Kid Paddle, une licence de plus en plus demandée…

25 août 2005 2 commentaires

C’est dans le but de contrôler les différentes exploitations de ses créations que Midam s’est associé à son épouse, Araceli Cancino, et a créé la société Midam Productions en 2000. Avec le succès de Kid Paddle et la recrudescence de produits dérivés à l’effigie du personnage, la responsabilité première d’Araceli Cancino est de contrôler la qualité des licences et la bonne exploitation de l’image de l’univers de Kid Paddle. Ce qui n’est pas, d’après Midam Productions, la priorité première de l’éditeur...

« Cela peut paraître dérisoire », nous explique Midam, « mais les éditions Dupuis donneraient parfois leur accord sur des figurines de monstres qui ressemblent très peu aux miens. Par exemple, les yeux de mes Blorks se touchent toujours. Et on m’a proposé, dernièrement, un projet où ils ne touchent pas. Ce n’est qu’un détail, mais il faut être fort proche de l’univers de Kid pour en garder toute sa cohérence ». Araceli Cancino ajoute : « Mais attention, je ne suis pas seulement là pour dire non quand il faut dire non ! Grâce à notre mode de fonctionnement, nous sommes en mesure d’offrir de véritables solutions et des idées aux licenciés dans des délais très courts. Ce fut le cas avec Atari dont le GBA sortira en novembre 2005. La collaboration avec Atari fut excellente et le jeu reflète vraiment l’univers Kid Paddle.  »

Kid Paddle, une licence de plus en plus demandée…
Araceli Cancino & Kid.

Il est vrai que depuis la diffusion des deux saisons de dessins animés Kid Paddle, les demandes de licence ont explosé : des marques alimentaires associent leurs produits au « hard gamer » des éditions Dupuis ; des produits textiles (jeans, t-shirt, chaussettes) ont été façonnés et des figurines moulées. Sans compter les articles plus ludiques comme par exemple un Blork qui parle lorsqu’on appuie sur le sommet de son crâne ou des skate-boards.

Midam Productions reste fort discret sur les montants versés pour l’acquisition des droits, mais souligne que ceux-ci appartiennent toujours aux éditions Dupuis. Et ce, jusqu’en 2010.

Dans un article rédigé par Philippe Galloy de la Libre Belgique, en juin dernier, Araceli Cancino confie que Midam Productions gère également certains aspects du marketing et des relations avec la presse. « Midam et moi avons aussi des idées à faire valoir lors de l’élaboration d’une stratégie marketing », explique-t-elle à Philippe Galloy. « Nous avons par exemple organisé des réunions pour trouver des slogans sur la série ».

En définitive, l’auteur veut avoir le contrôle sur tout ce qui touche ses créations et il s’en donne les moyens à travers une gestion centralisée et très dynamique. Une manière de travailler qui fait sans doute grincer quelques dents chez l’éditeur. Peu d’auteurs interviennent à ce point en aval de la conception d’un album.

D’une manière générale, les auteurs à succès (ou les ayants droit) gèrent eux-mêmes les droits dérivés de leurs séries au travers de sociétés (IMPS pour les Schtroumpfs, Moulinsart pour Tintin, Albert-René pour Astérix) ou via un agent (Jean-Claude Camano pour Titeuf ou Michel Lieuré pour les personnages de Gotlib, de Brétécher et de Tabary). Midam rentre donc aujourd’hui dans un cercle très fermé.

NA.

Illustration (c) Midam / Dupuis

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