Joann Sfar césar du meilleur premier film

25 février 2011 14 commentaires Actualité
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De quoi encourager ses futurs projets dans le neuvième art : Joann Sfar a obtenu le césar du meilleur premier film pour Gainsbourg, vie héroïque. Son film était en concurrence avec notamment l’excellent Arnacoeur de Pascal Chaumeil, Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran, ou encore Tête de turc de Pascal Elbé.

Lors des traditionnels remerciements, Sfar n’a pas dit un mot du milieu de la bande dessinée, se contentant d’évoquer "le dessinateur" qu’il est aussi.

Eric Elmosnino, qui joue le rôle-titre, a remporté le césar du meilleur acteur, et le film a également empoché le césar du meilleur son (Daniel Sobrino, Jean Goudier et Cyril Holtz).

DT

Voir en ligne : lire l’article d’actuabd.com au moment de la sortie du film

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14 Messages :
  • Sfar n’a pas dit un mot du milieu de la bande dessinée

    Je ne vois vraiment pourquoi il l’aurait fait, ça aurait été déplacé.

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  • Joann Sfar césar du meilleur premier film
    26 février 2011 00:24, par Xavier Mouton-Dubosc

    « Vous êtes rapide !
    - Et encore, l’encre n’a pas eu le temps de sécher... »
    (in « Lucky Luke : The Daily Star »)

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  • On peut aussi ajouter que Sarah Forestier (qui incarne France Gall dans le film) a obtenu le César de la meilleure actrice (pour Le nom des gens).

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    • Répondu le 26 février 2011 à  13:45 :

      je crois que Sfarr aura publié 5 ou6 albums de bandes dessinées rien que cette année. Vous pensez vraiment qu’il abandonne les bandes dessinées ? Les auteurs qui ne font pas de cinéma font moins de bandes dessinées que lui, non ?
      8 nominations et 3 césars pour son film, et totalement absent de la sélection d’angoulème malgré chagall et le gros livre sur gainsbourg. Est ce que c’est Sfarr qui snobe le milieu de la bd, ou est ce que c’est pas plutôt l’inverse ???

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      • Répondu le 26 février 2011 à  17:32 :

        Ce palmarès est assez navrant. Le film de Sfar est panégyrique, opportuniste, ennuyeux, publicitaire, calibré pour réussir d’un point de vue public (ce qu’il n’a fait qu’à moitié d’ailleurs). Cela ne fait que confirmer que les césars ne signifient rien du tout. Comment la critique française, s’y est-elle laissée prendre ? En Belgique, de grands critiques de cinéma se sont interrogés sur ce mystérieux consensus médiatique, suite au matraquage dont nous avons été l’objet à sa sortie (voir la chronique de Hugues Dayez sur le film à ce sujet, hilarante).
        Le prix pour l’acteur, presque-sosie, dont la performance, comme celle des autres acteurs du film, ne se résume qu’a essayer d’imiter (maladroitement) leurs modèles, est disproportionné, face à un Lambert Wilson, immense acteur, nominé 6 fois sans avoir jamais eu le moindre prix... Pourquoi mettre un tel projet, prétentieux, imparfait, débordant de moyens en période de crise, sur le même plan que les superbes the Ghost writer ou des hommes et des dieux, si ce n’est pour nous rappeler tristement qu’aujourd’hui, le talent et surtout, le travail, semblent être devenus totalement accessoires pour réussir...

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        • Répondu le 27 février 2011 à  14:19 :

          Intéressante analyse. Il est toujours très plaisant d’entendre l’expression de "l’avis contraire", surtout au sujet de Joann Sfar, qui est le premier à se considérer comme "intouchable". C’est peut-être le vrai (et horripilant) défaut que je lui trouve (je ne vous suis pas sur "le talent et le travail", indiscutables dans son cas) : l’absence du doute, inhérente à tout travail créatif. N’est-ce pas même un peu rédhibitoire pour le considérer aveuglément et définitivement comme un immense artiste ?

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        • Répondu par LC le 28 février 2011 à  00:28 :

          Je suis sidéré de la haine à l’égard de Joann Sfar.

          Ce doit être insupportable pour certains médiocres de voir la réussite (Ô combien méritée) de ce talent majeur.

          Cet artiste lumineux, charismatique, intelligent, cultivé, instinctif réussit tout ce qu’il entreprend, avec brio, maestria et subtilité. Son Gainsbourg est une vraie réussite et Eric Elmosnino, grand acteur de théatre, incarne ici un personnage sans jamais imiter le modèle, mais en le ré-inventant, les votants des César ne s’y sont pas trompés.

          Que certains auteurs ne rencontrant pas la réussite qu’ils estiment mériter ressentent les succès de Sfar comme une agression, c’est très dommage, et même un peu pitoyable, personnellement je me réjouis des succès de Zep, Sfar ou Marjane Satrapi, car ils sont largement mérités et tirent la bande dessinée vers le haut, lui offrant une belle vitrine au delà du très réduit microcosme.

          Quant à ceux qui regrettent que le film de patronage de Xavier Beauvois n’ait pas remporté tous les prix, rappelons qu’il a eu celui de Meilleur Film, ce n’est pas rien.

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          • Répondu le 28 février 2011 à  09:10 :

            " Je suis sidéré de la haine "

            tout de suite les grands mots...
            Rassurez vous, le malaise n’est qu’intellectuel et artistique.

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          • Répondu le 28 février 2011 à  09:43 :

            Les réactions négatives le sont (aussi hélas) à la hauteur des louanges, devenues tellement consensuelles, des médias.
            Que les critiques (même envers les très bons comme Sfar) restent "critiques" et ces réactions de haine diminueront.

            pour employer une image, c’est une certaine forme de sacralisation : les critiques se couchent devant leur idole (qui n’a rien demandé) qui engendre les réactions négatives, pas forcément la rancœur de supposés auteurs aigris.

            Je ne dis pas que la rancoeur des auteurs n’existe pas, mais les commentateurs ne peuvent s’extraire aussi facilement de ce problème.

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  • Je lui souhaite une longue carrière de réalisateur et surtout, qu’il laisse tranquille le milieu de la bd.

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  • Joann Sfar césar du meilleur premier film
    26 février 2011 13:30, par djaille

    "l’excellent Arnacoeur"

    On n’a pas dû voir le même film... :o/

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    • Répondu le 26 février 2011 à  18:35 :

      "qu’il laisse tranquille le milieu de la bd". ca veut dire quoi ? En quoi il ne vous "laisse pas tranquille" ?

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  • Joann Sfar césar du meilleur premier film
    28 février 2011 12:47, par PPV

    tant pis pour ceux qui n’ont pas aimé le film, pour ma part je ne trouve pas que ce soit un prix consensuel et facile : Gainsbourg est un personnage culte et chargé de souvenirs pour moi (bon, je ne vais pas expliquer mon adolescence mais c’est un Dieu à mes yeux, voilà c’est dit) et Sfar j’aime bien certains albums mais je n’en suis pas dingue non plus. Le film est intelligent, il réinvente un personnage réel sous la forme d’un conte, tout en restant fidèle avec la réalité. Il y a des scènes magnifiques comme l’entrée de BB par exemple (plan en perspective sur un long couloir, BB marche d’un bon pas vers nous le caniche en laisse dans le look sexy qu’on lui connait, avec Initials BB comme musique), même celui qui n’aime pas le vrai Gainsbourg peut aimer celui du conte de Sfar, il dégage une humanité qu’on ne lui connaissait aps de son vivant, lui qui a vécu de provocation.

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  • Joann Sfar césar du meilleur premier film
    2 mars 2011 22:21, par Gilette

    Super film, d’une grande maitrise, César amplement mérité. Bravo Sfar !

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