Le Prix René Goscinny 2017 décerné à Emmanuel Guibert

24 janvier 2017 5 commentaires

Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a décidé cette année de remettre les scénaristes à l’honneur. C’est pourquoi le Prix René Goscinny a été relancé. Heureuse initiative, qui contribue à la reconnaissance de tout un pan de la BD.

Le FIBD l’affirme sur son site :

Le Prix, fidèle à sa vocation originelle, pourra être attribué à un jeune scénariste pour un album paru dans l’année, ou à un scénariste confirmé pour sa contribution à un album en particulier. Le Prix pourra également couronner un scénariste pour l’ensemble de son œuvre.

Le Prix René Goscinny 2017 décerné à Emmanuel Guibert
"Le Photographe", de Didier Lefèvre, Emmanuel Guibert et Frédéric Lemercier (Editions Dupuis).

C’est donc un "scénariste confirmé" qui est distingué cette année, en la personne d’Emmanuel Guibert. Auteur de nombreux récits, qu’il a ensuite lui-même mis en images ou qu’il a confiés à certains de ses confrères, Emmanuel Guibert a écrit aussi bien pour la jeunesse que pour un public adulte. Sa trilogie sur le travail du photographe Didier Lefèvre en Afghanistan et sa "série" sur l’ancien soldat américain Alan Ingram Cope l’ont fait connaître au-delà des cercles habituels de lecteurs de bande dessinée.

Emmanuel Guibert est également toujours en lice pour le Fauve d’Or avec Martha & Alan, édité chez L’Association.

Le trophée du Prix René Goscinny sera officiellement remis ce mercredi 25 janvier à 18 h lors de la cérémonie d’ouverture du FIBD, à la Médiathèque de l’Alpha (1 Rue Coulomb à Angoulême). Emmanuel Guibert se verra aussi consacrer une exposition au FIBD 2018.

FH

Emmanuel Guibert à Bruxelles
en novembre 2012 - Photo © M. Di Salvia

Voir en ligne : Le Prix René Goscinny

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5 Messages :
  • Le Prix René Goscinny 2017 décerné à Emmanuel Guibert
    27 janvier 2017 04:26, par Eric B.

    Quel choix surprenant ! Malgré toute l’admiration que j’ai pour cet auteur, les deux (excellentes) séries que vous citez, La guerre d’Alan et Le photographe, sont tout de même des mises en image de témoignages d’une autre personne, pas des scénarios de Guibert. Celui-ci n’est scénariste au sens propre du terme que pour Sardine de l’espace...

    Sinon, vous confondez Emmanuel Guibert avec Emmanuel Lepage sur votre photo de groupe...

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    • Répondu par Polo le 3 février 2017 à  15:50 :

      Pour affirmer que "La guerre d’Alan et Le photographe, sont tout de même des mises en image de témoignages d’une autre personne, pas des scénarios de Guibert", il faut n’avoir qu’une conception très floue de ce qu’est un scénario !
      Guibert écrit évidemment les scénarios de ces livres, et par ses choix narratifs, par la limpidité de sa science du cadre, par son art du récit, il écrit d’excellents scénarios !

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  • J’aurai préféré Raoul CAUVIN ... belle carrière du monsieur et il est loin d’en avoir fini. Il a inventé autant d’expressions que Goscinny ? Non ?! Quoi ? Il serait trop populaire ?

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    • Répondu par Zot ! le 1er février 2017 à  08:38 :

      Trop Grand public et familial, il publie depuis bientôt cinquante ans dans les pages de l’hebdo Spirou (bouh !). En plus cela se vend bien (re bouh !). Et pourtant son pauvre Lampil fut une des premières formes d’autobiographie (dés 1972) , enfin celle de son ami dessinateur Lambil...

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    • Répondu par Zot ! le 1er février 2017 à  08:39 :

      Maintenant l’album de Guibert est somptueux et délicat !

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