Les monstres de Franquin réédités en album

4 mai 2005 0 commentaire

Les monstres de Franquin réédités en albumA l’aube des années ’70, André Franquin lance ses MONSTRES. Dès le départ, ils ne laissent personne indifférent. Longtemps, ce furent des dessins isolés, réalisés juste pour le plaisir. En 1988, Franquin décide de raconter des histoires "monstrueuses".

Pour ce projet "hors normes", André Franquin fait appel à Yvan Delporte. Le duo qui avait donné naissance au Trombone illustré (dont les bandeaux titres viennent d’être édités en grand format en avril) est reconstitué . "Il regrettait", se souvient Delporte, "que ces monstres, qu’il aimait tant dessiner, ne soient pas mieux utilisés, parce que des dessins qui restent dans un tiroir, c’est un peu du travail perdu". Delporte suggère la création d’une rubrique dans "Spirou". Si Franquin trouve l’idée bonne, il avoue ne pas avoir spécialement envie d’écrire les textes. Franquin déclare néanmoins "qu’il fera peut-être une petite suggestion de temps à autre"...

Les séances de travail ne sont pas systématiques. "Au départ", confie Delporte, "il m’envoyait un dessin, à moi de me débrouiller. Mais, rapidement, il s’est piqué au jeu et a imaginé pour certaines créatures des particularités étonnantes, et là, je n’avais qu’à suivre son idée". Delporte s’insurge contre le fait qu’il aurait pu souffler quelques tronches de monstres à son ami : "toutes les idées graphiques sont de Franquin. Qui d’autre aurait pu inventer ces horreurs" ? Le duo désire faire participer les lecteurs. "Dès la première livraison, on a demandé aux lecteurs d’inventer une raison non olfactive à l’abondance de nez du Polysnif. Ils sont intervenus et certaines réponses n’étaient pas piquées des vers."

En fin de parcours, les amateurs de dessins se rendent compte que de somptueux dessins sont parus à un trop petit format, dans le journal. Les textes empreints de poésie et d’invention n’auront vécu que le temps d’un numéro. Chaque chronique avait l’étoffe pour faire une bande dessinée de 44 pages. Un tel concentré d’invention devait renaître. Tel est le but de cette première édition en album.

Tous les dessins ont été remis en couleurs selon les indications réalisées à l’époque par Franquin.
Yvan Delporte, ami de 50 ans de Franquin, a veillé à ce que le livre se fasse dans l’orthodoxie franquinienne.
Pour la première fois, les fans de Franquin vont découvrir un chef-d’œuvre quelque peu ignoré.

Tirage : 6.000 exemplaires numérotés
PVP : 29 €

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