« Laissez nos librairies ouvertes ! » supplient les professionnels de l’édition

29 octobre 2020 1 commentaire

SUR LA CRÊTE DE LA 2e VAGUE. La décision du Président Macron de fermer les librairies pose vraiment question. On attend les détails d’application du Gouvernement mais il semble d’ores et déjà acquis que les librairies -qui vendent des produits « non essentiels »- doivent fermer en cette deuxième période de confinement. Le SNE et Joann Sfar (président d’honneur de la Ligue des Auteurs Professionnels) sont vent debout contre la décision.

On sait qu’au sein du Conseil des Ministres, il y a eu un affrontement en ce qui concerne la culture, une des activités les plus touchées par le confinement, mais la décision est tombée du mauvais côté. Les librairies devront fermer.

« Laissez nos librairies ouvertes ! » supplient les professionnels de l'édition
Photo : SNE

« Laissez nos librairies ouvertes ! » supplient le Syndicat national de l’édition (SNE), le Syndicat de la librairie française (SLF) et le Conseil permanent des écrivains (CPE) : « Le premier confinement n’avait pas permis hélas de maintenir les librairies ouvertes, blessant au cœur toute la filière du livre, expliquent-ils dans un communiqué ; les professionnels n’y étaient pas préparés. Mais depuis, les librairies de proximité, qui maillent tout notre territoire, se sont organisées et équipées. Elles peuvent être parfaitement en mesure d’accueillir les lecteurs dans la perspective d’un nouveau confinement, dans des conditions sanitaires sûres et éprouvées. »

Notamment grâce au « click and collect » d’ores et déjà en place dans un très grand nombre de points de vente, lequel permettrait de ne pas laisser le marché aux mains du seul Amazon : « Mais il ne saurait combler toutes les attentes des lecteurs, notamment dans les deux mois précédant les fêtes de fin d’année où plus d’un quart des livres sont achetés. Les livres sont, depuis plusieurs années, le cadeau le plus offert par les Français. Comment y renoncer ? »

D’où la nécessité d’une mesure d’assouplissement immédiat. En quoi une librairie serait-elle plus contaminante qu’une pharmacie ou un épicier qui met en place des protections sanitaires éprouvées (plexi aux caisses, paiements sans contact, gel…) ? En rien. Les éditeurs, les libraires et les auteurs ont bien raison de râler.

DP

Joann Sfar ne décolère pas : avec un film ("Le Petit Vampire") et un nouvel album ("Le Chat du rabbin"), il est doublement touché par ce nouveau confinement.
© Joann Sfar

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1 Message :
  • Roselyne au secours !!! On ne l’entend plus, elle est où ???
    Quant à Sfar, il est bien gentil quand il utilise le "on", mais je pense qu’il parle que de lui. De toute façon, on est tres tres loin d’un auteur subversif.
    Il y a quelque temps, Actubd avait publié un article sur la consommation de Bd où l’on voyait que c’ètait une classe aisée qui achetait des bd.
    Il est vrai que quand on va dans une librairie et que l’on s’y attarde un peu, on s’aperçoit tres vite de cette vérité. IL n’y a plus de classe populaire que des cadre. Aussi venir nous faire pleurer pour une classe sociale, dont les fins de mois ne sont pas difficiles, parce qu’elle ne va pas faire ces emplettes de noel. Hou là là !
    Les editeurs et les libraires vendront ils les tonnes de papier comme à chaque noel ou tout est chef d’oeuvre ?
    Mysssstère et angoissssse. (ça fait peur)
    Rendez vous dans 4 semaines.

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