La réponse d’Antoine Gallimard aux auteurs de Casterman : "Je ne me reconnais pas dans cette caricature."

14 novembre 2012 27 commentaires

La réponse n’a pas tardé : ce matin Antoine Gallimard directement interpellé par les auteurs de Casterman représentés par leur plus gros vendeurs (les ayants-droit de Hergé, de Pratt, Geluck, Bilal, Schuiten...) leur répond relativement sèchement :

" Vous m’avez adressé une lettre publique où vous laissez entendre que l’éditeur de littérature que je suis n’est qu’un entrepreneur cynique et inattentif à vos préoccupations. Moi qui ai toujours été du côté des écrivains et connais leur sensibilité, je ne me reconnais pas dans cette caricature."

Il souligne qu’il a racheté Flammarion notamment "pour conforter la position de Casterman" et que l’affaire n’a été signée qu’en septembre, il y a deux mois. Qu’en clair, l’énergie que cette acquisition lui a demandée et qui s’est conclue il y a seulement 60 jours ne lui a pas laissé le temps de faire le tour des popotes.

Il rappelle que le départ de Louis Delas est d’abord là pour répondre au besoin pour lui de prendre la succession d’une entreprise familiale : "Une proposition m’a été faite par l’Ecole des Loisirs, propriété de la famille Delas, de racheter la moitié des parts de Casterman. Ce projet était motivé par la décision de Louis Delas de conserver la direction de Casterman, tout en prenant la présidence et la direction de son groupe familial.[...] Je n’accepte pas de porter la responsabilité de la décision de Louis Delas de rejoindre le groupe de son père. Cette décision était prise depuis longtemps."

Il réaffirme son attachement à la bande dessinée : "C’est du reste ce qui m’a motivé à reprendre Futuropolis et à créer un secteur de bande dessinée chez Gallimard Jeunesse, notamment avec "Bayou". Riche de cette expérience, je souhaite continuer avec vous tous à faire vivre cette maison, qui est autant la mienne que la vôtre."

Il ne fait aucun doute que le PDG du groupe Gallimard a du demander à sa secrétaire les numéros de téléphone de ses plus grands auteurs pour les rassurer directement sur la suite des événements...

Une question reste pendante aujourd’hui : qui succèdera à Louis Delas qui part fin décembre ?

Si nos lecteurs ont des idées, les pronostics sont ouverts...

DP

La réponse d'Antoine Gallimard aux auteurs de Casterman : "Je ne me reconnais pas dans cette caricature."
LA REPONSE D’ANTOINE GALLIMARD (EN PDF)

Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

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27 Messages :
  • Cet article à le mérite de remettre les pendules à l’heure, seul les auteurs gros vendeurs auront droit aux débats ou à un coup de fil amical de la nouvelle direction. Les riches parlent, les pauvres se taisent. Socialement, la BD est navrante d’indignité,elle est un morceau du 19eme siècle coincé dans l’espace temps.

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    • Répondu le 14 novembre 2012 à  15:30 :

      Bien vu !
      Il y a des castes dans ce métier qui méprisent les petits. Il n ’y a qu’à voir le silence radio de ces "aristos d ’la BD" quand aux conditions désastreuses que l’on offrent aux petits ...On commence à crever la dalle en bas alors que la production est en perpétuelle ascension.
      Du moment que l’on signe des chèques en or à ces braves "indignés", on achète leur silence dans une indifférence abjecte.

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      • Répondu le 14 novembre 2012 à  16:58 :

        Je l’aurai pas mieux dit moi même ! Le silence radio sur la réelle misère de 85 ou 90% des auteurs d’en bas est ASSOURDISSANT, aucun site BD n’en parle !!!

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        • Répondu par un lecteur de bd le 15 novembre 2012 à  12:11 :

          Eh, les auteurs de BD, faudrait quand même penser à devenir adultes et à retomber les pieds sur terre. Vous en connaissez beaucoup des métiers artistiques où on ne rémunère pas les artistes au regard de leur succès ? Cela vaut pour les écrivains, pour les acteurs, pour les musiciens... Et pourquoi pas pour les auteurs de bande dessinée ? Vous avez choisi un métier de passion, un métier de plaisir, mais aussi un métier aléatoire, assumez-le, que diable ! Je vais prendre un exemple hors BD pour essayer de me faire comprendre. Imaginez que je décide de vivre de ma passion, le football. Imaginez que mon faible niveau me permette à peine de jouer dans un club amateur de sixième zone qui évidemment ne rémunère pas ses joueurs (ben oui, le football, ça peut être un hobby aussi). Imaginez que malgré cela, je décide de m’entraîner 10 heures par jour dans l’espoir de progresser. Imaginez que malgré mes efforts, je ne parvienne pas à convaincre un agent de joueurs de me vendre à une équipe professionnelle. Imaginez que je déverse sur actuafootball.com toute ma rage de ne pas voir un club délier les cordons de la bourse pour me payer comme une star du ballon rond. Imaginez que j’aille jusqu’à râler sur l’entraîneur de mon club de sixième zone parce qu’il ne me paie pas (alors que le stade compte une dizaine de spectateurs payants en moyenne lors des matchs). Imaginez que les lecteurs du forum se moquent de moi en me traitant de grand naïf. Imaginez que vous me trouviez risible également. Imaginez pourtant que vous êtes semblables à ce pauvre bonhomme qui croit que parce qu’il aime le football, il peut en vivre lui aussi. Personnellement, j’aime lire le journal. Je pourrais faire cela toute la journée. Mai je n’ai jamais imaginé qu’on puisse me payer pour le faire. Et pourtant, certains journalistes le sont, les salauds !... ;-) Messieurs les auteurs, faites comme tout le monde, lisez la bande dessinée de qualité et/ou à succès que les auteurs riches (tant mieux pour eux !) fabriquent avec leurs petites mains comme vous et cessez de regretter que personne ne s’intéresse à votre travail, quand bien même est-il fait avec sincérité. Retroussez vos manches, prenez le métro (vous pourrez y lire des BD) et allez bosser, comme tout le monde ! Comme moi en tout cas qui suis un passionné de BD comme vous !

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          • Répondu le 15 novembre 2012 à  18:26 :

            Vous semblez gravement méconnaître l’histoire de l’activité "Auteur de BD". Essayez au moins d’être plus poli.

            On va dire qu’entre les années 75 et les années 2000, auteur de BD c’était un métier. C’était très difficile d’y entrer, mais une fois un contrat signé, les ventes moyennes permettaient aux éditeurs de payer un petit Smic même à ceux qui ne vendaient pas beaucoup.
            C’est parce que tout à changé à partir des années 2000 que de nombreux auteurs ont été précarisés.

            Donc, c’est plus la transformation d’une profession en une non-profession qui crée ce malaise. Malaise principalement patent chez les auteurs entre 35 et 60 ans. Les autres, on ne les entend pas : Les jeunes savent depuis le début que c’est très difficile. Les vieux sont sont soit relativement riches et tranquilles, soit ils crèvent sans rien dire.

            à partir des années 2000, les éditeurs se sont multipliés, et ils ont multiplié les sorties. Aujourd’hui, ce sont les auteurs qui paient les pots cassés, demain ce sera le reste de la chaine.

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          • Répondu par lavazza le 15 novembre 2012 à  19:11 :

            Pas lu ton trop long post incompréhensible avec ses histoires de footeux chelous, par contre, prendre le métro, c’est niet !!!!

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          • Répondu par Florent Calvez le 15 novembre 2012 à  19:36 :

            Mais... Vous n’avez rien compris !
            Il n’est pas question d’exiger les mêmes prix à la planche qu’un Bilal ou Tardi ! Beaucoup d’entre nous regrettent amèrement le peu de solidarité dont font preuve ces "stars" de la bd. Aucune jalousie dans nos remarques ! A titre personnel, je me félicite que ces auteurs - dont j’apprécie le travail - gagnent très bien, voire très, très bien leur vie !

            Leur défense indéfectible de M. Delas montre un certain éloignement avec le "prolétariat" de la bd qui voit ses conditions de vie d’auteur se dégrader (y compris chez Casterman, mais pas que... )
            Le passage de M. Delas à la tête du SNE ne me semble pas laisser un excellent souvenir aux membres du SNAC... Et qu’à certaines occasions, le soutien des signataires de cette lettre aurait été plus qu’apprécié...

            Votre ritournelle sur le ton de "si vous êtes pas contents, il manque de bras dans l’agriculture" me laisse pantois.
            C’est un métier, auteur de bande dessinée... Pas un loisir, pas une passion, pas une occupation. Nous sommes des professionnels, des adultes responsables et nous avons les pieds sur terre. Comme tout à chacun, notre travail nous permet de nous nourrir, nous et nos enfants. Qu’imaginez-vous ?! Que nous étions de grands adolescents un peu rêveurs, naïfs ? Raté.
            En ces temps de vaches maigres, ce serait plutôt tout le contraire.

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          • Répondu par un dessinateur de BD le 15 novembre 2012 à  22:19 :

            C’est assez stupide votre raisonnement.
            Vous ne connaissez pas grand chose visiblement aux conditions de travail d’un auteur de BD.
            Pour ma part, étant un de ces joyeux immatures qui depuis 15 fait des albums, j’observe que les rémunérations se réduisent, les conditions de réalisations de plus en plus rapides , la surproduction (allégrement soutenue par tout les éditeurs), rendent ce métier de plus en plus précaire.

            Cher monsieur, même si ça reste un plaisir de dessiner, ça n’en reste pas moins un métier . Et oui ! C’est fou ça !
            Avec un raisonnement aussi con que le votre (limite commerçant...), on peut flinguer tout ce qui touche au culturel.
            J’espère que vous en chier tout les jours dans le votre de métier ! Puisqu’à vous lire, rien ne vaut un métier que l’on vomit pour avoir le sentiment de gagner sa croûte honnêtement et surtout avec les deux pieds sur terre !

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            • Répondu le 16 novembre 2012 à  09:33 :

              Inutile de se voiler la face non plus. Lecteur de bd, même si son ton est sarcastique n’est pas très loin de la réalité. Notre métier perd de sa substance. Pendant 20 ans, la "nouvelle bd" a fait croire au lecteur qu’auteur de bd n’était pas un métier, qu’il n’y avait pas besoin de maîtriser quoi que se soit pour raconter une histoire avec des petits dessins et une histoire pataude. Des albums réalisés en 2 mois sont arrivés sur la marché. Ils se sont vendus. Les éditeurs en ont bien profité pour mettre en place les forfaits à un prix dérisoire. Pourquoi se priver ? Il y avait pléthore de projets à éditer. Petit à petit, l’offre s’est développé, les lecteurs n’ont pas tant suivi que ça et le métier s’est précarisé. Et mainteant pourquoi payer autant un auteur semi-réaliste qui vendra à peine plus ou moins qu’un auteur au trait jeté ? Le métier se sectorise, pas les prix de planche. Il devient compliquer de boucler un album dans des conditions raisonnables.

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              • Répondu par Benj le 16 novembre 2012 à  10:45 :

                Bien votre post, et assez juste, toutefois, tout mettre sur le dos de la "nouvelle BD au trait jeté et rapide" - 1 album en un mois et demi - ne me semble pas la cause principale de la précarisation des auteurs. Perso, je mettrai plus ça sur la surproduction folle à laquelle on assiste ces derniers temps. UN éditeur qui sortait "avant" 150 albums / an dépensait un chiffre X en avance sur droits,
                aujourd’hui, ce même chiffre X sert à sortir 400 ou 500 album par an.
                Là, mathématiquement est l’erreur et la baisse obligée des prix à la planche

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                • Répondu le 16 novembre 2012 à  14:45 :

                  Bien sûr, la nouvelle bd n’est pas la cause de tous les maux. C’est une des causes de la précarisation du milieu bd et la surproduction actuelle mais il y a bien d’autres facteurs.

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              • Répondu par un lecteur de bd le 16 novembre 2012 à  10:49 :

                C’est en d’autres mots (plus élégants, j’en conviens) exactement ce que j’ai voulu dire. Il y a sur le marché une quantité incalculable de grosses bouses qui portent le nom de BD et dont les pseudo artistes qui les pondent se prétendent auteurs de BD. Ces bouses sont achetées naïvement par de braves couillons comme moi qui espèrent y retrouver le doux parfum des BD qu’ils ont lues et aimées quand ils étaient minots. Le marché de la BD est encombré, il est pollué, il faut l’assainir. Et pour cela, il faudrait que les auteurs médiocres cessent de vouloir publier à tout prix car ils trouveront toujours des éditeurs encore plus minables qu’eux qui ont compris qu’en payant mal les tâcherons de la BD, il y aura moyen de se faire un peu d’argent sur le dos des lecteurs imbéciles dont je suis. Si un auteur de BD a quelque chose d’intéressant à raconter, qu’il le raconte, mais bien, en y mettant tout son coeur. S’il n’a rien à dire, si son album ne lui sert qu’à facturer des planches bâclées et sans âme à un éditeur, qu’il se taise et arrête de torcher du papier car il précarise les vrais auteurs, ceux qui respectent leur art, qui lui ont donné et qui lui donnent encore parfois leurs lettres de noblesse. Ce n’est pas seulement aux éditeurs qu’il faut jeter la pierre lorsqu’ils publient n’importe quoi, c’est également aux auteurs qui ne se respectent pas en écrivant n’importe quoi ! La BD est une histoire de passion. Cette passion est payée par les lecteurs au profit des éditeurs et des auteurs. Respectez-nous et nous vous respecterons !

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                • Répondu le 17 novembre 2012 à  08:18 :

                  Et comment doivent procéder les éditeurs pour séparer les bons auteurs des médiocres ? Vous demander la liste des auteurs que vous considérez comme bons ? Parce que c’est subjectif, à moins que vous ayez un doctorat en lettres et un autre en Histoire de l’Art, sur quoi vous basez-vous pour dire qu’un tel est bon ou médiocre ?
                  Expliquez-nous votre "solution finale" pour assainir le marché ?

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                  • Répondu par un lecteur de bd le 17 novembre 2012 à  11:44 :

                    Si je vous lis bien, vous prêchez pour la surproduction, puisqu’il est subjectif de vouloir séparer le bon grain de l’ivraie. Il me semblait pourtant que les auteurs BD se plaignaient de cette surproduction, responsable à leurs yeux de leurs ventes médiocres. Il faudrait quand même savoir ce que vous voulez. Entre certains auteurs et les lecteurs, je ne sais pas qui a du caca dans les yeux. Enfin, si, je sais. Ce n’est pas nous. Si les auteurs médiocres cessaient de vouloir à tout prix voir leur nom imprimé sur une couverture d’album pour satisfaire leur égo, ils feraient de la place aux vrais auteurs (ceux qui sont tournés vers les lecteurs plutôt que vers leur nombril). Pour répondre à votre question, si rien ne change, la solution finale viendra de la sélection naturelle : quand ceux qui en auront marre de bouffer de la vache enragée rendront les plumes, il restera les autres. J’espère que ce seront les meilleurs. Mais je n’en suis pas sûr. Je crains que les tâcherons s’accrochent plus longtemps que les auteurs de talent. Je crains vraiment que la BD se meure à petit feu et ça me fait mal, car c’est une partie de mon enfance qui se meurt en même temps...

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                    • Répondu par Florent Calvez le 17 novembre 2012 à  17:43 :

                      Vous semblez très très accroché à cette notion d’auteurs-"profiteurs". Vous vivez dans une forme de fantasme dans lequel je vais vous laisser baigner, mais qui sachez-le, me heurte un tantinet. C’est la mode, ces temps-ci de faire la chasse aux supposés profiteurs...

                      Si on veut être respecté, on est respectable... A vous lire, vous en êtes très, mais alors très loin.
                      Je vous invite à vous rebeller contre ces hordes de "médiocres" ou "minables" profiteurs qui vous obligent à acheter les "grosses bouses" qu’ils produisent juste pour "satisfaire leur égo", quand bien même y mettraient-ils de longs mois, mal payés pour les pondre.Restez dans votre bulle, vous semblez au chaud dans vos contradictions, vos grommellements injurieux et vos a priori.

                      Vous parliez de sarcasmes, de dédain et de mépris, non ? N’espérez rien d’autre des auteurs, même ceux que vous jugez de "talent"... Vous seriez déçu.

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                      • Répondu le 17 novembre 2012 à  19:09 :

                        Bien entendu, je vous donne totalement raison. Acheter un livre ne garantit aucun droit intangible, juste un droit de consommateur. Le coup de "l’enfance qui se meurt" n’entre pas dans les catégories de compétences des artistes, c’est une autre profession -bien mieux rémunérée- qui s’occupe de ces problèmes d’affectif.

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                      • Répondu par un lecteur de bd le 17 novembre 2012 à  19:14 :

                        Je n’ai jamais parlé d’auteurs profiteurs. Personne hélas ne profite de cette situation. Je ne doute pas que les auteurs médiocres ont du mal à joindre les deux bouts. Mais qu’ils le veuillent ou non, ils méritent leur triste sort.
                        Je me rebelle parce que ces auteurs médiocres plongent les bons auteurs dans la précarité (contrats revus à la baisse si j’ai bien compris) et surtout (de mon point de vue) parce qu’ils m’éloignent de plus en plus des librairies BD à force de pondre des albums insipides (doux euphémisme pour dire complètement nuls).
                        Si vous ne voulez pas admettre qu’il y a sur le marché des BD qui n’auraient jamais dû paraître et qui polluent le marché, c’est que vous ne connaissez rien à la BD.
                        Vous en faites ? Faites autre chose !
                        Je n’ai pris la parole parce que ça me révolte de voir que les petits auteurs (comme ils se qualifient) reprocher aux auteurs parvenus (comme ils les qualifient) de ne pas assez penser à eux. Mais pourquoi bordel devraient-ils penser à eux alors même que ce sont eux qui fragilisent toute la chaîne ?
                        Mais bon, ce ne sont pas mes affaires après tout. Vous ne me lirez plus jamais sur ce forum. Et je lis de moins en moins de BD.

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                • Répondu le 17 novembre 2012 à  11:25 :

                  Ne pas oublier qu’il y a aussi les bons et les mauvais éditeurs, parmi eux, ceux qui sont totalement incapables de voir si une bd a un potentiel, si les auteurs y ont mis leurs ames, mais du moment qu’on en vend un certain nombre ça roule

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          • Répondu le 16 novembre 2012 à  09:11 :

            Je n’ai pas besoin qu’un pinpin peu au fait de la réalité des auteurs BD, me dise de -sic - devenir adulte, de retomber les pieds sur terre, avant de prendre le métro (!) pour aller bosser (sur un vrai job bien entendu ) Après 22 ans d’exercice de la profession d’auteur BD, je trouve que ce post est puant, hautain et dédaigneux envers toute une grosse frange d’une profession qui souffre.

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          • Répondu le 16 novembre 2012 à  11:29 :

            Et vous faites quoi dans la vie ? Parce que ça m’amuse toujours les salariés qui donnent des leçons aux indépendants. Un auteur de BD est rémunéré en fonction de son succès commercial, pas en fonction de son talent. Le talent et le succès ne se marient pas toujours.
            Un footballeur qui joue mal et qui se retrouve en final d’une coupe du monde, ça n’existe pas. Vous comparez n’importe quoi.

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            • Répondu par un lecteur de bd le 16 novembre 2012 à  19:42 :

              On est d’accord. Il y a malheureusement également des auteurs de BD sans talent, qui n’ont pas de succès et qui publient quand même (et ils sont de plus en plus nombreux). Certains lecteurs naïfs achètent leurs "oeuvres", les lisent en se tenant la tête entre les mains et les referment en se disant qu’ils se sont bien fait avoir (parfois, voire souvent, c’est vraiment du foutage de gueule). Quand un lecteur s’est fait avoir plusieurs fois, il se réfugie dans des valeurs sûres (en tout cas, dans ce qu’il connaît) et il s’énerve quand il voit que certains pseudo-auteurs de BD se plaignent de ne pas bien gagner leur vie. Sachez, messieurs les auteurs, que c’est le lot de plein de gens, y compris de vos lecteurs, et qu’ils en ont marre de dépenser leurs sous durement gagnés pour lire de la sous-BD. Quand on se moque des lecteurs, on ne doit rien espérer en retour si ce n’est des sarcasmes, du dédain et du mépris !

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              • Répondu le 17 novembre 2012 à  08:26 :

                Quand on ne se moque pas d’eux, ils n’achètent pas automatiquement pour autant. C’est totalement subjectif ce que vous dites.

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            • Répondu le 16 novembre 2012 à  21:34 :

              Non, un auteur BD n’est pas tjrs rémunéré en fonction de son succès commercial. Il y a aussi la notoriété, l’effet de marque, de reconnaissance artistique, le côté bobo, et plein d’autres choses. Un Loustal ne vend pas autant qu’un Bilal mais il représente un certain style éditorial par exemple. Et bien sûr cette représentation a un coût...

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              • Répondu le 17 novembre 2012 à  08:24 :

                Vous plaisantez ? Loustal et d’autres ne sont pas payés comme des princes pour leurs BD mais pour les originaux qu’ils vendent dans des galeries et les illustrations pub qu’ils produisent à côté. Que je sache, l’à-valoir est calculé sur l’optimisation des ventes. Si votre livre ne se vend pas, l’éditeur ne va pas continuer à augmenter vos avances sous prétexte de notoriété. Les éditeurs ne sont pas des mécènes.

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                • Répondu le 17 novembre 2012 à  21:29 :

                  Alors pourquoi Loustal "menace" de se faire éditer ailleurs... Dîtes moi, s’il n’a aucun "prix" sur le marché éditorial....

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      • Répondu le 15 novembre 2012 à  11:06 :

        Tous ces aristos de la BD connaissent le snac BD depuis l’appel du numérique, mais aucun n’y a adhéré je crois. Solidarité = nada, de leur part, c’est leur petit bizness d’abord, et après moi le déluge

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