La réalisation de « Péchés Mignons » externalisée ?

13 décembre 2008 16 commentaires Actualité
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Le site du studio de presse graphique « Coiffeurs Pour Dames » mentionne qu’ils travaillent actuellement sur la réalisation du quatrième tome de « Péchés Mignons » de Arthur de Pins. Toto Dernoncourt, l’un des associés du studio a écrit sur son site : « Après une période de mise au point, de recherche de décors, de poses des différents personnages et de mise en place des scénarios de Maïa Mazaurette, la production du studio prend sa vitesse de croisière », sous l’oeil vigilant d’Arthur de Pins.

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16 Messages :
  • Précisions, pour éviter malentendu ou polémique : la série Pêchés Mignons reste écrite par Arthur de Pins et Maïa Mazaurette, pensée par Arthur, découpée par Arthur, dessinée par Arthur et entièrement fidèle à l’esprit et aux dessins d’Arthur. Notre studio graphique prend simplement en charge, sous sa houlette, et ce n’est pas sale, certaines étapes techniques. Histoire que les fans de ce surdoué surbooké puissent espérer un nouvel album dans des délais raisonnables - la BD reste de l’artisanat, même par ordinateur.

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    • Répondu par roger le 15 décembre 2008 à  14:20 :

      Il a tjrs eu des gens pour coloriser une BD, les coloristes, d’autres pour encrer, des encreurs, d’autres encore pour s’occuper de tracer les décors, d’autres s’occupant
      juste des personnages principaux, j’ai vu parfois jusqu’a 5 ou 6 intervenants sur une série ! Mais c’est sur que ca devient plus de la chaine façon henri Ford qu’un travail artisanal ! Cdt

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    • Répondu le 15 décembre 2008 à  19:18 :

      Aucun malentendu, on a bien compris, à l’instar des peintres d’antan qui avaient un atelier et des petites mains, les "vedettes" de la bd laissent faire les assistants pendant qu’ils se font bronzer au soleil.

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      • Répondu par Fred Boot le 16 décembre 2008 à  04:36 :

        Ce n’est pas si simple. Etre assistant au sein d’un studio ou d’un atelier est un bon moyen d’apprentissage et de formation, on connait des exemples célèbres dans le domaine de la bd. Là on n’est pas du tout dans le cas de figure d’une artiste transmettant un savoir (directement ou indirectement) : c’est juste une partie technique déléguée à une boîte. Un peu triste, mais après tout Arthur gère sa petite entreprise comme il l’entend.

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      • Répondu par funkyoister le 16 décembre 2008 à  07:13 :

        Ah oui j’ai lu ça et c’est peut-être crétin de ma part, ça m’a fait descendre DePins du piédestal sur lequel je l’avais posé.
        J’ai toujours eu du mal avec ce genre de pratique, même si ça ne date pas d’hier...Disons que c’est rarement divulgué que des petites mains dans l’ombre façonnent laborieusement pendant que les lauriers ne sont sur la tête que d’une seule personne.
        Toto est un excellent dessinateur et il anime magnifiquement le site de spirou par ses créations Flash depuis bien lontemps, aura-t-il droit d’avoir son nom apparaitre sur les albums à venir ???

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        • Répondu par swift le 17 décembre 2008 à  11:49 :

          Allons plus loin, alors, si le cout d’un studio français devient trop élevé, ce qui va arriver forcément,
          pourquoi ne pas décentraliser la production directement in china !

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  • On a proposé à un ami une série "taf" avec deux scénaristes, un coloriste, et éventuellement un "cintiq-eur" en supplément pour aller plus vite sur l’encrage !
    Ma question a été : une fois tous ces gens là payés, que va-t-il te rester comme droits sur ton album ! Si l’album monte à 6000 ex
    en ventes ( la moyenne ) avec cinq personnes pour le fabriquer,
    ça frole l’incohérence la plus totale, même en tombant 2 albums par an, ça fait même pas un 1/2 smic mensuel !
    La surproduction a des cotés complètement hallucinants !

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    • Répondu par Jean-Luc Cornette le 16 décembre 2008 à  17:19 :

      Un auteur de BD a envie de plaire à ses lecteurs. Il a envie de leur proposer de bons bouquins. Pour le reste : comment il les fait, avec qui il les fait, s’il se fait assister, et surtout comment est réparti l’argent gagné, cela ne regarde en rien les lecteurs. Je me demande pourquoi des lecteurs se mêlent de la cuisine interne des auteurs ? Cela fait plus de 60 ans qu’on va voir des dessins animés de Walt Disney pour lesquels le Walt en question n’a jamais tracé une ligne. Son talent était de mener à bien ses projets, avec une vision précise de l’histoire, du graphisme et de la qualité qu’il recherchait. Peu importe qui dessinait le troisième papillon à gauche dans Bambi, ou les traces du camion dans la neige dans les 101 dalmatiens. On s’en fout, du moment qu’on passe un super moment à la vision du film ! Qui s’énerve lorsque George Lucas utilise 4000 personnes ou plus pour réaliser ses films ? Et combien gagne le gars qui apporte le café ou celui qui modélise le 106ième vaisseau ? Pour l’instant, c’est Lucas qui se choppe les lauriers ! Oui ! Et alors ? Le gars qui fait le 106ième vaisseau aura peut-être son heure de gloire par après, sur un projet personnel. Et il les aura aussi ses lauriers. Et il se fera aider par d’autres. Derib a aidé Peyo, Cosey a aidé Derib. Je n’y vois rien d’anormal, et rien, dans ces collaborations, qui ait pu décevoir les lecteurs. Les meilleurs albums des Schtroumpfs ont été réalisés avec l’aide d’assistants. Les moins bons aussi. Quand Will faisait les décors de Benoît Brisfer, personne n’a dit que cela allait donner de la daube. Personne n’a dit non plus « Oh, le pauvre Will ! Il est utilisé par ce salaud de Peyo, alors qu’il pourrait faire un Tif et Tondu à la place ! » Si Peyo avait envie de bosser avec Will et si Will avait envie de bosser avec Peyo, je ne vois pas en quoi les lecteurs auraient pu avoir quelque chose à en redire ? Même chose pour Arthur de Pins. Il a décidé de travailler avec « Coiffeurs pour Dames » et Toto Dernoncourt. Et ceux-ci sont ravis de bosser avec de Pins. S’ils estiment que c’est la meilleure solution pour pouvoir offrir un prochain album aux lecteurs sans leur faire attendre trois ans, ils savent ce qu’ils font. Les auteurs sont des adultes responsables. Ils passent leur vie à réfléchir à leur création. Ils ont pesé le pour et le contre sans votre aide. Faites leur un peu confiance. S’ils n’avaient rien dit, il est fort probable que personne n’aurait rien remarqué. Quand vous achetez votre pain à la boulangerie ou que vous allez dans un bon restaurant, vous ne savez pas si c’est le boulanger en personne qui pétrit la pâte dans la cave de la boulangerie, ou si c’est le chef qui prépare votre carpaccio. Peu importe ! L’important est que vous soyez satisfait. Vous avez, de toute manière, une arme infaillible en cas de déception : vous pouvez ne pas acheter l’album. Dès lors, attendez de voir le résultat avant de propager vos doutes, et vos remarques limite interventionnistes sur un métier que vous ne pratiquez pas, et qui existe juste pour vous donner du plaisir. Faites un peu confiance aux auteurs en général, et à Arthur de Pins, à Toto Dernoncourt et à « Coiffeurs pour Dames » en particulier. Je parie que vous ne serez pas déçus !

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      • Répondu le 16 décembre 2008 à  17:39 :

        Oh le corporatisme rassi !

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      • Répondu par Sergio Salma le 16 décembre 2008 à  23:12 :

        D’autant plus que j’ai appris que ni Loisel ni Cuadrado ne fabriquaient pas leur papier eux-même. C’est un scandale.

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        • Répondu par smeagol le 17 décembre 2008 à  18:29 :

          Faux / Loisel fait vieillir son vélin d’arche pour tirages ultra limited dans sa propre cave, lui même, et de ses blanches mains !

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          • Répondu par Sergio Salma le 17 décembre 2008 à  22:43 :

            ah !? ben mince alors ! mais bon, quand j’achète une bouteille de vin et que je la fais vieillir dans ma cave, je suis pas viticulteur.

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      • Répondu par Alex le 16 décembre 2008 à  23:53 :

        " Le gars qui fait le 106ième vaisseau aura peut-être son heure de gloire par après, sur un projet personnel."

        En plein accord avec vous Jean-Luc. Par le hasard de la programmation cathodique- je réside a l’étranger- je regardais ce soir même un docu sur "Star Wars". C’est sûr que "Le gars qui faisait le 106ième vaisseau" à ILM est depuis bardé de lauriers (en apparté-je crois bien qu’il s’en fiche un peu aussi). Une chose que je ne savais pas à propos de "Star Wars" -quand on parle de déléguer les tâches- c’est que Lucas avait pris un tel retard sur le calendrier qu’il décida de sceindre son équipe en trois unités de réalisations. Le "control-freak" qu’il était eu l’intelligence de s’effacer, au profit de la vision de son oeuvre (et ce message ne témoigne nullement de mon appréciation de "Star Wars").

        Pour l’amateur d’art, il est aisé de replacer chronologiquement l’attention dirigée sur l’individualisation de la production artistique. C’est avant tout une idée issue du Romantisme. Alors, "à bas Hergé, Jacobs, Kirby... Arthur d P ?". Tiens, à bas le théatre aussi pendant qu’on y est, ses costumières, éclairagistes... Pourquoi pas...? Mais j’attends vos arguments en faveur d’une création égo-centrée vis-à-vis d’une production artistique d’équipe. Allons, vous devez réaliser vous-même la vanité de cet exercice : Ingmar Bergman contre Van Gogh ?

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        • Répondu par OVV le 17 décembre 2008 à  00:09 :

          Moi j’en dis surtout que le dernier album de Jean-Luc Cornette est super, au moins autant que celui de Sergio Salma. Si j’étais vous je les achèterais. En même temps que les Pêchés Mignons, ça va de soi.

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          • Répondu par gorog le 17 décembre 2008 à  08:25 :

            Cette discussion est sans intérêt, 99% des auteurs restent d’obscurs passionnés besogneux, assidus et seuls devant leur table, à aligner des planches, alors si sur une série, ils ont besoin d’être douze pour la faire, ça restera anecdotique pour moi !

            Mais je préfère que ça le reste !

            Arf ! Comparer péchés mignons à starwars ou un D.A. de Disney, fallait oser quand même :-))))

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  • Les gens qui s’étonnent du passage à l’échelle industrielle de cette BD qu’aucune main humaine n’a jamais touchée pour cause de production informatisée n’ont pas compris qu’il s’agit en fait d’une action de bienfaisance : rendre enfin les hydrocéphales sexy dans le monde entier !

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