Japan Expo 2009 : Nique les scans !

5 juillet 2009 3 commentaires Actualité

Nous vous en parlions récemment, la loi Hadopi divise les amateurs de mangas, les éditeurs déplorant les traductions illicites de mangas sur le Net et ne sachant que faire, mais par ailleurs ravis de voir les mouvements de fans coopter telle ou telle série dont le buzz prépare le terrain au marché futur.

Rares sont les éditeurs français à se déclarer publiquement contre le scantrad. Sauf Grégoire Hellot de Kurokawa qui est venu, à la surprise de tous, à la cérémonie des Japan Expo Awards 2009 avec un T-Shirt où l’on pouvait lire de façon bien visible « Fuck le Fansub – Nique les scans ».

Un éditeur de mangas bien connu sur la place mais dont, par bonté chrétienne, nous tairons le nom, s’est écrié : «  En voilà un qui est bien courageux !  ».

DP

Photo : © D. Pasamonik (L’Agence BD)

Japan Expo 2009 : Nique les scans !

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3 Messages :
  • Je trouve ça excellent !!

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  • Japan Expo 2009 : Nique les scans !
    8 juillet 2009 12:05, par Pierre

    Sur le principe, on ne peut être que d’accord... si les éditeurs jouent le jeu. En effet, de nombreuses séries n’ont jamais été plus loin que quelques n° et seul la traduction sur le net permet de voir la suite et la fin de la série.
    Parfois les séries s’arrêtent à l’avant-dernier volume. Un comble ! (Les enquêtes de Kindachi (Tonkam) etc.)
    D’autres parts, de nombreux éditeurs ont sorti certains séries à cause de leur découverte sur le web...
    Donc, l’affaire n’est pas simple... J’ai découvert certains mangas sur le web et je l’ai acheté lors de leur publication papier... La seul solution : une collaboration entre eux !

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    • Répondu le 23 octobre 2009 à  21:45 :

      En ce qui concerne les mangas, certains éditeurs français (Tonkam, pour ne citer qu’eux) sont bien connus pour leurs multiples et hallucinants retards de parution.
      Alors que sur le net, la totalité du manga est disponible en scantrad, parfois le tome 2 est à peine sorti en librairie...

      Le problème est effectivement complexe, mais pas seulement pour ces raisons. Il l’est parce que, bien souvent, la traduction des fans dans les scantrads (et même dans les fansubs) est incroyablement plus élaborée que celle des éditeurs français, plus respectueuse du texte d’origine et de la culture du pays, et aussi, techniquement bien mieux faite (les karaokés des génériques, avec les syllables qui disparaissent en fondu à l’arrière-plan, par exemple, c’est simplissime à faire pourtant, et ça rajoute tout de suite un petit quelquechose).
      Un exemple tout bête ? Au Japon, la plupart du temps, les gens s’appellent par leurs noms de famille, sauf dans le cas d’une certaine proximité affective, et de plus, y a presque toujours les suffixes de politesse (de moins en moins utilisés dans la vie de tous les jours, mais toujours autant dans les mangas et les animes). J’suis désolé, mais dans les sub éditeurs d’un anime, quand tu lis "Keitaro" alors que t’entends "Urashima-san" (exemple de Love Hina)...si tu t’y connais pas, tu te demandes pourquoi ce que t’entends et ce que tu lis ne concordent pas ; et si tu t’y connais, t’as envie de baffer le traducteur.

      Et ça, tant que les éditeurs français ne l’auront pas compris, bah en ce qui me concerne, le fansub et le scantrad auront encore de merveilleux jours devant eux.
      D’autant plus que l’Hadopi n’a pas à interdire ça, et ne le peut pas, surtout dans le cas de mangas non licenciés en France. C’est comme si tu voles un truc dans un magasin, tu vois. Ouais c’est illégal ce que t’as fait, seulement, si la seule personne qui t’a vu faire décide de ne pas porter plainte, bah la justice aura beau savoir que t’as commis un acte illégal, elle pourra rien faire.
      Hadopi, c’est pareil.
      D’autant plus que pas mal de mangakas japonais se ravissent du scantrad et du fansub dans les pays où leur oeuvre n’est pas licenciée, parce qu’ainsi, non seulement ils ne perdent rien (vu que y a pas de marché), mais en plus ils gagnent en popularité auprès du public, ce qui augmentera de manière significative les ventes de leur prochaine oeuvre si celle-ci est éditée dans les pays en question...

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