Le T. 2 d’Handman, réalisé et auto-édité par Quentin Lefebvre

8 mai 2016 1 commentaire

En 2014 apparaissait un nouveau héros de bande dessinée : Handman, personnage dont les mains exposées à une rivière polluée sont devenues surpuissantes. Loin d’être un atout, ce super-pouvoir ne passe pas inaperçu et attise la curiosité au sein de son lycée.

Handman, alias, Mickaël, fait alors tout pour ne pas révéler sa véritable identité. Les événements se précipitent dans ce deuxième tome : quelle attitude adopter ? Ce pouvoir des mains ne peut-il pas transformer Mickaël en justicier anonyme ? Et, d’ailleurs, est-il vraiment certain que d’autres ne connaissent pas son secret ?

Le T. 2 d'Handman, réalisé et auto-édité par Quentin Lefebvre

Formé à l’enseignement aux arts appliqués et à l’image en Savoie, puis à la bande dessinée durant trois ans à l’école d’arts Saint-Luc de Liège, Quentin Lefebvre suit un chemin particulier que l’on pourrait qualifier de marginal. En effet, il évolue en dehors des circuits traditionnels de consécration du milieu, car il édite ses albums à compte d’auteur.

Il est déjà auréolé d’une certaine notoriété dans sa région d’origine grâce à un important travail de VRP de ses propres albums (voir ici le making-of de l’album qu’il a réalisé, ou cette vidéo extraite d’un passage sur la télévision locale 8 Mont Blanc). Cette recherche d’une reconnaissance plus large démontre également un aspect laborieux du métier d’auteur d’aujourd’hui.

Le scénario de ce second tome reste séduisant, mêlant l’intrigue principale avec d’autres aspects tels que la vie lycéenne, les relations amicales, familiales ou sentimentales. Mais l’on regrette qu’en l’espace de presque deux ans, seules une quarantaine de pages constituent la suite des aventures. De plus, on a parfois le sentiment de ne pas entrer complètement dans le récit, de rester sur sa faim. On remarque aussi des limites persistantes au niveau de l’enchaînement des événements, des sous-titres pas toujours bien choisis, et un dessin parfois encore approximatif.

Par rapport au tome précédent, on note néanmoins de nettes améliorations au niveau de la colorisation, grâce à la complicité de Noémie Bazille (voir une vidéo mise en ligne par l’auteur). Pour les détenteurs du premier opus, l’album reste au même format (17 x 24), et comporte désormais une couverture rigide.

Si l’effort de l’autoédition reste admirable, la qualité globale de ce second tome déçoit donc quelque peu, après une amorce attractive dans le premier tome. Une concrétisation difficile dans un milieu qui souffre déjà d’un afflux massif d’albums de la part des petits et grands éditeurs, un marché qui rend presque impossible une véritable percée si on ne dispose pas d’un élément réellement innovant.

DB

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Lire notre chronique du premier tome d’Handman

Lire une chronique d’une autre série auto-éditée : Only Two - P.I.L.O.T.E. - Par Jérôme – Microcosme

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