L’Homme de l’année : 1888 - Par Céka & Blasko-Martinez - Delcourt

4 janvier 2019 0 commentaire

Série de meurtres sanglants dans le quartier populaire de Whitechapel à Londres. La police se montre incapable de coincer le tueur, qui semble le même pour une bonne part de ces crimes. Sa sauvagerie effraie les anglais, et ses cibles partagent deux caractéristiques : prostituées, et travaillant dans ce secteur. Et si un document retrouvé cent ans plus tard révélait le nom du coupable ?

Incontestable réussite artistique, ce tome 13 de la collection L’Home de l’année (label série B) porte une thèse contestable. Le récit est brillant de bout en bout : paysages nocturnes, souffle glaçant de la violence, subtilité des attitudes... Mais que Céka postule que derrière Jack l’éventreur se cache un juif rescapé des pogroms de Pologne laisse perplexe. D’une part parce les documents de Scotland Yard ne mentionnent aucun suspect proche de son profil (à moins que l’auteur ne dispose d’autres sources) ; d’autre part parce qu’il est difficilement imaginable qu’un ado traumatisé, dans son pays d’accueil et devenu adulte, trucide sauvagement des femmes sous prétexte qu’il est amoureux de sa sœur (Dr Freud bonjour !). D’autant que les atrocités de l’éventreur montraient un savoir-faire digne d’un médecin ou d’un boucher, sûrement pas d’un coiffeur, profession attribué au coupable désigné. Imaginez que cet album tombe entre de mauvaise mains...

DT
L'Homme de l'année : 1888 - Par Céka & Blasko-Martinez - Delcourt

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