Notes T9 : Peu d’or et moult gueule - Par Boulet-Delcourt/Shampooing

13 décembre 2014 0 commentaire

Retrouver les instantanés de Boulet, c’est comme réécouter un album de musique que l’on connaît bien et qu’on apprécie toujours. Derrière l’aspect très quotidien et presque banal de la vie de l’auteur, une grande sincérité émerge. Boulet se balade entre scènes de la vie d’auteur -notamment en rappelant qu’il s’agit d’un vrai travail, avec ses difficultés, et pas un loisir rémunéré- et extrapolations oniriques. On y retrouve une certaine admiration pour la SF d’un Moebius.

Dans les aspects plus quotidiens, Boulet montre, à l’aube de la quarantaine, des préoccupations assez universelles, mais pas si souvent mises en avant par les artistes : la soif d’apprendre, la curiosité pour les autres, les interrogations sur l’enfance et ses rituels. La fin de l’album, évoquant un voyage aux États-Unis, illustre la finesse d’observateur de l’auteur : un véritable reportage dans l’Amérique profonde et cafardeuse. Dommage que certaines planches, au lettrage minuscule, soient si difficiles à déchiffrer. Mais une amélioration de la lisibilité entrainerait probablement une pagination augmentée avec ses conséquences ...

DT

Notes T9 : Peu d'or et moult gueule - Par Boulet-Delcourt/Shampooing
© Delcourt 2014

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Du même auteur :
- Notes, T8 : Les 24 Heures
- Notes, T7 : Formicapunk
- Notes T5 : Quelques minutes avant la fin du monde
- Notes T2 : Le petit théâtre de la rue
- Notes T1 : Born to be a larve

Voir en ligne : le blog de l’auteur

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