Louison, dessinatrice à Charlie Hebdo : « Je ne pensais pas faire un métier à risque ! »

3 novembre 2011 5 commentaires

Le Nouvel Observateur publie un billet d’humeur de Louison, jeune dessinatrice à Charlie Hebdo suite à l’attentat au cocktail Molotov subi par la rédaction du journal satirique.

« Je dessine, et je ne pensais pas faire un métier à risques, confie-t-elle. Le plus fort […], c’est de se réveiller et de sentir qu’arrive une place pour la peur. Elle est petite cette peur, mais elle fait son trou... C’est la loi de la terreur ! Ou tu oses et tu prends un risque, ou tu n’oses pas et tu n’es pas digne de ton métier. En tant que jeune dessinatrice, c’est mon 11-Septembre. Il y a un avant et un après. C’est la frilosité ou la prise de risque. Je n’avais jamais envisagé mon métier comme ça. Maintenant, on doit entrer dans le combat. ».

Un combat semble-t-il partagé par de nombreux journaux, puisque les signes de solidarité n’ont pas manqué de la part de la presse, à droite comme à gauche. Le journal Libération accueille dans ses pages d’aujourd’hui et dans ses locaux, la rédaction de Charlie. On peut comprendre la crainte de ses dessinateurs et de son personnel face à un acte inacceptable qui n’a que pour but de museler la liberté d’expression.

NA

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5 Messages :
  • Elle doit être très jeune, Louison... Les anciens de "Charlie" aurait tout de même pu lui parler de la fatwah concernant les caricaturistes danois ou du tabassage de Ali Ferzat par les forces de sécurité syriennes.

    Et ils auraient pu ajouter qu’un caricaturiste de "Charlie" doit également être prêt à courir d’autres risques, qui ne sont pas physiques, ceux-là, mais bien réels tout de même : poursuites judiciaires, lynchage médiatique et même... Licenciement !

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  • C’est une réaction infantile de penser pouvoir cracher à la gueule de millions de croyants sans qu’un seul ne proteste. On a changé de génération chez les dessinateurs, avant c’était des journalistes à part entière, maintenant ce ne sont que des enfants gâtés, des potaches (il a fallu que je lise le journal pour comprendre que ce n’est pas Ben Laden en couverture mais Mahomet, c’est équivoque).

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    • Répondu le 6 novembre 2011 à  10:35 :

      Sans compter la forme du turban, dans le dessin de Luz, qui fait plus penser à des testicules qu’à du tissus plié et replié. Dans l’autre sens, en ajoutant quelques traits et des moustaches, on peut dessiner un lapin, dans ce sens, un prophète en "turban"... Humour humour...

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    • Répondu le 7 novembre 2011 à  18:46 :

      amusante dérive linguistique que de qualifier un attentat de "protestation"...

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      • Répondu le 8 novembre 2011 à  16:17 :

        Amusante dérive linguistique que de qualifier un lancer de cocktail Molotov d’attentat...

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