Le chéquier de Sarko 1er

14 février 2010 8 commentaires

Le chéquier de Sarko 1erLes éditions Dargaud viennent de publier « S & Fils », un recueil de strips signés Benoît Delépine & Diego Aranega parus dans Siné Hebdo. Le locataire de l’Elysée, « Sarko 1er » y est mis en scène avec son fils, « le prince Jean. »

Inutile de dire que les amis de Siné ne lui font pas de cadeau : Le président est un nabot complexé assoiffé de pouvoir et d’argent, son fils Jean, conseiller général de «  Neuneuilly », éprouvant toutes les difficultés à pousser « à l’ombre d’un bonsaï. »

Nous sommes dans la pure tradition de Guignol battant le gendarme, c’est parfois drôle, parfois très con, mais c’est la loi du genre.

Reste la forme, qui interpèle : Il s’agit d’un chéquier aux reflets dorés, symbole du bling-bling élyséen. Un carnet de chèques ? Tiens, tiens. Cela nous rappelle un autre, édité il y a plus de cent ans par Caran d’Ache, et qui avait fait une sacrée polémique sur ce site il y a six ans. Aranega et Delépine s’en seraient-ils inspiré ?

DP

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S. & Fils - Par Diego Aranega et Benoît Delepine
Ed. Dargaud

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8 Messages :
  • Le chéquier de Sarko 1er
    14 février 2010 20:08, par LC

    Reste la forme, qui interpèle : Il s’agit d’un chéquier aux reflets dorés, symbole du bling-bling élyséen. Un carnet de chèque ? Tiens, tiens. Cela nous rappelle un autre, édité il y a plus de cent ans par Caran d’Ache, et qui avait fait une sacrée polémique sur ce site il y a six ans. Aranega et Delépine s’en seraient-ils inspiré ?

    Question : Peut-on utiliser la forme du carnet de chèque sans être rapproché de façon allusive à l’antisémitisme (notoire et abject) de Caran d’Ache ?

    Visiblement pas sur Actuabd (chacun ses lubies).

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 février 2010 à  21:27 :

      Question : Peut-on utiliser la forme du carnet de chèque sans être rapproché de façon allusive à l’antisémitisme (notoire et abject) de Caran d’Ache ?

      Si vous me trouvez un autre chéquier, pourquoi pas ? Que ce soit troublant et que cela vous chagrine, on n’y peut rien.

      En aucun cas, nous avons qualifié le chéquier d’Aranega et Delépine d’antisémite. On se demande où vous allez chercher tout ça...

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      • Répondu par LC le 14 février 2010 à  22:07 :

        C’est bien ce que je disais, c’est rapproché "de façon allusive", et je n’ai jamais dit que vous aviez qualifié le chéquier d’Aranega et Delépine d’antisémite.

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 15 février 2010 à  06:52 :

          C’est n’est pas allusif du tout, c’est très clair : ce livre-objet a un précédent, qu’il soit antisémite est une rencontre malheureuse.

          Le fait que vous y soyez sensible et que vous fassiez un lien entre l’antisémitisme de Caran d’Ache et, si je vous ai bien compris, l’affaire Siné où le dessinateur a été accusé d’antisémitisme au sujet d’une chronique à propos de Jean Sarkozy -et à ce propos blanchi par la justice- est une construction qui vous appartient. Ne prêtez pas à ActuaBD des intentions qui sont les vôtres.

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          • Répondu par LC le 15 février 2010 à  12:57 :

            Vous êtes gonflé Didier, c’est vous qui faites une construction marabout’d’ficelle qui n’appartient qu’à vous, votre nouveau message est très clair à cet égard, ne me prêtez pas des intentions et des propos qui sont les vôtres.

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            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 15 février 2010 à  15:12 :

              > c’est vous qui faites une construction marabout’d’ficelle qui n’appartient qu’à vous, votre nouveau message est très clair à cet égard, ne me prêtez pas des intentions et des propos qui sont les vôtres.

              Vous n’assumez pas vos propos de petit flic des consciences qui essaie de prêter une intention à une comparaison qui n’était que formelle. C’est vous qui êtes culotté. D’ailleurs on arrête là les échanges car ils ne mènent à rien.

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              • Répondu par Sergio Salma le 15 février 2010 à  21:56 :

                Permettez-moi d’intervenir, je suis mêle-tout mais à la première lecture de l’article je n’ai pas vu autre chose qu’une comparaison sur la forme de l’objet.
                Même si je peux imaginer que l’idée du chéquier puisse être venue à l’esprit une seconde fois sans qu’il y aie référence voire inspiration.

                Pour sortir le grand mot qui fait peur, il vous a fallu , cher LC ,aller voir l’ancien article ou alors savoir que Caran d’Ache avait ses opinions-là pour faire un joli collage.
                Ces échanges nous confirment que l’écrit est décidément délicat à manipuler ; voilà un débat avec d’immenses enjeux mis sur le tapis pour une peccadille et avec sans doute, un petit peu, l’envie d’en découdre. L’humeur étant ce qu’elle est en ces temps un peu troublés qu’on ne peut plus citer un auteur ou un artiste sans immédiatement voir surgir sa face obscure. Pour ma part , je trouve que ce ne sont pas tout à fait nos affaires ; si l’artiste que j’apprécie (chanteur, cinéaste , écrivain, auteur de BD etc...) a des opinions politiques opposées aux miennes, c’est moyennement intéressant. Quelles étaient les opinions politiques de Warhol , Simenon, Clouzot ou Jacques Brel ? Leur rapport à la famille, aux femmes, à la sexualité, à l’éducation, aux moeurs, à l’argent...Vouloir à tout prix vénérer des artistes sans tache, sans faille et sans défaut, des modèles de vertu est une espèce de tare de cette époque qui n’aime rien de ce qui dépasse. Attention de ne pas tout mélanger, je dis ça je dis rien.

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                • Répondu par pol le 17 février 2010 à  15:02 :

                  je ne connaissais pas le chequier de caran d’ache. mais en cliquant sur le lien intégré a l’article j’ai donc compris la relation que faisait DP avec cette parution. la question est posée par DP me semble t il... pas par le lecteur... je comprends que l’antisémitisme touche DP, mais pourquoi le mettre régulièrement en perspective quand il n’y a pas de passerelle flagrante ?

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