Le Musée Hergé : un logo et une expo temporaire annoncée !

15 janvier 2009 21 commentaires

Le Musée Hergé : un logo et une expo temporaire annoncée !L’ouverture du Musée Hergé en juin prochain (l’inauguration aura lieu le 22 mai, date de l’anniversaire d’Hergé, mais le musée ne sera ouvert qu’en juin) sera sans nul doute l’un des grands moments de cette année 2009.

Moulinsart vient de dévoiler le logo du musée, qui symbolise un « musée d’artiste » ouvert à d’autres thématiques que les aventures de Tintin.

La première grande exposition temporaire du Musée sera consacrée à la relation entre Tchang et Hergé. On célèbrera les 75 ans de l’album « Le Lotus Bleu ».

La même source mentionne d’autres évènements :

- L’inauguration cette semaine d’une fresque Quick & Flupke à la gare de Bruxelles-Luxembourg
- La 3ème édition du Festival Tintin à Namur les 8,9 et 10 mai prochains
- La réalisation d’un planche d’Hergé de 600m² sur le site de a Grand-Place à Bruxelles au mois de mai, en partenarait avec Brussels 2009 BD Comics Strip

Autant d’évènements qui viennent conforter une année de la BD en Belgique qui s’annonce exceptionnelle.

NA + DP

Source : 7sur7.be

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21 Messages :
  • Ce logo est une horreur !!!
    On dirait un H posé sur un cercueil.
    Quel dommage alors qu’Hergé était si créatif quand il créait logos et publicités, ce n’est vraiment pas lui rendre hommage.

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    • Répondu le 16 janvier 2009 à  00:22 :

      Ce logo est ridicule. Le musée en lui-même sera forcément plus intéressant. Quand je pense que des designers ont touché des honoraires pour pondre ce machin . On dirait en effet Tintin qui sort la tête de son cercueil. Bweurg !

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    • Répondu par Jocelyn Jalette le 16 janvier 2009 à  00:29 :

      J’avoue que ça ne me plaît pas non plus. Il aurait été si simple pourtant d’adapter un des nombreux logos créé par le maître lui-même, mais il fallait que certains s’en mêlent !...

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  • Une fresque Quick & Flupke existe déjà dans le parcours BD à Bruxelles : à la Rue Haute, dans le centre ville, bastion des personnages ! A mon sens, le quartier du luxembourg est moins représentatif...
    Ce doublons est un peu dommage. D’autres BD auraient pu occuper cet espace et élargir le panorama des personnages dans la ville.

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  • Quelle tristesse de voir un si grand artiste voir son œuvre bafouée et pillée par de simple marchands !!!
    Ce logo n’a rien à voir avec Hergé.

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  • Ce logo est une catastrophe sans nom. Je suis "graphic-designer" depuis plus d’un quart de siècle. D’ou sort cette horreur ? Ah, ok rouge, blanc, noir. Ouch ! On n’a du mal à s’en sortir et à avouer : les couleurs du IIIème Reich étaient tristement efficaces. Concernant Hergé on aurait pu éviter cette association chromatique. On rajoute par-dessus l’image très claire d’un cerceuil. Puis un "I" majuscule... quoi, c’est un "H" couché ? Qu’est-ce qu’il fait couché : il dort, il est mort ? Bizarrement, je crois que ce logo aurait presque pu fonctionner sans l’insupportable interprétation de la tête de Tintin. Mais, eh ! c’est de la bd, on est pas très malin, y’ faut vraiment qu’on nous mette les points sur les "H".

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    • Répondu par François Pincemi le 18 janvier 2009 à  00:01 :

      Il s’agit évidemment de la fameuse séquence où Tintin dérive sur la mer Rouge, dans un sarcophage et dans les Cigares du Pharaon, mais la ligne claire de Hergé a été modernisée, sans doute pour séduire les adeptes de la bd bobo indé.
      Messieurs de Moulinsart, votre audace m’étonne ! Vous devriez être plus respectueux du formidable héritage qui vous a été légué, merci de ne pas le dénaturer...

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      • Répondu par Alex le 18 janvier 2009 à  15:50 :

        On peut rêver à ce qu’aurait pu nous faire qq’un comme Ever Meulen, à la place de cette chose tout à fait sinistre...

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    • Répondu par Simon le 19 janvier 2009 à  13:58 :

      Il faut bien que je repose la question : pourquoi mon message de vendredi fin de journée, reposté samedi fin de journée, a-t-il été coupé sans explication (pendant que paraissait celui d’Alex ci-dessus, qui note exactement les mêmes choses) ?

      Et si un message (non ordurier) pose problème, ne serait-ce pas la moindre des choses que de publier à sa place entre crochets un [Commentaire du modérateur expliquant pourquoi tout ou partie du message ne peut être publié] pour information et transparence, comme font d’autres forums ?

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      • Répondu par ActuaBD le 19 janvier 2009 à  18:49 :

        Votre message renvoyait à des liens qui ne nous semblaient pas cadrer avec le thème de ce forum. Le message d’Alex disait la même chose, sans ces renvois incontrôlables.

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        • Répondu par Simon le 19 janvier 2009 à  21:13 :

          Votre message renvoyait à des liens qui ne nous semblaient pas cadrer avec le thème de ce forum.

          Réponse au modérateur : merci pour cette indication, je vais donc reproposer mon message sans aucun lien. Mais il y a deux choses que j’aimerais comprendre pour ma gouverne :

          1) J’indiquais une ressemblance avec le logo d’un ancien journal nazi ; comme ce journal n’est heureusement plus connu de nos jours, je voulais ajouter un lien montrant son logo pour justifier mon propos ; comme Wikipedia n’a pas ce logo en stock, j’ai cherché une page neutre le montrant et j’ai donc fourni un lien vers une page sur un site allemand (domaine en .de) sachant que l’Allemagne a une législation des plus drastiques en matière d’interdiction des contenus nazis. Bref, en quoi ce type de lien pédagogique était-il un tel problème, et comment doit-on s’y prendre dans un tel cas ?

          2) Pourquoi ne pas avoir simplement retiré le lien problématique et laissé passer le texte de mon message, avec une note du type « [Commentaire du modérateur : liens supprimés parce que raison.] » ? Refuser le message entier me semble un peu jeter le bébé avec l’eau du bain, sans raison et sans même que le bébé sache pourquoi il est rejeté.

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          • Répondu par ActuaBD le 19 janvier 2009 à  21:51 :

            Réponse au modérateur : merci pour cette indication, je vais donc reproposer mon message sans aucun lien. Mais il y a deux choses que j’aimerais comprendre pour ma gouverne :

            J’indiquais une ressemblance avec le logo d’un ancien journal nazi ; comme ce journal n’est heureusement plus connu de nos jours, je voulais ajouter un lien montrant son logo pour justifier mon propos ; comme Wikipedia n’a pas ce logo en stock, j’ai cherché une page neutre le montrant et j’ai donc fourni un lien vers une page sur un site allemand (domaine en .de) sachant que l’Allemagne a une législation des plus drastiques en matière d’interdiction des contenus nazis. Bref, en quoi ce type de lien pédagogique était-il un tel problème, et comment doit-on s’y prendre dans un tel cas ?

            D’une manière générale, nous rejetons la publication vers des liens qui n’ont pas de rapport direct avec le sujet. Nous n’avons techniquement pas le temps de faire une enquête de moralité sur des sites qui ne sont pas dans notre domaine de compétence. Donc, c’est peut-être un peu strict mais c’est comme cela.

            Pourquoi ne pas avoir simplement retiré le lien problématique et laissé passer le texte de mon message, avec une note du type « [Commentaire du modérateur : liens supprimés parce que raison.] » ? Refuser le message entier me semble un peu jeter le bébé avec l’eau du bain, sans raison et sans même que le bébé sache pourquoi il est rejeté.

            Parce notre logiciel ne nous permet pas d’intervenir (de trafiquer) les messages de nos internautes. C’est mieux comme ça.

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    • Répondu le 19 janvier 2009 à  14:03 :

      On n’a du mal à s’en sortir et à avouer : les couleurs du IIIème Reich étaient tristement efficaces.

      Et encore, le premier logo était plus explicite
      http://img398.imageshack.us/img398/3615/neologomuseehergebl3.jpg
      Mais au moins dans ce sens on lisait bien un H et non un I.

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      • Répondu par François Pincemi le 19 janvier 2009 à  21:13 :

        C’est un mauvais gag ? Le H de Hitler sur le visage de Tintin ? D’où sort cette abomination ? S’agit il vraiment d’un projet sérieusement envisagé ?

        On m’a souvent traité de réactionnaire sur ce forum, sachez que tout message ou image prouvant une sympathie pour une idéologie extrémiste (communiste ou nazie) recueillera mon enthousiaste approbation. Courtoisement

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        • Répondu par François Pincemi le 19 janvier 2009 à  22:08 :

          Pardonnez mon surcroit d’émotivité face à deux sujets passionnels : Tintin et le nazisme.

          Ceci dit, il faut raison garder : vous qui avez publié ce premier essai (genre Signal), pouvez vous en prouver l’authenticité ? J’ai quand même du mal à penser que ce projet ait été sérieusement envisagé, s’il s’agit d’un canular (ce qui serait finalement réconfortant), merci de le préciser de suite. Cordialement

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        • Répondu le 19 janvier 2009 à  22:41 :

          Mais vous êtes fou ! C’est le H de Hergé évidemment, vous avez les idées mal placées (et le communisme n’est pas une idéologie extrèmiste).

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  • Un faire-part néo-nazi pour Tintin ?
    19 janvier 2009 21:17, par Simon

    Cet I majuscule rouge (que l’on a peine à voir en H... comme Hitler ?) semble un bâtard du logo incliné du journal nazi Signal, de l’emblème de la SS, et de la croix gammée du IIIe Reich ; l’ensemble évoque sans faute (autre que de goût) l’esthétique fasciste et semble le produit d’un bon à rien. Quant à l’aspect très « tête coupée sur un sarcophage flottant », il a au moins le mérite d’admettre que le sabre de Didi a triomphé et que le cadavre de Tintin a définitivement perdu la tête...

    (Message que j’avais proposé vendredi 16 en fin de journée, re-proposé ici sans le lien montrant le logo de Signal qui avait conduit à son effacement.)

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    • Répondu par Sergio Salma le 20 janvier 2009 à  15:41 :

      Salut les amateurs d’image(s).

      Si je peux me permettre d’amener mon grain de sel dans ce délire...Comment des gens cultivés, civilisés et lettrés peuvent-ils proférer de telles monstruosités ?

      Le rouge , le noir associés (pour le meilleur et pour le pire) pourront-ils un jour faire penser à autre chose qu’aux insignes du mal absolu ? Il se fait que Hergé, graphiste dans les années 30 plaçait ses masses de noir et ses traits dans une logique de formes que bien d’autres artistes, d’autres sociétés et d’autres mouvements ont utilisés en même temps.
      Je vous renvoie à un petit survol de beaucoup d’ affiches des années 20, 30 ou 40 pour retrouver ce genre de typo, ces angles, ces masses de noir. Publicités de voyage, grands magasins, marché automobile...mais aussi graphismes des journaux, des quotidiens, lettrages et enseignes publicitaires etc...

      Vous y avez vu le sarcophage, j’y ai vu le sigle de l’entreprise de publicité et de graphisme créée par Hergé lui-même( les spécialistes nous indiqueront l’année de création exacte). Et ce sigle c’était une silhouette très "panneau signalétique" avec tête ronde et noire et formes géométriques. Le tout chevauchant un pinceau, rouge , blanc et noir .

      Et puis la fondation Miro en son temps avait déjà choisi cette option très graphique. On cite Ever Meulen mais lui aussi et beaucoup de ses contemporains en puisant dans ce réservoir formidable du graphisme européen datant des années 20 ne fait que remiser des formes "scandaleuses". Les immeubles, les meubles , les affiches, le design moderne qui faisait l’environnement de ces années-là a connu son apogée "médiatique" avec l’utilisation terrifiante d’ Adolf Hitler, Speer ou Goebbels .

      Un musée Hergé c’est affirmer la présence de Hergé dans ce siècle-là. Dans ces années ( noires et rouges) aussi. Un logo doit parler de l’essence même de l’Œuvre. Hyper-délicat de jongler avec plus de 50 ans de travaux pour le synthétiser en une seule forme.

      La question que je me pose, mais cela a sans doute été réfléchi très sérieusement, c’est de savoir pourquoi on décide de situer le créateur Hergé dans cette esthétique années 30 modernisée.

      Le musée étant bien entendu destiné à attirer des visiteurs du monde entier et non seulement les 1487 spécialistes et amateurs éclairés.

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      • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 20 janvier 2009 à  16:34 :

        1487 spécialistes et amateurs éclairés.

        Quoi, Ratier les a AUSSI recensés ?

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      • Répondu par Alex le 21 janvier 2009 à  00:57 :

        "Le rouge , le noir associés (pour le meilleur et pour le pire) pourront-ils un jour faire penser à autre chose qu’aux insignes du mal absolu ?"

        Une fois encore vous isolez la forme de son contexte historique. Ce graphiste serait donc un singe savant : Il vient de reproduire des formes en vigueur à la fin des années 20 dans la plus complète ignorance de l’époque à laquelle elles émergèrent !

        "La question que je me pose, mais cela a sans doute été réfléchi très sérieusement, c’est de savoir pourquoi on décide de situer le créateur Hergé dans cette esthétique années 30 modernisée."

        ...Et vous justifiez ainsi ma (plus que) réserve et êtes frappé par le doute vous-même. Pourquoi avoir choisi cette époque trouble, que Hergé lui-même vécu comme un cauchemard, pour représenter le musée ?

        "Je vous renvoie à un petit survol de beaucoup d’ affiches des années 20, 30 ou 40 pour retrouver ce genre de typo, ces angles, ces masses de noir. Publicités de voyage, grands magasins, marché automobile...mais aussi graphismes des journaux, des quotidiens, lettrages et enseignes publicitaires etc..."

        Vous omettez "Affiches de propagande" -car c’est effectivement comme vous le notez dans une perspective de diffusion de masse d’un message qu’il faut resituer le logo actuel. 20, 30, 40... une progression effective du graphisme peut-être retracée. L’évolution de la rigueur des formes en témoigne, l’échelle chromatique s’adapte à ces nouvelles données dans un perspective de production correspondant aussi aux contraintes et demandes de l’époque. Et comme toujours en publicité, la forme s’adapte à l’idéologie du temps.

        "On cite Ever Meulen"

        Et pourquoi à votre avis ? Justement parce qu’il maîtrise totalement les rhizômes graphiques de cette époque terriblement idéologique et se les réapproprie sous ses propres conditions hors du contexte idéologique -ce que le graphiste du logo du musée n’a pu accomplir

        "Et puis la fondation Miro en son temps avait déjà choisi cette option très graphique."

        Ça n’a rien à voir. L’échelle chromatique que je mettais en évidence était bien entendue soudée à la forme. Le designer a fait un choix délibéré, il n’a pas choisi d’interpréter son logo au pinceau, dans un trait jeté et impulsif. Il a choisi des formes et des couleurs qui -comme vous le notez vous-même- peuvent être situées dans le temps. Ce choix me semble plus qu’hasardeux...

        " les 1487 spécialistes et amateurs éclairés"

        L’aversion inconsciente que provoque ce logo doit être prise comme quelque chose de positif. Les messages postées ici et les probables canulars -concernant le 1er essai du logo- témoignent d’une réelle conscience de la manipulation que peuvent véhiculer formes et couleurs. Dans le cadre du musée Hergé ce n’est pas très grave. Dans d’autres circonstances j’espère qu’il y aura toujours à portée de main 1487 spécialistes et amateurs éclairés.

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        • Répondu par Sergio Salma le 22 janvier 2009 à  18:35 :

          Etant pourtant un fervent démocrate et un pacifiste , je pense néanmoins que la création doit se faire sans l’avis des autres.

          Si on considère que l’oeuvre doit faire l’unanimité, c’est la porte ouverte à l’uniformité, au consensus mou, à la débâcle des idées, au nivellement. Je préfère des travaux durs, obtus, parfois rebutants à des machins qui plaisent à tous.

          Je schématise à outrance mais je considère que demander son avis aux gens dans certains cas est une horrible perte de temps. Je crois au contraire que ce sont les gens qui doivent se renseigner sur ce qui se pense et se fait.

          Que ce soit pour un logo, un film, un livre ou une construction, si on devait demander l’avis de gens éclairés ou pas, ce serait entrer dans une espèce de mêlée participative d’où ne sortiraient à mon avis que des standards dont tout le monde se plaint par ailleurs( bagnoles aux lignes universelles, constructions banales, la cuisine ou la musique et bien d’autres choses empruntent le même chemin , fuyons !)

          C’est le créateur et lui seul qui doit décider ce qu’il produit. Après ,on peut ne pas être d’accord avec lui évidemment. Mais je n’ai jamais non plus prôné que être artiste c’est être contre. Il se fait que parfois ça correspond à une humeur collective et parfois pas.

          Pour ce qui concerne ce logo proprement dit, mes commentaires tenaient plus de la réflexion que du jugement. Car en réalité, je n’en ai pas grand-chose à faire . Ce ne sont pas mes affaires.

          C’est ma façon d’appréhender ce qui m’entoure au niveau artistique. Au plus haut de mes émotions, je place des oeuvres dont je ne veux à aucun prix m’accaparer la moindre parcelle contrairement à certains passionnés. Par exemple, les aventures de Tintin , si importantes dans ma culture et mon ouverture au monde , il ne me vient pas à l’idée une seconde d’avoir un quelconque pouvoir sur cet univers , une quelconque responsabilité . Ces choses-là sont à sens unique.

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