Les Pin-ups de Bill Presing

22 juin 2009 17 commentaires

"Les femmes de Bill Presing me tendent les fils du string" avoue élégamment Arthur de Pins au dos de l’ouvrage…
Les Editions Fluide Glacial viennent de publier un artbook [1] de Bill Presing, storyboarder pour les studios d’animation Pixar. L’Américain est aussi l’auteur de Rex Steele : Nazi Smasher (Ed. Akileos), un comics détonant et très second degré.
Pour la collection Fluide Glamour, cet artbook se concentre sur les pin-ups que Bill Presing croque, esquisse, peint ou crayonne sous tous les angles.

Le blog de Bill Presing

LB

Commander ce livre chez Amazon ou à la FNAC

[1en édition bilingue français-anglais

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
17 Messages :
  • Les Pin-ups de Bill Presing
    22 juin 2009 11:37

    Je ne comprends pas qu’il y ait un engouement sur Bill Presing, ses pin-ups ne sont que des décalques du Little hot red Hood de Tex Avery, L’animation aux USA marche en circuit fermé, resservant les mêmes graphismes sous couvert de modernité rétro active.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 22 juin 2009 à  18:59 :

      Malheur, quelle ignorance !
      Comme vous ne comprenez, forcément, vous dites des bêtises.
      Observez, dessinez, cultivez vous et vous comprendrez.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 24 juin 2009 à  01:51 :

        Je vous retourne votre ignorance. Sachez, cuistre, que je suis dessinateur, je sais faire la différence entre recyclage et création.
        C’est bien votre inculture qui fait que l’esbrouffe vous éblouit.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 24 juin 2009 à  08:26 :

          Je vous retourne votre ignorance. Sachez, cuistre que je suis aussi dessinateur et que je vois bien que vous jugez le dessin animé américain avec un regard d’européen. Je le sais parce que j’ai travaillé dans des studios américains aussi. Vous confondez recyclage, références et influences. Les dessinateurs américains de l’animation n’ont pas nos références et nos influences mais d’autres. Plongez vous dans leurs références et vous comprendrez ce que des Shane Glines, Bill Presing, Ragnar, Del Carmen et d’autres apportent de différents. C’est dans les détails que tout se joue. Comment leurs lignes conduisent toujours quelque part et autrement.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 24 juin 2009 à  14:12 :

            j’ai travaillé dans des studios américains

            Vous êtes tellement englué dans les références qu’elles vous semblent normales, mais quittez un instant les Shane Glines, Bill Presing, Ragnar ou Del Carmen qui ne créaient que ce qui existe déjà depuis 50 ans et tournez-vous ailleurs dans le monde où ils existent de vrais créateurs qui n’ont pas la tête qui vise le passé.

            Vos mercenaires des studios, simples faiseurs commerciaux auraient des leçons à prendre d’authentiques artistes tel Paul Driessen ou Bill Plympton.

            Répondre à ce message

            • Répondu le 24 juin 2009 à  21:49 :

              J’aime beaucoup le travail de Paul Driessen et Bill Plympton aussi. C’est une autre façon de penser le dessin et l’animation. Pas plus riche ou moins riche. Différente. Je n’ai malheureusement pas votre vision réductrice, votre radicalisme aveugle. D’un côté les faiseurs de studios sans talent et de l’autre les grands créateurs de la race des Seigneurs. Il y a des passerelles entre eux. Il y a apprendre de tous.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 25 juin 2009 à  00:19 :

                Bref, Bill Presing ne fait guère qu’une resucée de Preston Blair, plus ou moins fidèle mais guère différente, et comme vous dîtes "C’est dans les détails que tout se joue" , infimes en l’occurence, si ce n’est un majeur, Preston Blair avait créé lui-même son style.

                Répondre à ce message

                • Répondu le 25 juin 2009 à  11:54 :

                  Preston Blair n’a pas plus inventé un style que la plupart des grands animateurs des studios Disney.
                  Le seul Blair que je connaisse dans l’animation qui soit à l’origine d’un style est Mary Blair.

                  Sauf quelques exceptions. L’animation est un travail collectif. Ce n’est pas une tare, c’est un fait, une nécessité. Cela n’enlève rien à la qualité des gens qui créent dans ce domaine. Ce ne sont pas des tâcherons. Il y a des virtuoses et j’ai autant de respect pour les virtuoses que pour les précurseurs. Il n’y a pas les forts d’un côté et les faibles de l’autre. Dans ce que vous appelez les tâcherons, il y a des virtuoses. Et je ne cherche pas la même chose dans le dessin d’un virtuose que dans celui d’un précurseur. Ce qui se passe dans les détails n’est jamais négligeable. Les évolutions, les nouveaux styles naissent aussi de ces détails. Dans les studios d’animation, il y a des artistes qui échangent énormément. Ce n’est pas très français comme mentalité, c’est certain... ici, quand un artiste fait un blog ou un site, c’est surtout pour parler de lui-même et faire son petit commerce.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 25 juin 2009 à  16:13 :

                    Dans ce que vous appelez les tâcherons

                    Où ai-je parlé de tâcheron ? Ce n’est pas dans mon vocabulaire.

                    Répondre à ce message

                • Répondu le 25 juin 2009 à  13:33 :

                  Houla

                  Je ne rentrerai pas dans votre début car vous ne semblez pas être d’accord sur ce qui fait l’intérêt d’un artiste : l’un semble être séduit par l’habileté technique (tous les auteurs cités en sont largement pourvus) alors que l’autre ne jure que par l’innovation (certes ils ne font que prolonger le style de leurs ainés, mais ont-ils jamais prétendu autre chose ?)

                  Là ou je suis interloqué c’est quand vous affirmez que Preston Blair a créé son style - il avait précisément la même démarche que les gens qui font débat ici, exploitant et améliorant le style créé par Bill Nolan (lui-même influencé par etc... c’est infini !) quelques décennies plus tôt. Alors certes, il excellait dans ce domaine ! Mais il n’avait aucune ambition stylistique contrairement à, au hasard, Hubley ou Deitch. Sa spécificité se situe plutôt au niveau de l’animation, son sens du timing, sa gestion impeccable du stretch & squash. Et ses qualités de pédagogue qui font que nous vantons ici et ailleurs ses mérites alors qu’on pourrait parler par exemple de Art Babbit :D

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 25 juin 2009 à  18:04 :

                    Je parlais de Preston Blair comme créateur du Little hot red hood, que Bill Presing ne fait que décliner à l’envi.

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 26 juin 2009 à  08:06 :

                      Je sais très bien de quoi vous parlez. Et je sais très bien à quel cycle d’animation maintes fois réutilisé dans les dessins animés de Tex Avery vous faites référence. Mais Preston Blair dessinait des filles à la manière de bon nombre d’animateurs de Disney et d’ailleurs à l’époque.
                      Ce que vous ne comprenez pas dans l’animation américaine, c’est la dimension collective des œuvres. On est dans le pays du copyright et pas du droit d’auteur. La philosophie change complètement à cause de cela. Il est question d’une industrie. Ce n’est pas un mal, c’est un fait. Pour construire des cathédrales, il faut beaucoup de bras et conjuguer beaucoup de talents. Si vous regardez une cathédrale dans son ensemble, elle est cohérente, équilibrée, tout est dans le même style. Mais si vous la regardez dans les détails, il y a des nuances infinies. Et ces nuances font aussi l’extrême richesse de cette œuvre. Il ne faut pas regarder QUE la forme générale. Voilà, bin c’est pareil. Vous avez un style qui s’appelle cartoon et en mode classique et à l’intérieur de cela, il y a des variantes.
                      Bill Plympton, c’est autre chose. C’est l’expression d’une individualité. D’ailleurs, il fait quasiment tout tout seul. Il ne fabrique pas des cathédrales, il fabrique des petites chapelles sublimes.
                      Deux façons de voir l’animation et de penser l’Art.
                      Ce que je ne tolère pas chez vous c’est pourquoi vous jugez un artiste en fonction de ce que vous voudriez y trouver plutôt qu’en fonction de ce qui s’y trouve. C’est réducteur et totalement subjectif. En revanche, ce que je tolère, c’est que vous êtes un dessinateur et comme la plupart, vous prenez parti. Cela vous permet certainement d’avancer et de croire en ce que vous faites. Avec 25 ans de travail pro derrière moi, je n’ai plus cette illusion. Cela ne fait pas pour autant de moi, un mercenaire. Je n’ai jamais été mercenaire, même quand je travaillais dans des studios. Je faisasi de la création graphique et j’avais des tas d’assistants. Il me fallait pas mal de pédagogie pour leur expliquer ma façon de voir les choses et je m’enrichissais beaucoup d’eux aussi. Voilà, l’intérêt de travailler dans un studio est là. On progresse plus vite parce que les échanges nous obligent dà nous remettre en cause.
                      Vous êtes dans le ’j’aime, j’aime pas". Et vous n’aimez pas parce que le travail de Presing ne répond pas à vos préoccupations.
                      S’il y a une chose à critiquer dans le travail d’un Presing c’est son habileté : est-il parvenu à traduire une idée avec cette ligne ou cette forme de la façon la plus synthétique ? Ce qui intéresse les gens comme Presing, c’est la synthèse, la simplification, l’épure.
                      Bill Plympton est aux antipodes. Il n’y a pas de comparaison possible. C’est autre chose. Et il n’y a pas une bonne ou une mauvaise manière de faire de l’animation, de dessiner ou de créer. Il n’y a pas la supériorité de l’œuvre individuelle sur l’œuvre collective. Il y a plusieurs écoles, plusieurs courants, plusieurs préoccupations qui coexistent.
                      Enfin, je ne dis pas que Presing est un génie. Mais il y a plein de trouvailles dans son travail et c’est ça que je sais voir et apprécier et pas vous.

                      Voilà, désolé de ne pas comprendre que vous ne puissiez pas comprendre que des gens puisse trouver un intérêt dans un travail qui ne vous parle pas.

                      Bien à vous !

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 26 juin 2009 à  12:54 :

                        Finalement vous corroborez ce que je disais en début de discussion, c’est bien pour ça que
                        je ne comprends pas qu’il y ait un engouement sur Bill Presing, ses pin-ups ne sont que des décalques du Little hot red Hood de Tex Avery, L’animation aux USA marche en circuit fermé, resservant les mêmes graphismes sous couvert de modernité rétro active.

                        De là, sortir des art-books personnels sur un boulot qui ne l’est pas est une hérésie.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 26 juin 2009 à  15:27 :

                          Je ne corrobore pas du tout. Vous n’avez pas compris. LA modernité rétro active. Mais ça ne veut rien dire. C’est du non-sens. L’animation aux USA ne marche pas du tout en circuit fermé. Au contraire, c’est un métissage, un brassage. Tout le contraire de ce qui se passe ici. Ici tout le monde défend sa petite chapelle. Il est quasiment impossible de créer des passerelles entre BD, animation, illustration, art. Et à l’intérieur de ces chapelles, il y a des niches. Si t’es Nouvelle BD, tu n’as pas le droit d’apprécier la BD franco-belge classique...
                          Et il n’y a pas d’hérésie à publier un artbook de son travail. Il y a surtout de l’hérésie à décider qu’untel a le droit d’être publié ou pas.
                          Parce que vous ne comprenez pas, vous décidez que c’est à interdire.

                          Non, je le dis et le redis, ce n’est pas décalqué. Et si vous ne voyez pas de quoi je parle. Je ne peux que vous conseiller de dessiner plus pour penser plus loin.

                          Répondre à ce message

                    • Répondu le 27 juin 2009 à  11:45 :

                      N’importe quoi. Preston Blair n’est certainement pas le premier à avoir dessiné/animé des pin-ups... Je ne vois d’ailleurs aucune parenté entre les siennes et celles de Bill Presing ; s’il y a une influence classique à cerner, elle se trouverait plutôt du côté de Fred Moore.

                      Sinon la référence contemporaine en matière de pin-ups c’est Lynne Naylor bien entendu :D

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 27 juin 2009 à  18:39 :

                        Preston Blair et Fred Moore sont de la même génération et ont travaillé ensemble sur Fantasia. Révisez vos classiques.

                        Lynne Naylor... ce que fait son chéri Chris Reccardi est bien aussi. allez voir le travail de Kirsten Ulve. C’est très bien aussi et je suis certain que vous allez détester...
                        Ces artistes ont des références communes. Elles sont américaines. Mais en France et en Belgique, nous avons aussi nos références. Vous aussi vous avez vos références. Et je suis certain que je pourrais décortiquer vos dessins et vous démontrer que vous avez tout copié sur untel ou untel. HAHA !

                        Répondre à ce message

  • Les Pin-ups de Bill Presing
    2 septembre 2009 21:02

    J’ai lu ce livre qui n’a aucun intérét. Pourquoi Fluide glacial en est-il à publier des trucs pareils et pas de la bande dessinée ? A quoi bon se débarrasser de Maester, Blutch, Coyote et Larcenet pour faire des bouquins de trucs insipides, c’est un non-sens.

    Répondre à ce message