Pellaert, Forest, Crepax et Cuvelier : Expo Sexties au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

7 septembre 2009 3 commentaires Actualité

Pellaert, Forest, Crepax et Cuvelier : Expo Sexties au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Dans le cadre de Bruxelles BD 2009, Bozar (le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles) accueillera du 25 septembre 2009 au 3 janvier 2010 l’exposition Sexties.

Quatre artistes seront mis à l’honneur : Crepax, Cuvelier, Forest et Peellaert.

L’évènement, scénarisé par Pierre Sterckx (Vraoum !), mettra en évidence l’importance de l’audace de leurs œuvres dans l’avènement d’une bande dessinée adulte et sensuelle.

Nous ne manquerons pas de vous en reparler.

MDS

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Le site de Bruxelles BD 2009

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3 Messages :
  • Voila enfin une expo intéressante !
    9 septembre 2009 19:24

    Car il faut bien reconnaitre que le programme rendra hommage à quatre maitres de la BD, aujourd’hui malheureusement disparus.
    - Peellaert : Pravda, principalement. Il a surtout fait de jolies pochettes de disques par la suite.
    - Cuvelier : Corentin et son copain hindou (comme Alix et Enak, mais à une époque plus récente), et surtout Epoxy, pour les hommes de bonne volonté ;
    - Crépax : grand maitre italien de l’esthetisme érotisant, avec une attirance marquée pour Louise Brooks qui servit de modele à sa Valentina (coupe au carré, petits seins, longues jambes, hmmm)
    - Forest : il n’était pas garde-forestier, mais il fut le créateur de la sublime Barbarella, incarnée au grand écran par Jane Fonda. Peut-être la première héroïne de BD française à se faire trousser, et à reconnaitre adorer ça. Une femme-papier libérée, équivalent de la BB pour le cinéma de la même époque.

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    • Répondu par Alex le 9 septembre 2009 à  23:03 :

      « Barbarella... Une femme-papier libérée »

      Non là vous faites des raccourcis, si Barbarella n’éprouve aucune culpabilité face à sa sexualité elle est néanmoins constamment abusée physiquement. C’est un parcours initiatique sexuel ancré dans les années 70, ca a pris un sacré coup de vieux. Malgré mon admiration totale pour Forest. De toutes les productions de ce créateur de génie c’est celle qui à mon avis a le plus mal vieilli. Valentina par contre est toujours d’époque. Elle est une victime, la victime parfaite. L’oeuvre de Crépax est toujours aussi scandaleuse. Valentina m’a toujours mis mal à l’aise. Elle n’est pas une sex-bombe mais subit mille outrages. Si avec Barbarella ca semble un rien grivois et politique et revendicateur, avec Valentina c’est l’angoisse sexuelle qui est le thème.

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    • Répondu le 10 septembre 2009 à  19:25 :

      déjà posté une réponse il y a deux jours mais puisque panne de serveur, me revoici :

      le programme rendra hommage à quatre maitres de la BD

      le titre de maître est selon moi usurpé pour Peellaert qui a commis deux bds dans sa carrière et ces deux titres se sont retrouvés dans les bacs à solde durant plus de vingt ans !

      et pour ce qui concerne Cuvelier, son Epoxy ne reflète en rien son vrai talent bd, que l’on retrouve dans les premières aventures de Corentin publiées dans Tintin de 1946 à 1949 et ensuite ses très beaux lavis pour Corentin et les Peaux-Rouges en 1950. Epoxy est, selon moi, plus un travail alimentaire où il a dû dessiner les fantasmes de son scénariste qu’une oeuvre personnelle.

      attendons toutefois de voir l’expo pour en dire plus à ce sujet.

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