La révolution digitale américaine se précise

21 octobre 2008 1 commentaire Actualité

La révolution digitale américaine se précise Il y a une année environ, Marvel (éditeur de Hulk, des 4 Fantastiques et des X-Men, du Surfeur d’Argent ou encore de Captain America…) s’était lancé dans la grande aventure du numérique à l’aide de son portail Marvel Digital Comics. Ce dernier permet de découvrir plus de 5000 histoires de l’éditeur américain sur le net contre le paiement d’un abonnement (4,99$ par mois en cas d’abonnement annuel et 9,99$ par mois en cas d’abonnement mensuel).

Vu le succès qu’a pu rencontrer cette formule, Marvel s’est décidé à produire des comics exclusifs à une lecture digitale. L’aventure commence aujourd’hui et le premier titre s’intitule : Monsters, Myths and Marvels : Galactus.

L’objectif annoncé étant d’en sortir désormais au minimum trois nouveautés par mois.

Les titres à venir dans les prochaines semaines :

- Halloween Special Issue
- American Eagle : Just a Little Old-Fashioned Justice
- FIN FANG FOUR
- Kid Colt
- Amazing Spider-Man

De son côté, DC Comics, principal concurrent du géant américain des comics, propose depuis plusieurs mois quelque-unes de ses séries sur Warner Premiere Motion Comics en collaboration avec Warner Bros, sa maison mère. Le petit « plus » étant un ajout de son et d’animation aux comics présentés en ligne.

L’éditeur de Batman et de Superman, avait aussi lancé en 2007 le site de découverte de jeunes talents Zuda.com

La révolution online pour les éditeurs américains semblent définitivement établie !

OW

Découvrez sur Actuabd notre article sur Zuda.com

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
1 Message :
  • Ce mouvement me semble important pour l’avenir du comics
    21 octobre 2008 23:23, par Michel Dartay

    Il y a vingt ou trente ans, les éditeurs éditaient des montagnes de papier dont peu trouvaient de lecteurs (de 30 à 60% d’invendus dans le circuit des groceries, newsstand, etc).

    Puis la vente directe s’est développée chez les libraires de comics, mais les éditeurs n’avaient pas de retombées concrètes en cas de succès d’un titre, puisque le tirage était strictement ajusté aux précommandes. En cas de succès inattendu, le prix du comics hot était vite multiplié chez les libraires spéculateurs.

    Ensuite le secteur de l’édition sous forme de recueil (albums brochés ou cartonnés) s’est développé, au point que de très nombreuses séries ou muni-séries sont reprises peu après leur publication originale sous forme de comics. Et les éditeurs ont commencé à exploiter leur patrimoine historique.

    Cette nouvelle forme de lecture directement sur le net permettra aux gros lecteurs d’assouvir leur passion pour un prix modique (puisque la consultation semble illimitée), même si elle ne séduira sans doute pas les collectionneurs traditionnels. C’est du B to C, en direct, sans passage obligé chez le libraire du coin.

    De plus, la publication de comics inédits risque de servir de ban d’essai à de jeunes auteurs. Je fais confiance à la communauté web pour déceler les plus prometteurs.

    Normalement, la France a 5 à 10 ans de retard sur les Etats-Unis. Reste à savoir si la sauce prendra aussi bien par chez nous.

    Répondre à ce message