Le 2e cycle de W.E.S.T. en intégrale noir & blanc

16 novembre 2008 4 commentaires

Les éditions Dargaud viennent de publier une intégrale reprenant le deuxième cycle de W.E.S.T ( El Santero & Le 46e Etat ) dans une version en noir et blanc, commentée par les auteurs.

Cette intégrale permet de constater la puissance du trait de Christian Rossi, son encrage tout en souplesse. Une longue interview menée par l’éditeur de la série, François Le Bescond, complète cette intégrale.

Fabien Nury, Xavier Dorison et Christian Rossi reviennent ensuite sur la création du cycle Cubain de W.E.S.T. Ces seize pages de discussions sont illustrées par des croquis de Christian Rossi. Les auteurs partagent avec le lecteur leurs réflexions et leurs secrets de fabrication. Ils nous offrent ainsi des pistes pour une relecture plus pointue et originale de cette œuvre.

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4 Messages :
  • Y-a-t-il vraiment un intérêt à publier en noir et blanc des pages conçues pour la couleur ?

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    • Répondu par Alain ZIBEL le 17 novembre 2008 à  09:19 :

      Absolument !L’absence de la couleur permet de redécouvrir avec un oeil neuf la puissance du dessin et l’intelligence de la composition .Christian ROSSI est le meilleur graphiste de sa génération !!!!

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    • Répondu par Gill le 17 novembre 2008 à  11:18 :

      Oui, il y a un intérêt ! Il suffit d’avoir tâté du dessin ou d’être amateur d’oeuvres artistiques pour le comprendre (cet album n’est donc pas destiné aux simples lecteurs d’histoires).

      Et puis il existe globalement deux sortes d’encrages pour la couleur :

      - l’ancienne mode : on ne se préoccupe pas de ce que ça donnera une fois coloré, on applique pleins et déliés, hachures et à-plats de noirs, pour que l’image soit belle telle quelle, bien contrastée, en noir et blanc (c’est le cas de Rossi)

      - la mode "informatique" : le trait est froid, régulier (ou pas) et simplement indicatif, il peut rester au crayon. Et la planche ne prend sa réelle valeur qu’une fois la couleur mise en place, car c’est elle qui donne tout le volume les contrastes, la profondeur, la luminosité, les textures, pour obtenir un résultat parfois bluffant ! Et là, bien souvent, une intégrale noir et blanc n’est pas vraiment indiquée.

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      • Répondu par François Pincemi le 17 novembre 2008 à  12:48 :

        Rossi est un grand dessinateur, digne successeur de Giraud sur Jim Cutlass. Je pense qu’il conçoit sa planche en noir et blanc, un peu comme le grand Jijé. Dans son cas, la couleur n’est qu’un habillage nécessaire à des ventes nombreuses en librairie, mais son trait est bien plus flamboyant sans cet accessoire.

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