Le Salon du livre de Paris 2012 met de l’ordre dans ses accréditations et dément "faire la chasse aux auteurs"

20 février 2012 13 commentaires

Notre précédent article commençait à faire des remous : " seuls les auteurs "ayant une actualité" seraient gratuitement accrédités" supputions-nous suite à une alerte qui nous avait été donnée par Virginie Greiner, auteure (Destins, Secrets, Sorcières...) et qui faisait suite à un mail maladroit de refus d’une accréditation pour le prochain Salon du Livre de Paris.

C’est que, constatant un trafic de badges gratuits d’accréditation, la direction du Salon a décidé de resserrer un peu ses conditions d’accès dans le cadre de son édition 2012 :

D’abord, les badges professionnels seront désormais délivrés uniquement sur inscription préalable sur le site internet www.salondulivreparis.com. Plus aucune accréditation ne sera délivrée sur place.

Afin d’obtenir le badge professionnel, un certain nombre d’éléments sont à fournir sous la forme d’un justificatif en PDF clair et à jour :

Le Salon du livre de Paris 2012 met de l'ordre dans ses accréditations et dément "faire la chasse aux auteurs"  carte d’adhérent d’une association d’auteurs : SGDL, SCAM, Charte des Illustrateurs, ATLF, SNAC, Maison des écrivains.

-  Une lettre de mission signée de l’éditeur.

" Le Salon du livre réunit chaque année plus de 2 500 auteurs dans le cadre de rencontres et de dédicaces et n’entend pas empêcher les auteurs de venir en qualité de professionnel, élément premier de la chaîne du livre, mais encadrer plus précisément les conditions d’obtention d’un badge accréditif " précise la direction dans une note explicative qui souligne que cette entreprise ne profite d’aucun fond public.

Voilà qui a le mérite de la clarté.

DP

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13 Messages :
  • Non, ça reste ambigu ; l’auteur est tributaire ici du bon vouloir de son éditeur qui décidera de sa présence ou non par l’intermédiaire d’une lettre de mission. Il n’est pas considéré comme un collaborateur, un partenaire mais comme un employé, un subordonné. C’est moche

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  • Si on bosse en presse, on adhère à aucun des organismes que vous énumérez...

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    • Répondu le 21 février 2012 à  07:36 :

      Tous les auteurs BD ne sont pas au SNAC non plus.

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    • Répondu par Yaneck Chareyre le 21 février 2012 à  08:38 :

      Ceci dit, je ne comprends toujours pas pourquoi un auteur devrait rentrer gratuitement au salon du livre s’il n’est pas en train de bosser sur un stand. Pourquoi connaitrait-il alors un traitement différent des autres visiteurs ?

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      • Répondu le 21 février 2012 à  13:53 :

        Normalement, tous les professionnels du livre peuvent bénéficier d’une accréditation leur permettant d’entrer gratuitement au salon : libraires, éditeurs, bibliothécaires... A ce compte-là, il serait un peu absurde que les auteurs ne puissent bénéficier de cet avantage ! :)

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        • Répondu par Yaneck Chareyre le 22 février 2012 à  09:29 :

          Si tous y ont droit, en effet, il n’est pas normal que les auteurs de BD en soit exclus.

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      • Répondu le 21 février 2012 à  19:26 :

        Il ne devrait pas entrer gratuitement s’il ne bosse pas sur un stand. Mais s’il bosse sur un stand, trouveriez-vous normal qu’il soit rémunéré pour les dédicaces qu’il fait ?

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  • Les malins ! Au moins le pas très efficace SNAC ne risque pas de protester contre cette sélection, puisque ce sera pour lui l’occasion de voir monter le nombre de ses adhérents.

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    • Répondu par J-Jacques le 21 février 2012 à  19:30 :

      Au moins le pas très efficace SNAC ne risque pas de protester

      Il faut ne pas connaitre le SNAC et ne pas avoir bénéficié de ses services pour sortir une connerie comme "le pas très efficace", il est au contraire TRèS efficace, car implanté dans la plupart des maisons d’édition et représenté par des auteurs qui ont un poids auprès de ces éditeurs. Ils savent dénouer des situations délicates, qui étaient parfois totalement bloquées.

      Les syndicats gènent toujours certains réacs, ils versent leur fiel de façon lâche et évidement anonyme, mais ce qui est excessif est dérisoire.

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      • Répondu le 21 février 2012 à  23:04 :

        À part la langue de bois, concrètement, par rapport à la position du Salon du Livre, vous allez faire quoi ?

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        • Répondu par joel vasery le 23 février 2012 à  14:24 :

          Ah bon, et il fait quoi le SNAC ?
          Quels poids ont les auteurs ?
          Je vous rappelle tout de même que pour l’essentiel, ils ont besoin de négocier leurs propres contrats et je pense qu’ils ne titilleront jamais trop l’éditeur qui fait la pluie et le beau temps dans l’équilibre financier de leur compte en banque. ce sont des hommes, je pense pas qu’ils prennent le risque d’être black listé.
          C’est mon avis en tout cas.

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          • Répondu par Santov le 23 février 2012 à  22:24 :

            Quels poids ont les auteurs ? ...ils ne titilleront jamais trop l’éditeur qui fait la pluie et le beau temps dans l’équilibre financier de leur compte en banque.

            Vous inversez les rôles. Par exemple Arleston représentant du SNAC œuvrant chez Soleil : là c’est l’auteur qui fait la pluie et le beau temps dans l’équilibre financier du compte en banque de Soleil.

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        • Répondu par Joseph BEHE le 24 février 2012 à  21:51 :

          très concrètement, on a fait ça :
          http://www.legrill.org/dotclear2/index.php?post/2012/02/24/Le-Salon-du-Livre-de-Paris-revoit-sa-copie

          le fruit était mur, le débat est clos.

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