Manolosanctis, en liquidation judiciaire, cherche repreneur

25 janvier 2012 6 commentaires

Cette fois c’est sûr, Manolosanctis est en très mauvaise posture. Après avoir annoncé en octobre dernier l’abandon de l’édition au profit d’une formule d’autoédition multi-supports, qui devait être lancée en cette fin de mois, la société vient de demander l’ouverture d’une procédure de liquidation.

Selon le communiqué de presse, cette décision résulterait de l’échec d’une opération de financement qui devait se conclure fin 2011, « les actionnaires de la société n’étant pas parvenus à s’entendre sur les conditions de l’opération ». Ainsi, l’état de la trésorerie ne leur aurait pas laissé d’autre choix que celui-ci.

Actuellement à la recherche d’un repreneur pour permettre le lancement de cette nouvelle solution « achevée technologiquement », Manolosanctis n’est donc pas en mesure de participer au festival d’Angoulême et indique ne pouvoir garantir l’accès à leur plateforme en ligne que pour les trois prochains mois.

Espérons que ce ne soit pas une fin de partie pour ce label particulièrement innovant.

BG

Manolosanctis, en liquidation judiciaire, cherche repreneur
Capture écran de la nouvelle plateforme Manolosanctis. Verra-t-elle le jour ?

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6 Messages :
  • Le communiqué :
    Voici près de trois ans que Manolosanctis a été créée. Près de 3200 albums réalisés par 1500 auteurs, 10 000 critiques et plus de trois millions de lectures, 34 livres édités...

    3200 albums réalisés pour seulement 34 livres édités, soit 1%, c’est très très peu.

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    • Répondu le 26 janvier 2012 à  11:03 :

      Et tout cela a été très mal géré visiblement.

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    • Répondu par Baptiste Gilleron le 26 janvier 2012 à  12:26 :

      Mais 34 albums édités en moins de 3 ans d’existence, pour un pôle édition, c’est tout de même un joli score, non ?

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      • Répondu par Yohann le 26 janvier 2012 à  19:50 :

        Joli score effectivement mais quel intérêt de sortir des livres s’ils ne se vendent pas ? Manolosanctis avait une ligne éditoriale trop proche de ce qui se fait en mieux ailleurs. Et pour cause, des albums de BD fait par des auteurs pas rémunéré pendant la production de l’album, au dessin proche de ce qu’on nous sert depuis des années et qui ne fonctionne plus. Certaines histoires étaient "pompés" sur des Best-sellers (il me vient en tête un album dont l’histoire est plus que proche que celle du bouquin "la route" de C. Mc Carthy). L’intention en tout cas était louable, et a montré qu’énormément de personnes se passionnaient pour le médium, mais 36 bouquins en 3 ans pour une maison d’édition qui se monte, excusez-moi, mais c’est un peu du suicide...

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      • Répondu le 26 janvier 2012 à  21:47 :

        Le problème ce n’est pas 34 albums édités, c’est qu’aucun n’était vraiment un bon album.

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    • Répondu par P. le 26 janvier 2012 à  13:37 :

      Pourtant ce qui les as tués, c’est sans doute de publier trop et trop vite ! Joli paradoxe, non ?
      3200 albums réalisés, c’est un beau chiffre, mais beaucoup sont incomplets et beaucoup sont impubliables. Manolosanctis, et c’est sans doute l’un des problème, est à la fois une belle plateforme pour des travaux amateurs, et une maison d’édition traditionnelle dans un marché sursaturé... L’un va tuer l’autre, c’est dommage...

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