Jean-Christophe Menu, « dictateur éditorial » de L’Association, répond à ses salariés

14 février 2011 63 commentaires

Dans un long communiqué du 13 février 2011, Jean-Christophe Menu, « face à une situation qui s’enlise », répond à ses salariés à propos de la grève desquels, il fait un « commentaire » intitulé Bandelettes.

« Durant tout ce conflit, tout le monde n’a eu qu’un “son de cloche”, celui de la “Masse Salariale” (ainsi qu’elle s’est définie) et de leurs divers soutiens » dit-il.

Faisant un long développement chronologique des évènements survenus dès le début de la grève des salariés, il parle des «  difficultés financières à L’Association [qui] sont apparues dès courant 2009  » qui auraient entraîné le recrutement d’une accompagnatrice-gestionnaire « de grande compétence » un jour par semaine et qui aboutit à la conclusion, dans le rapport d’un bureau d’expertise-comptable, de l’existence de « problèmes structurels » dans l’organisation de la société.

Le succès de Persepolis de Marjane Satrapi a permis à L’Association, selon les propres mots de JC Menu, de «  vivre dans l’opulence » sous la forme d’ «  embauches généreuses, primes exceptionnelles aux Salariés, augmentation des parutions, livres difficiles, fabrications luxueuses, etc.)… » Hélas, un retournement du marché ajouté à une « fin de cycle » du best-seller précité et à un arrêt du distributeur Le Comptoir des Indépendants ont fait que, depuis deux ans, la perte d’exploitation de la société a entamé les réserves constituées par le succès de Persepolis.

D’où une réduction des nouveautés (25 au lieu de 40 les années précédentes), la renonciation par JC Menu de son salaire de directeur éditorial par la voie d’un auto-licenciement dès mars 2010, et une volonté de réduction des effectifs qui a provoqué la grève des salariés.

Après avoir justifié dans le détail les raisons de ces licenciements et des différentes mesures structurelles envisagées, JC Menu s’emporte contre une équipe de salariés qui « se sent soudée dans une sorte de projection mentale de coopérative auto-gérée, qui n’en est pas une », situation, confesse-t-il, «  générée par l’absence d’un véritable encadrement, le Directeur éditorial qui vous parle ayant souvent été absent et n’ayant jamais vraiment assumé son rôle de Directeur Général de fait. »

Un plaidoyer « pro domo »

Faisant une défense pro domo d’une ligne éditoriale dont il se déclare le seul initiateur et le garant, il dénonce ensuite l’attitude des salariés qui n’ont pas, selon lui déposé de préavis de grève et qui ont immédiatement produit un communiqué « calomnieux », « injuste », alors « qu’aucune procédure de licenciement n’est engagée. »

Récusant, d’une façon contestable, «  toute responsabilité juridique », soulignant que celle-ci repose uniquement sur la présidente de l’Association Patricia Perdrizet et de la trésorière Laetitia Zuccarelli (cette dernière étant, comme nous l’avons signalé, solidaire des salariés), JC Menu vitupère contre une action des salariés qui a mené à une pétition « hypocrite » dont le succès (plus de 1300 signataires, parmi lesquels de nombreux auteurs et sympathisants de L’Association) est « essentiellement dû à la malhonnêteté de son texte et de son intitulé : “Longue vie à L’Association”. La plupart des signataires croient sauver une structure en péril, ou combattre une injustice, alors qu’ils ne font que participer à un épisode interne de la structure, hypothèse précisément élaborée pour pérenniser ladite structure ; et épisode qui n’avait nullement à être porté sur la place publique. »

« Putsch »

Il dénonce l’organisation par les salariés de « demandes d’Adhésions en masse, dans le but de réunir des troupes pour une AG Ordinaire, ou pour les prévoir comme Membres d’Honneur éligibles », en clair de tenter une prise de contrôle de l’Association de Loi 1901 qui régit l’entreprise.

Il admet le fonctionnement bancal de celle-ci : « Il est exact que les Statuts de 1993 laissent à désirer, et que vu la masse de travail et de soucis, il n’a pas été convoqué d’AG depuis 2007 (et non 2005 comme le dit le communiqué - mais le PV de celle de 2007 n’a jamais été fait). » Ces carences doivent être résolues, conclut-il en soulignant qu’elles ont quand même permis de constituer « un Catalogue de Bande Dessinée irréprochable  ».

Il nous apprend que Killoffer, Lewis Trondheim et David B, « démissionnaires de L’Association », ont fait officiellement une demande d’Assemblée Générale : « Une connivence salariés / ex-fondateurs et une tentative pour m’écarter de la structure semble, à ce stade, fortement crainte » écrit-il.

Et de détailler ensuite comment il tente de déjouer cette tentative de « putsch » en élaborant une Assemblée Générale Extraordinaire elle-même déjouée par les salariés et une trentaine d’auteurs et de sympathisants menés par la trésorière de L’Association, membre du bureau qui dénonce l’illégalité de cette Assemblée, comme nous vous l’avions raconté dans un précédent article.

Il se décrit ensuite comme l’interlocuteur des auteurs et du distributeur Les Belles Lettres inquiétés par la situation. Oubliant un instant qu’il n’occupe plus officiellement de poste décisionnaire dans l’entreprise, il dénonce les conséquences néfastes de l’action des salariés : « Si je n’avais pas accepté personnellement cette solution, ces postes et de nombreuses structures éditoriales se seraient retrouvés en difficultés. La grève met donc également la structure en délicatesse par rapport à notre nouveau diffuseur. »

Grève levée

Détaillant son ressenti sur la grève d’Angoulême, il décrit ensuite une réunion du Bureau avec l’Expert-comptable et quelques témoins sur un état des comptes 2010 qui laisserait ressortir une perte de 150.000 euros à la suite du dépôt de bilan du Comptoir des Indépendants. Après une discussion sur les statuts, et notamment sur la liste des membres de l’Association, apparemment établie dans le flou le plus total, les licenciements sont gelés et une Assemblée Générale est fixée au 5 mars 2011. En conséquence, la grève est levée le 9 février.

Une réunion a lieu ensuite où les salariés exigent l’établissement d’un comité éditorial . Menu refuse : « On m’intime, assez fermement, de reconstituer un comité éditorial exécutif (pas même un comité de lecture, mais un comité où les projets seraient soumis au vote). Je m’élève contre cette idée : c’est la première fois que les Salariés s’avancent sur le terrain de l’éditorial. Je fais valoir mon bilan éditorial depuis 2006, date à laquelle je suis devenu seul décisionnaire, et affirme que je ne suis pas prêt à risquer de nouveau le type de querelles vécu avec le groupe des Fondateurs. » Les négociations tournent court.

Un communiqué faisant suite à cette réunion où les salariés annoncent la levée de la grève et détaillent l’ordre du jour de l’Assemblée Générale rend Menu furieux : « Tout se passe comme si l’escalade des revendications ne pouvait plus s’arrêter. Désormais, cette équipe salariale donne l’impression de vouloir tout contrôler à l’Association, même ce qui ne relève absolument pas de ses prérogatives, et prétend même influer sur l’éditorial. Face à ces constatations inquiétantes, la levée de la grève devient un problème presque secondaire. »

Il ajoute cette exhortation : « L’éternel problème de L’Association a toujours été de mélanger le professionnel et l’affectif (et d’ignorer le juridique). Cette confusion, qui a fait une grande partie de son charme et de son anti-conformisme (mais aussi la source de sa longue série de querelles) devient l’essentiel de ce qui la menace aujourd’hui. On peut dire que cette grève et la crise qui l’a précédée ne représentent que le paroxysme de trop anciens dysfonctionnements de la structure, ni vraiment entreprise, ni vraiment association, qu’il faut résoudre d’urgence » puis conclut : « Patron, je ne l’ai jamais été, et je ne le serai jamais. Seuls m’intéressent les Auteurs, les Livres, et le Catalogue, et je continuerai quoi qu’il en soit à faire vivre cette structure inimitable, dont je revendique le Projet de base, l’Histoire, et l’Avenir, et qui s’appelle L’Association. »

DP

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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63 Messages :
  • Le communiqué de JC Menu est lisible à l’adresse http://bit.ly/bandelettes. Il est préférable d’en avoir connaissance pour se faire une idée avant de lire vos commentaires et vos jugements.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 février 2011 à  10:24 :

      Eh oui, ça dérange toujours les commentaires. Rien de tel qu’une presse muselée, tous les dictateurs vous le confirmeront.

      Je vous signale au passage que nous ne sommes pas habilités à publier l’intégralité du texte de M. Menu (il ne nous l’a pas adressé directement , ni demandé de le publier et nous respectons le droit d’auteur).

      Vous en publiez le lien sous votre propre responsabilité.

      Nos lecteurs pourront constater que nous n’avons pas dénaturé ses propos, les commentaires, dument séparés, restant bien évidemment notre prérogatives.

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      • Répondu par Elben le 14 février 2011 à  10:33 :

        Si vous avez lu ce communiqué, et vous l’avez certainement lu pour le commenter, vous avez lu le préambule qui est très clair, Menu se disant "favorable à ce que ce texte circule le plus largement possible" et donnant un lien pour une consultation aisée :
        "Préambule : je parle en mon nom propre, je n’éviterai ni la première personne ni un certain ressenti. Par ailleurs je n’envoie ce communiqué qu’à mon carnet d’adresses, pas à celui de L’Association dans son intégralité (je ne dispose pas du fichier adhérents). Je suis donc favorable à ce que ce texte circule le plus largement possible. Il peut circuler plus facilement grâce au lien suivant :
        http://bit.ly/bandelettes"

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 février 2011 à  10:36 :

          Oui, mais il ne donne pas stricto sensu un droit de libre reproduction et il semble destiner ce lien aux membres de L’Association.

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          • Répondu par Elben le 14 février 2011 à  10:41 :

            A partir du moment où il met le texte sur internet, à une adresse publique, et en donne le lien, tout en affirmant que le texte peut être diffusé largement, il me semble que vous êtes largement autorisé ! et rien ne vous interdit de donner l’adresse au moins ! Vous êtes subitement fort scrupuleux !

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            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 février 2011 à  10:51 :

              Ce lien est disponible sur un autre thread (celui sur la Tragédie de L’Association) bien avant la publication de cet article, grâce à Xavier Löwenthal.

              Maintenant que votre lien est publié, cela en fait deux.

              Et oui, nous sommes toujours scrupuleux sur les questions juridiques.

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              • Répondu par Elben le 14 février 2011 à  11:56 :

                Le terme "scrupuleux" était ironique...
                Il n’est pas honnête de faire des commentaires très tendancieux sans donner accès vous-même au texte intégral, et je répète qu’à partir du moment où le texte était PUBLIÉ, vos "scrupules" à en informer les lecteurs sont tout simplement une simulation. Vous faites semblant d’être scrupuleux pour pouvoir déformer les propos de Menu à votre guise.

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                • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 février 2011 à  12:55 :

                  Le terme "scrupuleux" était ironique...

                  Ah mais, nous sommes très scrupuleux vous faites bien de le souligner.

                  Vous êtes bien moins scrupuleux en ce qui vous concerne pour faire un procès d’intention aux rédacteurs, de façon assez stupide d’ailleurs, car quel est le média qui publie in extenso la prose des communiqués ?

                  Nous vous laissons à vos interprétations insidieuses.

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                  • Répondu par Elben le 14 février 2011 à  13:11 :

                    Quel média publie in extenso la prose des communiqués ??
                    Actua-Bd, par exemple : http://www.actuabd.com/Rcomite-de-soutien-aux-salaries+

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                    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 février 2011 à  13:55 :

                      Tiens, vous avez raison. Pan sur le bec !

                      Mais votre mauvaise foi est évidente : le communiqué de Menu fait 13 pages, 5.000 mots et 30.000 caractères.

                      Disons que nous avons voulu éviter d’ennuyer nos lecteurs avec une prose digne du Politburo d’un rédacteur qui met des majuscules à “Projet de base”, “Histoire”, “Avenir”, et “Bande Dessinée”.

                      Sans parler de la très bouffonne conclusion :

                      Oui à ceux qui croient au Projet, à l’Idéal et à l’Avenir de L’Association.
                      Non à ceux qui sous prétexte de la “défendre”, sont en train de la détruire.

                      Allez, retournez prier, votre gourou vous attend.

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                      • Répondu par Paulo le 14 février 2011 à  14:58 :

                        Moi je prie seulement pour que l’Association ne devienne pas une marque de plus.

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                      • Répondu par Smiley_Bone le 14 février 2011 à  19:56 :

                        Oui merde quand même, faut pas effrayer, avec de telles philippiques le lectorat de base d’actuabd alors qu’il cherche juste à avoir des textes de divertissement en attendant de boire son Coca-Cola.

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  • C’est aux auteurs concernés de brandir le calicot "Dégage !" si telle est la solution qu’ils envisagent. Il n’y a pas eu d’immolation à l’essence, juste des imbibations à la bière et un rassemblement des quelques dizaines de personnes sur une placette parisienne. Le message a été reçu par le dictateur, mais il s’accroche. Ben Ali et Moubarak ont tenu moins d’un mois, combien de temps, combien de manifestations et d’imbibations pour Menu ? Existe-t-il un opposant suffisament crédible pour prendre le pouvoir ? Un Prix Nobel de la BD sera-t-il le sauveur, le Messie de L’Association ? Et puis, pour les aspects pratiques de "l’après", quel village gaulois accueillera-t-il le dictateur déchu dans son exil intérieur ?
    Nous vivons décidément une époque formidable.
    Plus sérieusement, il me semble que JC Menu fait preuve là d’une grande clairvoyance, et même d’humilité. Cela ne résoud pas les problèmes, mais au moins il assume une partie des responsabilités.

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    • Répondu par Paulo le 14 février 2011 à  14:58 :

      Faudrait voir à pas confondre le droit d’un peuple et le droit des salariés. C’est usant dans cette histoire ce rapprochement abjecte.

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      • Répondu par PPV le 14 février 2011 à  16:05 :

        "abject" sans e. Et un peu d’humour, que diable !

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  • Menu, l’autocrate autosatisfait...
    Cela dit il est préférable qu’il ne soit pas éjecté, des fois qu’il se retrouve engagé ailleurs... Brrr...

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  • Je propose que L’ASSOCIATION soit désormais rebaptisée L’ENTREPRISE. Tout s’éclaircira.

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  • Bonjour,
    Killoffer, 2"f".
    Merci

    Pour le reste, vivement le retour de la soeur attachée au bon fonctionnement général.

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  • En tous cas, si Menu n’a pas l’esprit d’entreprise, on dirait bien que d’autres brûlent de l’avoir pour lui...
    C’est triste, mais quand il y a du pognon à faire tout le monde est prêt à se rentrer dans le chou.

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  • Je trouve le texte de JC Menu (dont le lien est donné quelque part dans les commentaires) clair et précis. A lire avant de commenter, en tout cas...

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  • Franchement,est-ce que tout ça mérite autant de bruit ?Est-ce si important ?La BD,va s’en remettre.

    Tout ça donne l’impression d’un petit comité entre eux qui croit que ce qui le préoccupe intéresse la terre entière.C’est pas si grave.

    Si Soleil se trouvait dans la même situation,aurait on droit au même battage ,à la même exposition ?

    Probablement pas.Pourtant Soleil et l’Association sont les deux extrêmes d’une longue-et grosse-ficelle visant à "aguicher" ce que l’on peut appeler des "touristes" de la BD.

    Des gens qui consomment de la BD parmi d’autres choses,avec une passions et une expertise plus ou moins affirmée.

    C’est parfaitement leur droit.

    Pour chaque cœur de cible,le plan marketing est le même.On lui sert ce qu’il attend,ce qu’il estime devoir être.

    Pour les un -l’association- ce sera le conformisme(bourgeois) ;pour les autres -Soleil -ce sera le stéréotype .

    On tiens là les deux bourbiers sclérosants dans lesquels s’est enlisée la BD franco belge.

    Le marketing du conformisme bourgeois ,lui,se doit bien sûr d’être accompagné du background adéquat, et, du mépris plein de hauteur qui va de soi.Il faut aussi saupoudrer le discourt indispensable , plus ou moins virevoltant et gazeux ,de quelques mots clefs porteurs, en terme de feed-back valorisant.Tout ça doit donner au cœur de cible visée la certitude (l’illusion ?)qu’il s’est détaché du commun.

    Cette maîtrise de la com(de la prévente :du commerce quoi !)et des réseaux amis, est la principale qualité-et innovation- de cette génération ,vendue, à son public comme de la BD nouvelle.

    Plus modeste,le public populaire des éditions Soleil se contente d’un string.

    Les deux extrêmes de la même longue ficelle donc.

    Le lecteur attentif remarquera qu’un des deux produits a plus les faveurs des médias et des prix.

    En dehors de ça,Menu est pathétique dans sa manière de se poser en victime,de s’autoproclamer dans tout les sens.

    Oui de tout ça la BD va se remettre.

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    • Répondu par ishimou le 14 février 2011 à  21:16 :

      Plume occulte, selon moi vous exprimez très bien ce que beaucoup pense.

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      • Répondu par Cyrille JEAN le 14 février 2011 à  23:28 :

        Moui, sauf qu’il y a une faille dans l’argumentation, étant donné que L’Association - en tant qu’édition associative - n’avait pour but que d’éditer les œuvres et faire vivre les auteurs, et non de dégager des bénéfices. Vous confondez, avec une morgue que ne renierait guère celui là précisément sur lequel se portent vos critiques, un habitus social cher à Bourdieu (la distinction) avec une stratégie de vente. Certes, l’une et l’autre peuvent se rejoindre, mais elles ne sont en aucun cas similaires.
        D’autre part, votre critique a cela de limité qu’elle est valable pour tous les styles de bd et à vrai dire pour toute œuvre d’art - l’absolu de la création est un mythe de même que son universalité -. Chaque lecteur et chaque auteur possède une culture et un horizon d’attente. Du plus génial au plus obscur. Donc chaque œuvre est, inconsciemment ou non, "en adéquation" à un lectorat
        Enfin, le seul point pour lequel votre argumentation serait valable, serait de croire que le processus créatif a été influencé en amont par une étude des attentes du public ... mais pour cela il aurait fallu que Soleil ou l’Association procède à des sondages, à des vérification marketing ... ce que ni l’une ni l’autre n’a fait (contrairement à ce que fait Nike, ou les revues japonaise de bd).

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        • Répondu par la plume occulte le 15 février 2011 à  18:37 :

          Monsieur jean,je ne vois de morgue nulle pas:tout juste à la rigueur une ambulance,vous êtes un bien vilain garçon...Le bénéfice recherché n’est pas forcément d’ordre pécuniaire,il peut être de l’ordre de la reconnaissance sociale.Vous cédez là au vieux réflexe judéo-chrétien de défiance à l’argent.Cette image (pieuse) fait partie intégrante de l’imagerie que se doit de dégager une telle entreprise pour capter son public.

          Je ne confond rien,et plus qu’une stratégie de vente ,parle d’une stratégie de domination par une "caste" socio-culturelle (dont vous faîtes apparemment parti)au détriment d’une autre plus "populaire" ,avec ,tout les moyens dont elle dispose avec une plus ou moins grande sincérité et intention de bien faire ;puisqu’ elle dépend beaucoup -cette stratégie-de la partie du cerveau qu’on dit reptilien.

          Effectivement Bourdieu a parfaitement explicité ça.

          Cette domination est en tout point visible aujourd’hui dans les palmarès d’Angoulême de ces dernières années,et,dans le choix des grands prix.Un certain rééquilibre se voit nécessaire.

          Puisque,et c’est vrai, ce markéting est valable pour toute œuvre,il n’y a pas de raison d’en surcoter certaines et honnir les autres.En tout cas à l’excès .

          Vous êtes trop protocolaire, il n’y a pas besoin de vérifications markéting et de sondages,il suffit d’ouvrir les yeux.Ne prenez pas les éditeurs pour des idiots.Après bien sûr tout ça est plus ou moins calculé et"noble ".

          Pour le cas du markéting du conformisme scolaire et bourgeois,il est basé sur un imposture puisque la nouvelle BD n’existe pas ,pas plus que le roman graphique.Ce ne sont que des positionnements de ventes,du markéting,du commerce quoi.

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          • Répondu par l le 15 février 2011 à  23:50 :

            Ca c’est ridicule, les fondateurs de l’association étaient des gosses de riches, des petits bourgeois qui avaient les moyens financiers de s’autoéditer puisque personne ne voulait d’eux, jusqu’à s’imposer (et se faire imposer par le trésor public).Le gros succès commercial de l’association (Persepolis) ne doit rien à Menu, c’est du fait de David B, qui a amené et aidé Marjane Satrapi (elle lui a même piqué son style graphique). Menu n’a fait que gérer (et mal) l’association parce qu’il n’avait que ça à faire, contrairement aux autres qui avaient une carrière (dûe à leur talent).

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            • Répondu par xavier lowenthal le 24 février 2011 à  01:51 :

              euh...

              là je dis non.

              persepolis doit beaucoup à menu. et marjane satrapi ne le démentira pas.

              et l’association lui doit encore plus.

              et mal gérée, en un sens, peut-être. celui de l’industrie.
              mais très bien gérée en un autre, celui de l’art.

              le parallèle dressé plus haut entre soleil et l’association est inepte. la différence fondamentale entre les "indés" et le "mainstream" réside justement dans le mépris des premiers pour le marketing, les études de marché et la détermination des "cibles". on peut trouver cela naïf, immature et irresponsable, si l’on veut, mais c’est une différence fondamentale.

              et l’analyse bourdivine... il doit encore se retourner dans sa tombe, le pauvre.

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              • Répondu par la plume occulte le 24 février 2011 à  11:41 :

                Mais bien sûr monsieur le curé. La sainte parole est votre.faisons taire les impies,gavons nous d’hosties-celles que d’habitude on sert aux moutons lors de la communion des dix commandements de l’art(pur),détaché des trivialité matérielles-

                Une seule voi(x)e la notre ,celle qui nous profite.

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      • Répondu par Schtroumpf Grincheux le 14 février 2011 à  23:36 :

        Cette tragédie est déja bien assez triste, elle n’a pas besoin que vous (tous) rajoutiez une couche de considérations pathétiques par dessus.
        Vivement que cette affaire s’apaise et se pacifie.
        Vive l’Association ! Et vive Menu !

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      • Répondu le 14 février 2011 à  23:41 :

        Je trouve que ça provoque quand meme des reactions bien partisannes, ce truc dont vous vous foutez royalement... Puisque l’association et Menu ont si peu d’importance, pourquoi perdre votre temps à en parler ? Vous pourriez mettre ce temps à profit pour lire tout ces ouvrages d’artisans besogneux qui oeuvrent dans la discrétion et l’humilité...

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        • Répondu par la plume occulte le 15 février 2011 à  18:49 :

          Je le redis pour vous.

          Le mépris plein de hauteur qui va de soi.

          La certitude( l’illusion ?) qu’il s"est détaché du commun.

          D’habitude les bobos sont très demandeurs d’ artisans:quel renoncement à soi....

          Et pour la route.Il y a souvent plus d’art de la BD dans un ALBUM soleil-mais encore faut il savoir ce que c’est pour le reconnaître- que dans bien des LIVRES de l’Association.

          Cette révélation pourrait vous trouer le culte.

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      • Répondu par Oncle Francois le 15 février 2011 à  20:50 :

        Bien d’accord avec mes amis ishimou et plumeocculte ! Il ne faut pas se leurrer, la BD indé "jusqu’au boutiste", c’est une affaire marketing aussi bien que celle des trolls (pour preuve, la récupération qu’ont subi les auteurs, les thèmes ou présentations de l’Asso chez d’autres éditeurs, parfois réputés, mais pas toujours !°).

        Il est quand même intéressant de voir comment sont traités les salariés et les adhérents de l’Association. Pour ma part, je ne trouve cela ni libertaire, ni convivial, ni sympa, ni "associatif" dans le sens chaleureux du terme. Plutôt dans le style du management humain d’avant 1936, semble-t-il.

        Et à ceux-ci, je me permettrai de dire que certains problèmes trouvent leur résolution naturelle en allant simplement se promener rue Louis Blanc à Paris, où siège le Tribunal des hommes prudes. Le seul fait de signifier des licenciements économiques collectifs sans motif précis entraine généralement la caducité du processus, une sorte de vice de forme en quelque sorte, si ma mémoire est bonne....ce qui reste évidemment à démontrer !

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        • Répondu par Chawarma le 16 février 2011 à  07:56 :

          Je ne sais s’il a raison ou tort mais dans les 7 premiers points de son texte, Menu explique la situation économique de l’asso et les raisons de sa volonté de licenciement. Il dit aussi qu’il s’est lui-même licencié il y a déjà un an.

          Et si effectivement l’asso ne sort plus que 25 bd par an, il n’est pas économiquement scandaleux de se dire que peut-être, on n’a pas besoin d’autant de monde que pour en faire 40 ou 50.

          Pourtant, quand c’est Van Hamme qui crie sur tous les toits qu’il y a trop de bd inutiles qui gênent les siennes, vous applaudissez des deux mains et vous gaussez des faibles ventes des albums indés en vous foutant pas mal des dessinateurs qu’il y a derrière. Menu lui, prétend qu’il préfère défendre un auteur et son album et continuer à en faire plutôt que de payer des salariés qui, vu la situation, ne sont plus indispensables à la structure.

          Si son truc n’est pas du flan, je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux là-dedans.

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    • Répondu par Alex le 14 février 2011 à  23:25 :

      Vous allez un peu vite : balayant d’un revers de la main une expérience courageuse d’une structure éditoriale. On parle aujourd’hui de "crowd-funding" par exemple. L’expérience en elle-même est suffisamment digne d’intérêt pour justifier l’écho médiatique dont nous sommes témoin. Ensuite que vous aimiez leurs productions ou pas, votre opinion sur Menu... c’est purement anecdotique : vous le dites vous-même la bd va s’en remettre. Comme je ne suis pas devin j’ajouterais "probablement".

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      • Répondu par nla plume occulte le 15 février 2011 à  18:57 :

        Tout ça c’est le marché du livre,moi ce qui m’intéresse c’est l’art de la BD.

        Hé oui, Menu c’est le messie,le centre de tout,une icône pieuse rien n’est possible sans lui....

        Haaaa l’inénarrable Jean- Christophe,S’IL N’EXISTAIT PAS IL SE SERAIT INVENTÉ.

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        • Répondu par Dulard et Ducochon le 15 février 2011 à  22:44 :

          En fait, Jean-Christophe Menu est un éditeur qui n’existe pas !

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          • Répondu par xavier lowenthal le 24 février 2011 à  01:54 :

            oui, y’en a même qui disent ça de judith forest. mais il ne faut pas croire les rumeurs.

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        • Répondu par Bakounine le 16 février 2011 à  10:56 :

          Et comme il existe, il faut l’abolir.

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        • Répondu par Alex le 16 février 2011 à  23:47 :

          moi ce qui m’intéresse c’est l’art de la BD

          Je ne sais pas trop : vous faites preuve d’engagement, mais d’une irritation qui se conjugue mal avec une passion pour le genre. Vous vous ralliez à toute une clique de "constipés" qui tirent à plein pot dans tous les sens : les bobos, l’art contemporain, et... oups la nouvelle bd !

          Si la bd est un art (et c’est vous qui l’avancez) toutes ses étapes sont dignes d’intérêt.Et comme je l’ai auparavant écrit, dès lors votre appréciation devient anecdotique.

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          • Répondu par la plume occulte le 17 février 2011 à  13:21 :

            Les constipés ne sont pas là où vous les mettez:n’inversez pas les rôles,même si c’est une habitude certaine de la caste(citée plus haut) en question pour dominer le débat,comme de penser à la place des autres ,ou, de chercher à culpabiliser pour rabaisser.

            Moi je ne cherche qu’un équilibre,où personne n’écrase l’autre,et là ,force est de constater....

            Il faut encore le répéter:LA NOUVELLE BD N’EXISTE PAS !Ce n’est qu’un positionnement un argument markéting.Et surtout OUI ,LA BD EST UN ART, majeur même ,et toute une clique de beaufs et de curés de la culture vont devoir l’accepter que ça leur plaise ou non.

            Accepter surtout que leurs goûts,leur opinion,leur vision n’est pas la référence ultime ,la seule possible ,parce que colportée ,en priorité, par tout les relais d’opinions(journalistes,libraires ,bibliothécaires)et souvent la seule audible,la seule respectable ; mais une vision parmi d’autres :ni plus ni moins intéressante.

            La vision ,le conformisme scolaire et bourgeois dominent trop le débat !Et tout un "système s’est mis en place pour ça ,sans remise en question,que ce soit par malice ,ou en toute bonne foi.

            Et les confiscations ,la pensée unique, ne sont jamais bonne pour un art.Regardez l’état du cinéma français,bel exemple de toute ces dérives.

            Toutes les étapes ne sont pas forcément dignes d’intérêt,surtout si elles diluent le propos,font perdre l’objectif,détournent de l’essentiel,et surtout surtout, profitent à des margoulins qui ont parfaitement compris la musique.

            Oui mon appréciation est anecdotique,mais elle vaut bien la votre.

            C’est comme ça.

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            • Répondu par xavier lowenthal le 24 février 2011 à  02:01 :

              le terme "nouvelle bd" ou "nouvelle bande dessinée" n’est pas de menu, ni de l’association, ni même de ceux qu’"on" a appelé les "indépendants".

              je balaye donc votre argument du "positionnement marketing" du revers de la main.

              il me semble me rappeler que c’est thierry bellefroid qui a rendu cette expression pérenne en en faisant le titre d’un livre consacré à certains auteurs de poisson pilote, de l’association et nicolas de crecy.

              quant à "indépendant", le terme a simplement été emprunté à l’industrie du disque, de même que "mainstream". il faut se rappeler qu’en belgique au moins, jacques de pierpont et son rock à gogo (devenu the rock show) ont favorisé ces parallèles (de même qu’en france, métal hurlant) en accordant une large place à cette émergence.

              donc, si vous voulez, la nouvelle bd existe autant que le nouveau roman, ni plus, ni moins.

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              • Répondu par la plume occulte le 24 février 2011 à  11:57 :

                Balayez plutôt devant votre porte,ce qui vous dérange , contredit votre schéma mental, n’est pas forcément sale et à mettre au rebut.Poussez l’aveuglement jusqu’où ça vous arrange,vous réconforte,c’est votre problème.Mais vous et votre "caste" n’êtes les dépositaires/propriétaires de rien.

                Parce que franchement dire que l’association n’a pas profité médiatiquement et financièrement du subterfuge "nouvelle BD"..............

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                • Répondu par xavier lowenthal le 24 février 2011 à  16:38 :

                  nulle part je ne dis que l’association, et les autres indés, n’ont pas bénéficié d’un phénomène de mode.
                  je vous concède que c’est un "milieu". pas une caste. et que la bd "mainstream", ses auteurs, ses agents, est un autre milieu. ils se croisent souvent, forcément, et certains appartiennent aux deux milieux à la fois.
                  et on n’est pas obligé de mépriser ceux d’un autre milieu parce qu’ils appartiendraient à un autre milieu.

                  je ne comprends vraiment pas tant de virulence, tant de colère à l’endroit d’un truc aussi petit, relativement, que les indés. c’est vrai qu’ils ont eu du succès. c’est vrai qu’ils parviennent mieux à faire parler d’eux dans les médias (mais c’est aussi parce qu’ils parviennent à séduire d’autres publics). c’est vrai qu’on a sans doute exagéré leur importance dans le renouvellement de la bande dessinée, qui peut parfaitement exister, survivre et se développer sans eux. mais quel mal vous ont-ils fait ? on se croirait revenu au tout début du machin, dans les ’90, quand les jeunes auteurs "classiques" hurlaient contre frigo ou la 5e couche au motif que ce n’était pas de la bd et qu’on n’avait pas le droit de faire subir cela à la bd, alors qu’on vendait encore nos livres à la criée...

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  • Pourquoi mettent-ils tout ça sur la place publique ? Qu’ils rêglent ça entre eux, ça ne regarde personne d’autre, c’est ridicule et même pas intéressant.

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  • "dictateur éditorial". Menu dit plus exactement "Dictateur éditorial et Graphique". La référence à Bazooka est claire :"Dictature Graphique". Mais je ne suis pas certain que cette référence soit fondatrice pour les autres fondateurs de l’Asso. Ensuite, le lien entre Bazooka est Menu est Robial.

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    • Répondu par Alex le 15 février 2011 à  21:51 :

      Ah ! Enfin quelqu’un qui sait lire. Personne n’avait noté encore la référence à Bazooka.

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      • Répondu par Dulard et Ducochon le 15 février 2011 à  22:45 :

        Et après, on s’étonne que l’on tire sur les ambulances au bazooka !

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  • Jean-Christophe Menu est une pleureuse, un auteur raté qui aurait voulu être pour son talent, mais de talent il n’a point, alors il fait éditeur, et, ne nous y trompons pas pas, il doit tout aux autres fondateurs de l’Asso, car c’est un mauvais éditeur, quand il a vraiment voulu faire l’éditeur hors de l’Asso avec JC Menu éditeur, il s’est planté, en publiant un très mauvais bouquin gros comme un dictionnaire et cher, recueil d’illustrations de Tardi, genre carnet (Tardi est un génial auteur de BD mais un piètre dessinateur en l’occurence, quand il ne raconte rien son dessin devient sans intérêt).

    Bref, il ne suffit pas d’avoir un ego surdimensionné et de mettre un pull marin pour être Picasso, à 50 ans Menu s’en rend compte et ça le ronge.

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    • Répondu le 16 février 2011 à  09:46 :

      C’est vraiment le tribunal de la haine, tout ça. Jugements de valeur et cie. Manque total de capacité de lecture graphique. Et prétention à appuyer chaque assertion d’un petit signe d’autosatisfaction. Ah la jouissance...

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    • Répondu par matt le 16 février 2011 à  12:02 :

      menu, mauvais éditeur ; tardi, piètre dessinateur : autre chose à dire jacques ?

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    • Répondu par Schtroumpf Grincheux le 16 février 2011 à  13:29 :

      ...un auteur raté...un mauvais éditeur...

      Ne peut on pas en dire autant de tous vos commentaires ?
      N’êtes vous pas autant de journalistes ratés ? de mauvais éditorialistes ?
      Vous voyez, c’est facile d’écrire n’importe quoi.

      Vive l’Association ! Vive les salariés ! Et vive Menu !

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  • Jean-Christophe Menu, « dictateur éditorial » de L’Association, répond à ses salariés
    16 février 2011 20:16, par Adhérent de l’Association 1204

    Mais pourquoi tout cela est-il visible ici ? laissons les gens régler leurs conflits ! pourquoi ce site doit-il se jeter sur cette affaire de cette manière, si ce n’est par rancoeur ou vengeance personnelle de l’auteur de ces articles ?

    j’ai lu hier l’article "tragédie acte 1" et, puisqu’on parle de type de journalisme, je me suis tout de suite demandé quel serait l’autre son de cloche, disons, de l"autre partie". aujourd’hui je lis le texte de Menu, qui m’a semblé tout à fait convaincant !

    et en effet, en terme de communication, il est un peu autiste, en tant qu’adhérent je l’ai toujours ressenti, puisqu’il n’y avait que peut de communication envers les membres sur les changements internes, notamment en 2006.

    comme dans tout conflit de ce type, chacun a déjà vécu un conflit grave, il y a des torts et des raisons partout, ça doit se régler en privé, d’autant que souvent celles et ceux qui ne vivent pas les événements de l’intérieur n’y comprennent forcément rien, et sont à la merci du genre d’article qu’on lit ici.

    dans un conflit grave on regrette souvent aussi après coup certaines prises de positions et certains "spectacles". celui d’angoulème n’est pas très glorieux je trouve, j’ose espérer que les gens qui ont alimenter cet épisode déplorable de l’association vont mesurer la portée de leurs actes, et le plaisir qu’ils fournissent de cette façon à certains récupérateurs du travail de menu...

    il y a suffisamment de gens autour de cette structure pour jouer les intermédiaires. trouvons un meilleur moyen de pérenniser l’asso et allons-y !

    un fait incontestable : sans menu pas d’asso, il a toujours été le principal moteur, sans vouloir minimiser l’apport des autres membres fondateurs.

    et pourquoi recopier des propos absolument idiots, comme ceux de l’auteur bien connu qui est passé récemment, de manière consternante, du 9ème art au 7ème (un but dans la vie ?) ce type de propos sont sans intérêts, tellement ils ne veulent rien dire...

    allez, longue vie à l’asso !

    1204

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 17 février 2011 à  09:30 :

      Mais pourquoi tout cela est-il visible ici ?

      Parce que nous faisons de l’information, matricule 1204, et dans un pays libre qui n’a pas besoin d’un numéro imprimé sur le bras. Les ennuis de l’Association nous semblent exemplaires d’une certaine situation de la BD d’aujourd’hui. Nous préférons en parler et nous vous laissons à vos propres interprétations qui ne peuvent relever que de la rancœur et de la vengeance personnelle, c’est évident.

      j’ai lu hier l’article "tragédie acte 1" et, puisqu’on parle de type de journalisme, je me suis tout de suite demandé quel serait l’autre son de cloche, disons, de l"autre partie". aujourd’hui je lis le texte de Menu, qui m’a semblé tout à fait convaincant !

      Nous ne sommes pas étonnés, matricule 1204, que lecteur honteux que vous êtes trouve Menu tout à fait convaincant. Vous étiez d’ailleurs convaincu d’avance, nous l’avons bien compris. C’est pourquoi le journalisme ne vous intéresse pas (mais suffisamment pour venir vous exprimer ici cependant) : en bon bigot, vous préférez les sons de cloche.

      et en effet, en terme de communication, il est un peu autiste, en tant qu’adhérent je l’ai toujours ressenti, puisqu’il n’y avait que peut de communication envers les membres sur les changements internes, notamment en 2006.

      Là vous êtes dans la diffamation pure et simple (surtout pour les autistes qui ne demandent qu’à ce qu’on les laisse tranquilles). JC Menu est irréprochable, vous devriez le savoir. Vous relirez douze fois sa thèse en pénitence.

      comme dans tout conflit de ce type, chacun a déjà vécu un conflit grave, il y a des torts et des raisons partout, ça doit se régler en privé, d’autant que souvent celles et ceux qui ne vivent pas les événements de l’intérieur n’y comprennent forcément rien, et sont à la merci du genre d’article qu’on lit ici.

      Ah oui, restons privés (d’esprit critique). Les salariés n’ont pas le droit de communiquer. Il ne manquerait plus qu’ils s’organisent en syndicats, les salauds !

      dans un conflit grave on regrette souvent aussi après coup certaines prises de positions et certains "spectacles". celui d’angoulème n’est pas très glorieux je trouve, j’ose espérer que les gens qui ont alimenter cet épisode déplorable de l’association vont mesurer la portée de leurs actes, et le plaisir qu’ils fournissent de cette façon à certains récupérateurs du travail de menu...

      Vous avez raison, il faut sacrifier femme et enfants sur l’autel de la Vraie Bande Dessinée. Les intérêts des auteurs et des salariés ne méritent pas tant de considération. Il ne se passe d’ailleurs rien à L’Association, circulez, il n’y a rien à voir !.

      un fait incontestable : sans menu pas d’asso, il a toujours été le principal moteur, sans vouloir minimiser l’apport des autres membres fondateurs.

      Mais oui : un moteur à explosion, même.

      et pourquoi recopier des propos absolument idiots, comme ceux de l’auteur bien connu qui est passé récemment, de manière consternante, du 9ème art au 7ème (un but dans la vie ?) ce type de propos sont sans intérêts, tellement ils ne veulent rien dire...

      Parce que nous n’avons rien à secouer de vos insinuations nauséeuses et que nous respectons tout le monde : auteurs, salariés et même Menu figurez-vous.

      allez, longue vie à l’asso !

      C’est le seul point sur lequel nous sommes d’accord avec vous. Pour le reste, vos opinions sont d’une niaiserie...

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      • Répondu le 17 février 2011 à  09:52 :

        monsieur Pasamonik
        l’attitude ultra méprisante que vous étalez envers tous ceux qui ne sont pas de votre avis devient franchement évidente et nuit à votre crédibilité même.
        On ne peut vous en vouloir de vous attaquer à Menu tant lui-même vous a attaqué. Vous devriez cependant laisser le suivi de "l’affaire Association" à un autre. Vous n’êtes manifestement plus en état de la couvrir.

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 17 février 2011 à  10:42 :

          Le petit censeur anonyme que vous êtes ne s’est pas aperçu que la dossier "Association" ne m’est pas exclusif. Et répondre aux détracteurs semble pour vous une "perte de crédibilité". Vous savez, les gens qui viennent sur ce site le font librement. C’est eux qui jugent si je suis crédible ou non. Et c’est d’ailleurs pourquoi vous intervenez : vous vous inquiétez justement de cette crédibilité. Vous êtes trop bon.

          Je vous rassure, Menu m’a très peu attaqué. C’est votre façon de voir un peu obtuse qui aimerait que la tragédie de l’Association se résume à un conflit personnel. Ce n’est pas le cas, je respecte le travail de Menu, pas sa façon de se comporter avec ses auteurs (cf. l’affaire des lettres d’avocat concernant David B publiées dans la seule intention de l’humilier), avec la presse (notamment le journaliste Gilles Ratier), et avec ses salariés qui ont l’impression que L’Association est aujourd’hui comme un poulet auquel on a coupé la tête. Ce qui lui pend au nez, c’est la nomination d’un administrateur judiciaire.

          La réponse de Menu à ceux-ci (avec une large diffusion) est à ce titre d’une imprudence folle. Il se pose en "dictateur", annonce qu’il ne sera jamais un patron et confirme la gestion irrégulière de son association notamment en ce qui concerne les assemblées. Il refuse en outre toute ingérence dans la gestion éditoriale. En deux mots, il veut bien le chéquier mais pas les responsabilités qui vont avec. Ahurissant.

          Quant au mépris, vous n’y pensez pas : c’est un péché !

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          • Répondu le 17 février 2011 à  11:56 :

            Le petit censeur anonyme que vous êtes

            Ah ? le fait donc de vous apporter contradiction fait de moi un "censeur" ? Quelle étrange conception du débat.

            la dossier "Association" ne m’est pas exclusif.

            C’est vrai. Vous n’en signez que 90 pour cent. Et les plus virulents, c’est un fait. Ayez au moins la correction intellectuelle d’en prendre acte.

            Et répondre aux détracteurs semble pour vous une "perte de crédibilité".

            Non, mais répondre de cette manière, oui. Le mépris que vous affichez envers vos contradicteurs, votre grossièreté parfois, sont difficilement conciliables avec l’exercice d’une stricte information. En vous montrant sous un jour si partial, partisan, vous dévalorisez de beaucoup vos articles. Personne, à part vos amis, ne peut raisonnablement plus vous croire en ce qui concerne "l’association".


            Vous savez, les gens qui viennent sur ce site le font librement. C’est eux qui jugent si je suis crédible ou non.

            C’est tout à fait exact. Des gens comme moi. Faites-moi au moins grâce d’un vote "non crédible", d’autres jugeront du contraire.

            Et c’est d’ailleurs pourquoi vous intervenez : vous vous inquiétez justement de cette crédibilité. Vous êtes trop bon.

            J’interviens pour tenter de vous faire comprendre que l’acharnement dont vous faites preuve envers tous ceux qui vous contredisent dans les commentaires de cet article, vous dessert fortement.
            Que mon analyse vous déplaise, je le conçois.


            Je vous rassure, Menu m’a très peu attaqué. C’est votre façon de voir un peu obtuse qui aimerait que la tragédie de l’Association se résume à un conflit personnel.

            Encore une fois, vous ne prenez pas le temps de lire vos contradicteurs ou, plus sûrement, le temps de réfléchir à leurs arguments. Ce n’est pas "l’affaire" de L’association qui pose problème, mais bel et bien le traitement que vous en faites. Partial, méprisant et, ce qui est plus gênant, parfaitement prévisible.

            Quant au mépris, vous n’y pensez pas : c’est un péché !

            ... Je n’ai pas compris la blague. je manque d’humour, sans doute.

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            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 17 février 2011 à  12:12 :

              Pour quelqu’un qui cherche à comprendre, ce dont je doute, vous avez l’air bien sûr d’avoir raison.

              Je vous le confirme, vos arguments sont méprisables. Le débat est d’ailleurs clos.

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              • Répondu par ishimou le 17 février 2011 à  17:12 :

                Monsieur Pasamonik, Je souhaiterais vous dire que j’apprécie beaucoup votre site d’informations sur la BD et son espace de discussions.
                Vous êtes très critiqué en ce moment, il faut avouer que le sujet s’y prête on parle du diable.Il y a une chose qui m’énerve particulièrement, c’est lorsqu’on vous reproche d’être partial dans le choix de vos sujets. S’il y a bien un site ou tout est chroniqué c’est bien ici.
                Je prends pour exemple l’article récent sur les problèmes de santé du dessinateur PHIl, dont la notoriété ne dépasse pas le monde des fanzines liégeois.
                Vous lui avez consacré de l’espace et par la même occasion, participé à la petite organisation de solidarité que ses copains ont montée pour lui venir en aide.
                Je ne suis pas toujours d’accord avec vous et vous ne publiez pas tout ce que j’écris, mais pour moi vous êtes sans conteste le meilleur site d’info BD.
                Profitez-en, je ne vais pas vous les cirer comme ça tous les jours.
                Longue vie à Actua BD ! Longue vie à l’Association !Longue vie à Phil !

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      • Répondu par Bakounine le 17 février 2011 à  09:56 :

        "C’est pourquoi le journalisme ne vous intéresse pas (mais suffisamment pour venir vous exprimer ici cependant) : en bon bigot, vous préférez les sons de cloche."

        Le son des cloches, vous vous trompez de religion, pour matricule 1204, ce serait plutôt la Pravda.

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        • Répondu par la plume occulte le 17 février 2011 à  13:35 :

          Avec une prédilection pour le trait un peu gauche et une rhétorique bien .....adroite.

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      • Répondu le 18 février 2011 à  00:00 :

        moteur à implosion, plutôt, en l’occurrence...

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    • Répondu le 17 février 2011 à  23:58 :

      « Un but dans la vie ? » : voilà un bien méchant procès d’intention fait à un auteur qui n’est pas "passé du 9ème au 7ème art", mais pratique les deux (et aussi la littérature, la musique...) en même temps. Faut-il rester enfermé dans les petites cases, matricule je-ne-sais-combien ?

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