurs" de toutes espèces : ses propres zélateurs n’ont rien compris à l’esprit de son oeuvre.

          Voilà qu’on critique la bande dessinée, tout comme à son époque il convenait de dédaigner la "Comedia del Arte", et que des Tartuffe d’un genre nouveau nous interdisent d’aimer l’éducation profane et non-monacale : "cachez ces dessins que je ne saurais voir !".

          Par ailleurs, si je peux comprendre les méfaits des adaptations, je n’en ai jamais vu une qui soit plus justifiée que celle-ci : théâtre et bande dessinée ont les mêmes "outils" sauf qu’ils s’expriment dans des supports différents (scène/papier).

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        • Répondu par Brian Addav le 9 février 2009 à  13:49 :

          Juste deux questions :
          - avez-vous ouvert/lu l’album en question, le Dom Juan de Léturgie ?
          - seriez-vous prêt(e) à demander leur avis à vos élèves sur l’album ? Cad le leur faire lire, et leur demander leur ressenti sur cette version ?

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          • Répondu par François Pincemi le 9 février 2009 à  23:47 :

            Je ne suis ni editeur, ni professeur de français, mais j’ai eu de nombreux petits enfants. Il me semble que le problème est peut etre de leur donner envie de découvrir le théatre classique de façon ludique. En ce sens, le livre de Leturgie me semble bienvenu ; une fois initiés, les amateurs pourront toujours découvrir les autres pièces par eux-mêmes, sans le support visuel d’une BD.
            Actuellement, nos "p’tits jeunes" sont très sollicités par les jeux vidéos, les sms, les fringues de marque et les mangas, la musique et le cinéma. Il faut trouver des moyens astucieux (non rébarbatifs) de s’intéresser par eux-mêmes à la culture.

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          • Répondu le 10 février 2009 à  01:09 :

            J’avais répondu à vos diverses questions mais ma réponse est passée à l’as. Merci Actuabd.

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            • Répondu par ActuaBD le 10 février 2009 à  06:02 :

              Désolé, mais mis à part un post mettant en cause la famille Léturgie, nous n’avons supprimé aucune réponse. Peut-être un souci de navigateur ?

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        • Répondu par Alex le 11 février 2009 à  01:11 :

          Vous faites preuve d’une méconnaissance bédéphile assez limitée en vous exprimant sur ce sujet. Je passerai très vite sur la multitude de dessinateurs ayant réfléchi au rapport théatre/bd (Bodé et ses performances, Jacobs "Un opéra de papier"...) J’ai des dizaines et des dizaines d’exemples à vous proposer d’oeuvres de bd adaptées au théatre. Connaissez-vous le travail de Gianni de Luca ( dans les années 80, je crois) sur les oeuvres de Shakespeare ? Non ? Veinard, vous avez encore tout un monde à découvrir...

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          • Répondu le 12 février 2009 à  01:54 :

            Vous faites preuve d’une méconnaissance bédéphile assez limitée

            Quand la méconnaissance est assez limitée on peut en conclure que la connaissance est illimitée elle, vous auriez besoin de cours de français, ça tombe bien, j’en donne.

            La bande dessinée est un medium bien assez riche, il n’a pas besoin de la béquille du théatre, et la démarche de Glénat n’est pas artistique, mais mercantile, sachant qu’ils recherchent le partenaria de l’éducation nationale pour écouler leurs livres commedia dans les écoles.

            Il est vrai que le marché du livre scolaire est juteux, pas étonnant que les éditeurs de bandes dessinées eux aussi cherchent à le pénétrer.

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            • Répondu par Alex le 12 février 2009 à  18:13 :

              "Quand la méconnaissance est assez limitée on peut en conclure que la connaissance est illimitée elle, vous auriez besoin de cours de français, ça tombe bien, j’en donne."

              Hehe, en effet. Autant pour moi : au coin les mains sur la tête !

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              • Répondu le 13 février 2009 à  21:41 :

                Autant pour moi

                Ca s’écrit "au temps" pour moi, oui je sais ça parait bizarre, mais c’est bien comme ça que ça s’écrit.

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                • Répondu par Alex le 16 février 2009 à  03:11 :

                  Avec vous j’en apprends tous les jours ! Ne pratiquant plus ma langue maternelle (le français) depuis bientôt 20 ans, croyez-moi les confusions, les erreurs sont beaucoup plus irritantes pour moi que pour vous...

                  Pardonnez-moi puisque vous ne me ménagez pas je n’ai pas l’intention de le faire non plus.

                  Vous êtes un ignorant total en matière de bd. Vous parlez de béquilles quand il faut voir inspiration (je ne parle pas en particulier de l’ouvrage présenté ici).

                  Je suis dessinateur, designer. Mais j’ai un gros problème, quand je lis un roman qui me touche je l’imagine en bd, en découpage. Quand je vais dans une exposition je réagis de même involontairement, j’absorbe et m’inspire, imagine et crée déjà. Mon esprit est ainsi fait.

                  Vous êtes visiblement quelqu’un sans imagination créative... C’est ok aussi, ce n’est pas un cadeau descendu des cieux. ni une obligation

                  Je me tiens néanmoins à votre disposition pour vous éduquer. C’est des choses qui s’apprennent,

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