Le prochain album de Vehlmann et Jason mis en ligne gratuitement sur le site 8comix

26 novembre 2010 8 commentaires
Le prochain album de Vehlmann et Jason mis en ligne gratuitement sur le site 8comix
"L’Île aux 100.000 morts"
© Jason - Vehlmann - Glénat

Avant sa parution papier aux éditions Glénat en février 2011, "L’Île au 100 000 morts", fruit de la collaboration entre le norvégien Jason et le français Fabien Vehlmann, sera entièrement et gratuitement mis en ligne, épisode par épisode. On pourra lire cette histoire sur le nouveau site "8comix", qui sera officiellement lancé à Angoulême. L’objectif avoué de ce site, où l’on retrouvera également des bandes de Pedrosa, Alfred, Chauvel, les frères Jouvray, Gess, Efix, sera de tenter l’expérience de la prépublication gratuite et de voir si elle influe sur les ventes des albums papier.

La réflexion sur l’avenir de l’édition numérique se poursuit. Nous en reparlerons dans les prochaines semaines, lors d’un entretien avec Fabien Vehlmann.

MDS

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8 Messages :
  • Une prépublication gratuite sur un site qui sera lancé pour Angoulême (fin Janvier 2011) pour l’album qui doit sortir chez Glénat en Février 2011...
    Il faudra faire vite pour aller le "visionner" avant sa sortie officielle, qui, en toute logique et connaissant les éditions Glénat, supprimera sa prépublication gratuite.
    Je ne vois pas l’intérêt.
    Le délai est trop court dans ce cas précis, et ne justifie même pas qu’on en parle.
    Celui que ça intéresse n’aura qu’à aller le lire dés sa parution (quasi en même temps que sa mise en ligne) dans son point de vente favori !
    N’insistons pas trop sur ce phénomène de BD en ligne alors que les éditeurs eux-mêmes semblent ne plus y croire, en dehors de quelques "indépendants".
    Les prépublications "gratuites" ne sont pas nouvelles, les journaux et revues nous les ont toujours proposés. Il faut acheter le journal ou la revue, certes, mais il faut aussi payer son abonnement internet et son PC et/ou lecteur...

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  • Et la position du SNAC BD dans tout ça ?
    Non à l’arnaque du numérique d’Iznéo, vive la gratuité ? Quelle arnaque !
    Glénat n’est pas une entreprise philanthropique. La gratuité comme produit d’appel, c’est tout. L’avenir du net en matière d’expression n’est pas la gratuité. Et le discours de Fabien est à deux facettes comme celui de bon nombre de ses amis aux SNAC BD.

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  • Voila une excellente initiative que je tiens à encourager personnellement !! Fabien Vehlmann est un scénariste-vedette, Jason est un auteur qui n’a pas encore fait le plein de ses lecteurs potentiels, donc c’est une excellente idée de donner un avant-goût prolongé de lecture gratuite (et complète) sur le oueb, même si à titre personnel, la lecture des quatre premières pages me suffisent à décider de l’achat ou non.

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    • Répondu par ishimou le 28 novembre 2010 à  09:56 :

      à l’avenir, les créateurs de BD produirons sans rémunération de base et leurs albums seront proposés en lecture gratuite sur le net, avant un hypotétique album papier.

      Une ambition désuète quand on sait que dans pas très longtemps (10 ans) le mode de lecture sera l’ipad ou autres.

      Mais pour l’instant rien de neuf, on réinvente la galerie d’exposition et les gens qui passent devant les tableaux.

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      • Répondu par Wallace le 28 novembre 2010 à  14:15 :

        mouais m’étonnerait beaucoup que dans 10 ans les BD papiers deviennent minoritaires, surtout quand on voit l’évolution du comportement des acheteurs qui s’attachent de plus en plus au contenant là où autrefois prédominait largement le contenu (pas pour rien que les revues de prépublication aient coulé, les gens veulent désormais de beaux albums et pas des magazines)

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        • Répondu par ishimou le 28 novembre 2010 à  18:45 :

          Donc d’après vous,
          il suffira de faire d’une BD un bel objet pour la vendre mieux...
          Pourtant, la forme dans laquelle vous achetez une BD aujourd’hui n’a pas changé depuis l’apparition de l’album cartonné, à l’exception de détails par exemple le dos toilé ou le papier mat.
          Nous savons tous que les modes de lectures changent, je l’observe régulièrement en prenant le métro à Bruxelles, musiques et images sont omniprésentes sur des petits appareils individuels bien connus, ces individus, cette génération, c’est le lectorat de demain,
          pourquoi croyez-vous qu’on organise colloque et discussion autour de la BD déclinée sur support numérique ?
          Ce sont des enjeux majeurs pour l’industrie de l’édition BD, il s’agit de bien se placer.

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          • Répondu par LC le 28 novembre 2010 à  22:44 :

            Jamais la BD sur ces supports ne sera de la BD, ce sera au mieux du mauvais dessin animé. Une BD n’est pas tant une suite de cases qu’une suite de pages, on lit en regardant une case mais en voyant la page, les cases avant et après, de même qu’on voit deux pages en vis-à-vis, il suffit de lire une bd dans un magazine pour voir qu’il y a un manque si on plie le journal en deux ou si en vis-à-vis de la page il y a une pub ou du rédactionnel. C’est pour ça que plus que l’inconfort de lecture sur écran, c’est l’amputation de ce qui fait la bd qui amènera les lecteurs à toujours préférer la BD imprimée, sur papier, en livre.
            La BD numérique n’a aucun avenir.

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