La Caisse d’Épargne confirme son intérêt pour la BD.

18 mars 2008 4 commentaires

La Caisse d’Épargne a toujours marqué son intérêt pour la bande dessinée. Elle sponsorise le Festival de la BD d’Angoulême depuis de nombreuses années, notamment le Prix jeunesse et le concours de la BD scolaire, mais aussi de nombreux festivals de province, comme Saint-Malo, ou encore L’Escale BD du Salon du Livre de Paris.

La banque renouvèle aujourd’hui son soutien au Neuvième Art en créant un évènement nouveau : « Le Gang de Talents », une opération destinée à promouvoir des jeunes auteurs talentueux.

Un jury, présidé par Luc Besson, et composé de dix personnalités proches du monde de la BD parmi lesquelles Marguerite Abouet (dessinatrice), Pascal Cahour (libraire Album), Philippe Guillaume (journaliste pour Les Échos), Jean-Philippe Lefèvre (animateur de l’émission « Un monde de bulles », Public Sénat), Régis Loisel (dessinateur, scénariste), Lisa Mandel (dessinatrice, scénariste), Jean-David Morvan (scénariste), Jérôme Vermelin (rédacteur en chef Culture de Metro)]], sélectionnera, le 20 juin prochain, six jeunes auteurs. Ceux-ci devront avoir publié entre deux et cinq albums et sortir un nouvel album entre septembre 2008 et avril 2009 !

Les livres des auteurs sélectionnés seront mis en évidence dans les salons et festivals BD que sponsorisent la Caisse d’Épargne, mais aussi dans le réseau Canal BD et les librairies albums, partenaires de l’opération.

Par ailleurs, ces albums seront également mis en valeur sur le site d’information Mundo-bd.fr auquel collabore un certain... Didier Pasamonik que les lecteurs d’Actuabd.com connaissent bien.

NA

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4 Messages :
  • Oui, un commentaire...
    La caisse d’épargne lance un nouvel évènement destinée à promouvoir la caisse d’épargne grâce à la bande dessinée. Ce serait une locution plus logique. A la lecture du dossier complet présentant l’opération, on ne peut évidemment qu’encourager les auteurs souhaitant devenir homme-sandwich à demander à leurs éditeurs de les inscrire...

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    • Répondu par Sergio Salma le 19 mars 2008 à  13:27 :

      Cher 6P,
      la contradiction étant mon sport favori , je me permets.
      Bien entendu qu’une société engage son nom dans n’importe quel domaine pour se faire de la publicité. C’est pas caché, c’est le but.
      ça s’appelle du sponsoring. Dans les temps plus anciens,on aurait trouvé ça vulgaire que le monde artistique, pur toujours, s’acoquine avec des marchands . Eh bien maintenant ça se fait.

      Vous n’allez pas obliger les journalistes ou les relayeurs d’informations d’utiliser les formules adéquates genre " Le savon Bidobul veut faire parler de son savon (Bidobul) en donnant des sommes d’argent, engageant énergie et personnel pour créer ou soutenir un concours, une manifestation . Bidobul veut faire vendre un max de ses savonnettes et le moyen qu’il a trouvé c’est d’associer son nom à des événements. Pour atteindre son but, Il aurait pu aussi mettre son logo Bidobul ( un bébé avec un sourire à une dent) sur des voitures de sport, sur des terrains de foot, sur des affiches de métro. Il aurait pu aussi verser des sous à un événement- cinéma, une opération caritative ou créer pourquoi pas les 24 heures des bains et des douches. Le but avoué étant bien sûr de faire progresser les ventes et non d’être juste vu . Alors ici Bidobul pousse la bédé avec son bébé."

      Comme vous êtes certainement une personne très âgée qui n’avez pas encore eu vent de ces moeurs, il s’agit donc , je le répète ,de sponsoring. Le sponsor étant selon mon Robert qui sait tout "une personne ou un organisme qui soutient financièrement une entreprise à des fins publicitaires".

      Et si vous aimez un peu la bande dessinée (normalement oui vous vous baladez sur ce site) vous devriez vous réjouir. ça veut dire que des gens, des groupes, des sociétés qui ont des sous s’y intéressent . Leur but , non philanthropique mais je crois que je l’ai déjà dit, étant de voir leur nom, leur logo associés à des happenings qui ont pas mal de chances d’être suivis.

      Ils feront d’une pierre deux coups. Ils profiteront de l’image positive et vivante d’un média très dynamique et ils accroîtront par la même occasion leur notoriété .
      J’ai l’air de me moquer mais je vous comprends : qu’une banque (hou ! les vilains !) parraine le début de carrière d’artistes qui sont certainement de gentils adolescents idéalistes ça crée intuitivement une image paradoxale. Mais c’est comme ça. La vie est cruelle.

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      • Répondu par 6P le 19 mars 2008 à  16:46 :

        Cher Sergio,
        Je connais sur le bout des doigts toutes les ficelles du sponsoring, c’est aimable de l’expliquer (éventuellement pour ceux qui nous liront)mais je suis un jeune homme moderne bien que très peu naïf. Ne prenez pas cette peine de tenter de m’éclairer.
        Anciens temps ou temps nouveaux, que les choses se fassent ou pas, ne se fassent plus ou de nouveau, chacun pourra convenir que tel ou telle lui paraisse vulgaire ou pas. Le temps n’a rien à voir là dedans.
        Je m’en voudrais également de devoir forcer les journalistes à tel ou telle chose, mais me permettrait cependant de vous rappeler que les mots en encore un sens, même aujourd’hui, et que le mot "journalisme" en a donc aussi encore, et plus d’un.
        Comme vous avez pris soin de vérifier dans votre Robert -ce qui me permet d’éviter à attraper le mien- je note dans cette définition "qui soutient financièrement une entreprise" et c’est vrai que
        cela s’applique à merveille pour la caisse d’ep’ vu sa présence, et certainement le montant du chèque qui va avec, dans des manifestations liés à la bande dessinée. Mais là, en l’occurrence, l’institution en question ne soutient pas mais crée l’évènement. C’est merveilleux cet esprit de création.
        Sinon, je n’ai pas à me réjouir particulièrement d’un quelconque sponsoring dans un domaine qui m’est cher, pourquoi le devrais-je ? Je ne soutiens pas une équipe, aurais-je la naïveté de penser que j’ai quelque chose à y gagner ?

        Concernant votre dernier paragraphe, je vous confirme que vous n’avez pas l’air de vous moquer, vous avez l’air de croire à ce que vous dites, ce qui me semble un poil ingénu d’ailleurs, vu d’une part le ton de votre réponse qui démontre que vous êtes une personne à qui on ne l’a fait pas, et d’autre part vu le dialecte utilisé à fins explicatives, je cite : "... Ils profiteront de l’image positive et vivante d’un média très dynamique et ils accroîtront par la même occasion leur notoriété...". A coup sur, cela ne sort pas du Robert cette fois-ci, peut-être d’une école de commerce ?
        Et pour suivre, je serais le dernier à considérer les auteurs, de surcroit ceux qui débutent, comme de gentils adolescents idéalistes, à en fréquenter beaucoup, je crois que l’idéalisme a déjà un certain coup dans l’aile chez eux, malgré l’aile protectrice de grandes grandes sociétés non philanthropique, comme vous le rappelez avec raison.
        Je reste néanmoins parfaitement d’accord avec vous sur la classique affirmation "la vie est cruelle", car pour avoir lu en détail le dossier de promotion de cette charmante opération de promotion (vous voyez, j’avais bien saisi) je constate qu’elle s’organise uniquement autour du travail promotionnel et je me demandais donc si dans cette habile opération le maillot du sponsor était fourni par la gentille banque afin que l’auteur ne prenne pas froid au cours du marathon auquel son éditeur l’engage, ou bien, si tout simplement, ce maillot, cousu en tissu de jeune auteur sympathique et reconnaissant servait plus prosaïquement à protéger de l’anonymat un chouette écureuil amateur de noisettes. Ce qui, dans un sens, rejoint merveilleusement la bande dessinée qui est prolifique en animaux vêtus et même en écureuil à chapeau de groom.
        Je vous engage à relire cette superbe plaquette que je n’aurais pas la grossièreté de mettre à disposition afin de voir à quel point elle est subtile et bien balancée.
        Tout ceci ne m’offusque aucunement (j’avais là quelques minutes de libre), je reçois des dizaines de documents promotionnelles similaires par mois et je dois vous avouez que je m’en délecte.

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        • Répondu par Sergio Salma le 19 mars 2008 à  22:05 :

          Oui, les mots ont un sens.
          Votre post initial donnait l’impression que vous butiez uniquement sur la terminologie. En fait, vous êtes au fait de toutes ces choses et s’il m’est venu cet accès de joyeuse moquerie, c’était sans doute pour pouvoir asséner ma conclusion, avec laquelle vous semblez être d’accord : la cruauté de la vie.

          Mais puisque vous posez une question" pourquoi devrais-je me réjouir de l’intérêt( le mot est particulièrement savoureux) d’une quelconque société pour la bande dessinée ?", j’y vais de ma petite supposition.

          A mon avis, ça veut simplement dire que si des sociétés qui ont po...pignon sur rue ont envie d’accoler leur image à la bande dessinée, ça induit que le média choisi a un fort potentiel.
          Si ce média a un fort potentiel c’est qu’il se porte relativement bien ( n’entrons pas dans le débat des goûts et des dégoûts, centrons-nous sur l’économie).
          S’il se porte relativement bien c’est que plusieurs générations font la fête à des centaines d’auteurs, lisent, achètent et font taire bien des commentaires alarmistes.

          je ne vais pas cautionner aveuglément le tout-économique et en conclure que la bande dessinée prouve là et uniquement grâce à ces associations ponctuelles son importance dans le paysage culturel, mais je ne peux pas m’empêcher d’y voir là un indice positif.

          Que ce soit pour des concours comme celui-là, pour des participations plus ou moins actives à des manifestations de plus ou moins grande envergure, je me dis que cet argent, quelque part , profite à l’essor général . On peut faire la fine bouche, le puriste et bien entendu regretter certains débordements. Mais il faut aussi parfois être réaliste(je ne vous taxe pas de rêveur attention).

          Puisque la relève est à assurer et que cette recherche de nouveaux talents peut passer par ce canal pourquoi pas ? Vous jouez avec le mot "création" et le mot "soutien". Si un seul des participants peut accéder au podium, publier et gagner quelques années dans son parcours, je trouverai déjà un intérêt à ce genre d’opération. Un seul.

          La grande enseigne qui a
          pendant très longtemps"soutenu" la bande dessinée à Angoulême n’a rien fait d’autre. D’autres continueront à faire tourner le cirque.
          C’est une méthode banale que d’accepter d’y aller de sa poche . Dans les staffs de commerciaux censés promouvoir une marque, il se trouve des personnes qui vont plus loin en étant à l’origine de tout un processus. Ils créeront donc l’événement de A à Z en passant par B et D.

          Pas fait d’école de commerce, non. Simplement regardé le fonctionnement et les atermoiements de notre petite société humaine.

          Pour vous reprendre jusque dans vos plus petites remarques, j’ai comme vous constaté que les artistes en herbe n’étaient plus tout à fait à l’image qu’on aurait pu s’en faire il y a peu. C’est-à-dire volontiers rebelles ou carrément romantiques. Je veux pourtant encore croire en certaines ambitions et si je trouve cruelle cette association relative avec le capitalisme débridé, j’en conclus aussi que ce sera en définitive un pied à l’étrier sans équivoque. Ils sont tout de même idéalistes allez. Si ce n’est pas pour prouver au monde que la subversion est le seul salut , ils rêvent à de substantiels bénéfices liés à leur future activité ; on peut y voir là une nouvelle définition du mot "idéaliste".

          Pour ma part, je ne lance pas de polémique ; le débat est intéressant dès lors qu’il met en lumière des frustrations, des rejets ou des jugements qui souvent, il me semble, relèvent de l’idée reçue. Je propose juste une alternative mais sans obliger quiconque à abonder dans ce sens.

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