Pif Gadget n’est plus !

16 février 2009 15 commentaires Actualité
🛒 Acheter

Pif Gadget n'est plus !Depuis sa renaissance en 2004, on peut dire que le célèbre magazine a connu des années mouvementées et cela sans pour autant ne jamais parvenir à renouer avec son succès des années 1970-1980.

Si le premier numéro de la nouvelle version s’était très bien vendu (373.000 exemplaires), par la suite les chiffres ont progressivement sombré (de 150.000 à 50.000, dit-on, pour les plus récents). Résultat : en avril 2006, le magazine relancé par Patrick Appel-Muller, entrait en redressement judiciaire et le directeur se voyait ainsi imposer six mois pour trouver un plan de continuation acceptable.

Le dernier acte de Pif Gadget s’est joué au mois de décembre dernier, lorsque l’imprimeur a refusé de sortir le numéro du journal en conséquence d’une série répétée d’impayés entraînant sa mise en liquidation au 15 janvier 2009. Les salariés découvrent alors que le titre a pour plus de 4,1 millions d’euros de dettes. Leurs abattements face à la situation est d’autant plus grand qu’on leur avait assuré encore récemment « que Pif continuait. »

Les six salariés et la trentaine de pigistes, après avoir reçu leur lettre de licenciement, sont donc entrés en lutte contre la direction afin que la procédure légale soit respectée et cela d’autant plus « qu’ils ont l’impression qu’on leur fait payer les errements de L’Huma et sa gestion opaque. » Les responsables de Pif sont en effet aux manettes du quotidien fondé par Jean Jaurès.

Pour y parvenir, Le Monde annonce « qu’ils ont déjà écrit une lettre à Patrick Le Hyaric et à Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PC, pour trouver une solution juste et équitable. » Sans résultat jusqu’ici, puisque les caisses semblent vides et que la centrale syndicale de la CGT a commencé à s’en mêler.

Une fin de vie pour Pif qui se termine en mauvaise blague...

OW

Pif Gadget sur Actuabd :
- Pif Gadget est de retour, tovaritch
- Humour douteux dans une BD de PIF
- La fin de Pif Gadget ?

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
15 Messages :
  • Pif Gadget n’est plus !
    16 février 2009 22:47

    Malheureusement la fin était prévisible, le journal était vraiment très mauvais, ça manquait vraiment de respect pour le lecteur, et comme il était vendu sous blister on ne pouvait s’en apercevoir qu’une fois acheté. Si Pif avait été consultable directement en librairie, les gens n’auraient pas acheté et ça se serait fini bien plus tôt, sans dette.
    Il faudra quand même qu’on m’explique comment un magazine qui vend minimum 50 000 exemplaires peut ne pas être rentable, il y a la un sérieux problème de gestion, c’est sûr.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Gonzo le 17 février 2009 à  11:12 :

      Pouvez-vous vérifiez un minimum (mais alors vraiment un minimum) vos infos. Les deux millions n’ont pas été apportés à Pif (réfléchissez un tout petit peu, quels lecteurs apporteraient 2 millions d’euros à un "petit" magazine comme Pif) mais au quotidien l’Humanité.
      Un minimum de relecture pour un site, qui d’habitude, nous informe mieux que ça.

      Répondre à ce message

      • Répondu par ActuaBD le 17 février 2009 à  11:20 :

        Vous avez raison. Notre journaliste a fait une confusion. Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs. La faute à été corrigée. Merci de nous l’avoir signalée.

        Répondre à ce message

    • Répondu par PPV le 17 février 2009 à  11:51 :

      aaah ! les cocos, ils n’ont jamais su gérer les choses... ;-)))))

      sérieusement, 50.000 exemplaires vendus c’est une chose, mais en maintenant la vente d’un "brol" (le gadget foireux) avec le magazine a du rendre l’histoire déficitaire...Et puis si c’est pour publier des récits qui ont davantage leur place dans des fanzines de débutants ou sur des BD Blogs, Pif ne pouvait pas se permettre de taper un prix trop élevé. Les marges de rentabilité ont dû être faibles dès le départ, les beaux volumes ont compensé au début pour l’effet nouveauté, ensuite, ben vous voyez ce qu’il s’est passé

      Répondre à ce message

      • Répondu le 17 février 2009 à  13:42 :

        Ah, ah, ah c’est sûr que certains grands capitalistes nous ont brillamment montré qu’ils s’y prenaient bien mieux !!

        Répondre à ce message

        • Répondu par François Pincemi le 17 février 2009 à  14:45 :

          Monsieur Besancenot ayant syphonné avec talent une partie de l’électorat (j’aime bien ce mot qui ressemble à lectorat, plus sympa !°) communiste, il lui revient désormais de lancer un nouveau journal de BD pour enfants. Je suggère en titre : PAF !

          Répondre à ce message

  • Pif Gadget n’est plus !
    17 février 2009 12:09, par L.P.

    Un cas d’école très intéressant pour une gestion sociale de crise : logiquement, la maison-mère (l’Humanité) ne peut que récupérer en son sein les employés de sa filiale (Pif). Sinon, je ne comprends plus.

    Répondre à ce message

  • Pif Gadget n’est plus !
    18 février 2009 15:53, par Jocelyn Jalette, QUébec

    Quelle tristesse...

    Pour réussir dans une telle entreprise, il faut avoir un amour et un respect sans faille pour le journal de Pif et son histoire, ainsi qu’avec les idées généreuses que représente ce magazine. De la haute BD de qualité et ne pas prendre les lecteurs pour des idiots. Tout n’était pas à jeter dans ce journal, loin de là, mais il y a eu des erreurs de marketing majeures. Combien ont coûté les deux journaux Glop Glop et l’autre sur la lecture qui n’ont eu que peu de parutions ? Alors que ramener des poches peu coûteux aurait sans doute été plus profitable. Mickey parade fonctionne toujours, par exemple.

    Certaines Bd n’avaient pas leur place dans ce journal comme Lili la rouge, dont le seul but de l’auteur était de la déshabiller avant la fin de l’aventure. Dans un journal pour les 10-14 ans principalement ? On n’a pas assez tablé sur les valeurs sûres comme Docteur JUSTICE, Rahan, Supermatou, Corinne et Jeannot et plusieurs autres. On a abandonné de très bonnes nouvelles séries comme Cos et Mos. On n’annonçait plus en couv’ les séries à l’intérieur alors que c’était souvent la seule manière pour le lecteur de connaître le contenu de ce journal emballé. Le gadget était souvent moyen, le microscope et les artémias furent les rares dignent de la belle époque. LA QUALITÉ, il n’y a que ça qui paye !

    Le 60e de Pif fut loin d’être mirobolant. Une petite page par numéro, d’accord, mais il aurait fallu au moins un numéro spécial 100 % anniversaire. Les ventes en auraient sans doute été excellentes avec un bon marketing.
    Les histoires de Pif étaient souvent très moyennes. Pourquoi ne pas avoir réédité à l’occasion des histoires d’Arnal ou de Motti ? Elles n’ont pas pris une ride et ont des scénarios et dessins bien supérieurs à ce qui paraissait.

    C’est une équipe comme celle qui anime bénévolement le cyber magazine gratuit Période Rouge avec Richard Médioni comme rédac-chef, qui aurait pu relever le défi de faire revivre Pif avec succès. D’ailleurs ceux qui veulent s’abonner à ce fabuleux magazine sur l’histoire de Vaillant et des débuts de Pif-gadget voici l’adresse : perioderouge@orange.fr

    En conclusion, je souhaite qu’on apprenne de ces erreurs et que Pif revive un jour dans une 3e version.

    Répondre à ce message

    • Répondu par François Pincemi le 18 février 2009 à  23:12 :

      Bonsoir cousine quebèquoise !
      Je suis bien d’accord avec vous : la disparition d’une revue de BD pour jeunes me remplit de tristesse (même si le contenu de la dernière formule, celle en question, n’etait pas d’un niveau optimal).
      Pour info : j’ai rencontré récemment (un, deux ou trois ans !! ne comptons pas le poids des années...) Richard Medioni (rédac-chef de Pif de 1970 à 1975, en gros) ; c’est un homme tout à fait charmant et distingué, nos échanges ont été conviviaux (normal entre deux passionnés de la BD d’un certain age, me direz vous). Le contenu de ce nouveau Pif était censé correspondre aux attentes de la génération actuelle, un comble quand on connait la richesse du patrimoine de Vaillant, inexploité en albums jusqu’ici. Bien cordialement.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 19 février 2009 à  12:17 :

        Je crois que Jocelyn est un monsieur. Je me trompe ?

        Répondre à ce message

        • Répondu par Jocelyn Jalette, Québec le 19 février 2009 à  14:17 :

          Oui, je suis un homme, enfin c’est ce que ma copine m’a confirmé ! Je vous pardonne car les Européens font toujours cette erreur, je ne sais pourquoi !

          Répondre à ce message

          • Répondu par François Pincemi le 21 février 2009 à  21:18 :

            Excusez moi Monsieur Jocelyn, je ne connaissais pas ce prénom, et comme en France, il peut rappeler ceux d’Evelyne, RoseLine, etc, me voila bien confus, voila que l’on va maintenant m’attribuer une sexualité débridée et exhubérante (alors que je suis plutot classique dans mes goûts, même si j’ai ai été marié deux fois en trente huit ans !!). Bonjour chez vous, donc !! Bien cordialement !

            Répondre à ce message

        • Répondu le 19 février 2009 à  14:49 :

          Je crois que Jocelyn est un monsieur

          A son âge Pincemi ne fait plus la différence et saute sur tout ce qui bouge.

          Répondre à ce message

    • Répondu le 2 mars 2009 à  22:05 :

      Vous mettez en avant Monsieur Médioni comme le seul qui aurait pu "relever le défi".

      C’est assez étonnant de lire qu’un ancien rédacteur en chef de Pif gadget qui n’a tenu que deux ans avant de se faire renvoyer et n’a plus jamais eu de rapport avec le monde de la BD depuis plus de 30ans était le mieux placé pour reprendre la revue.

      Répondre à ce message

  • Pif Gadget n’est plus !
    19 février 2009 11:21

    Le nouveau Pif était très mauvais, son sort ne pouvait être différent !

    Répondre à ce message

Newsletter ActuaBD