Pim Pam Poum : un album culte pour la doyenne des bandes dessinées

14 octobre 2012 12 commentaires

Bientôt 115 ans de publication ininterrompue, qui dit mieux ? Si les auteurs se sont succédés au fil des années, c’est Rudolph Dirks qui créa les sacrés garnements dans le New York Journal, pour faire concurrence au Yellow Kid.

Mais Dirks fut plus qu’un dessinateur, il œuvra à l’élévation de la bande dessinée, en participant à la diffusion du phylactère comme un standard du code de narration. Il créa également les gouttes de sueur, les étoiles pour symboliser la douleur, les traces de pas pour les changements de direction, la scie qui découpe un tronc pour décrire un ronflement, ainsi que d’autres outils graphiques comme les lignes de vitesses.

Dès le début, une constante : deux garnements, Pam et Poum, jouent des tours à leur aînée, la tante Pim. Le Capitaine, un gros moustachu bourru, et l’Astronome, un barbu fantaisiste, deux fainéants qui ne pensent qu’à échapper aux corvées de la tante, apparaîtront dès 1905, et le groupe sera enfin au complet. Vous les connaissez certainement pour les avoir croisés un jour ou l’autre au détour d’un Journal de Mickey ou d’un Charlie Mensuel.

Pim Pam Poum : un album culte pour la doyenne des bandes dessinées

L’éditeur Michel Lafon propose de retrouver cette bande culte (qui paraît toujours) dans un album qui ne l’est pas moins. On profite tout d’abord d’un riche et instructif dossier de Julien Montserrat, qui permet de suivre les grands moments et les différences entre les repreneurs.

Cela permet aussi de mieux comprendre l’atmosphère du milieu des "cartoonists" de cette époque. On profitera aussi d’un focus spécial sur les publications françaises de la série.

Le gros de l’album est composé de 250 des meilleurs gags de la série, répartis entre les trois grands auteurs de la série : Harold Knerr, Doc Winner et Joe Musial.

Une très belle œuvre qui permet de se distraire avec une série intemporelle tout en prenant soin d’analyser l’évolution respective des auteurs.

CLD

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12 Messages :
  • Moustachu ?
    Il n’est pas plutôt barbu, le Capitaine ?

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    • Répondu par Itomi Bhaa le 15 octobre 2012 à  19:41 :

      Non, non ... regardez les gags ou le capitaine est suspendu tête en bas ... c’est clairement une moustache

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  • Pam et Poum ont eu des ancètres allemands :
    15 octobre 2012 19:43, par Oncle Francois

    les fameux Max und Moritz, publiés dés la fin du XIXème siècle.

    La BD, c’est comme un écosystème : rien ne s’y perd, rien ne s’y crée ! Il suffit de reprendre le concept en modifiant les noms ! c’est gratuit, et ça peut rapporter gros ! en plus, cela évite de se fatiguer inutilement le cerveau !

    Même Monsieur Hergé fut bien irrité quand le grand Joseph Gillain lui envoya un dessin mettant cote à cote Tintin et Bécassine !

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    • Répondu par Patrick le 15 octobre 2012 à  21:55 :

      Aucun rapport entre Tintin et Bécassine, alors que Jijé avait copié Tintin pour faire Jojo ou je ne sais quel héros.

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    • Répondu par Alex le 16 octobre 2012 à  00:11 :

      Dire que j’étais prêt à signaler le même fait (Max und Moritz). On vieillit Onc’, voilà qu’on commence à prêcher. Pas étonnant dans cette époque de sur-consommation, de produits à jeter et à oublier. Grmmpff, et scrogneugeu (accessoirement, Onkrakriku !) Ceci dit Pim-Pam-Poum est vraiment un p’tit chef d’oeuvre qui réchauffe le coeur.

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    • Répondu par francois d le 16 octobre 2012 à  21:26 :

      Max und Moritz de Wilhelm Busch a été publié dès 1865 (et donc pas à la fin du 19e siècle....).
      Le magnat de la presse américaine, William Randolph Hearst (né en 1863), voyage en Europe en 1873 et découvre les dessins de Busch.
      Lorsqu’il sera à la tête du New York Journal et engagera Rudolph Dirks (né en Allemagne en 1877), il demandera à ce dernier de faire une bande dessinée similaire à Max und Moritz, je pense que l’inspiration est évidente.

      Et Jijé n’a jamais caché que lorsqu’on l’a engagé en 1936 pour faire une bande dessinée dans Le Croisé, on lui a explicitement demandé de faire "du Tintin".

      Et que penser de cette planche intitulée "Un rêve agité" dessinée par Job dans l’Imagerie Quantin en 1886 avec laquelle il y a de très fortes similitudes avec la toute première planche de Little Nemo in Slumberland de Winsor McCay publiée le 15 octobre 1905 ?
      http://topfferiana.free.fr/?p=323
      troublant, n’est-il pas ?

      fd

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      • Répondu par Bastien le 17 octobre 2012 à  16:02 :

        Max und Moritz de Wilhelm Busch a été publié dès 1865 (et donc pas à la fin du 19e siècle....)

        Révisons un peu :
        - le 21ème siècle c’est les années 2000
        - le 20ème siècle, c’est les années 1900
        - le 19ème siècle, c’est les années 1800

        Question : où se trouve 1865 ?

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        • Répondu le 17 octobre 2012 à  23:45 :

          Réponse : au milieu du19e et non à la fin.

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        • Répondu par laurent le 8 décembre 2012 à  18:36 :

          Révisons un peu :
          le 21ème siècle c’est les années 2000
          le 20ème siècle, c’est les années 1900
          le 19ème siècle, c’est les années 1800

          Pas tout à fait....car
          le 21 eme siècle commence en 2001
          le 20 eme en 1901
          le 19 eme en 1801

          un siecle a 100 ans
          le 2eme siécle débuta en l’an 101

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  • L’album a enfin été réédité :

    Fiche Pim Pam Poum

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  • Knerr, Winner & Joe Musial seraient les trois grands auteurs de la série ? V’là autre chose. Pour Knerr, à la limite ; il n’était effectivement pas manchot. Les deux autres sont des faiseurs peu inspirés, repreneurs professionnels de séries... Pour moi la vraie grâce se trouve chez le créateur (Rudolph Dirks) en dépit de l’absence de certains personnages secondaires. C’est malheureusement celui qui a été le moins traduit en France...

    Quant à cet album j’espère que la planche présentée n’en est pas tirée, je n’ai que faire de reproductions de vieux journaux français (aux traductions hasardeuses et aux planches parfois remontées, merci). La nostalgie est mauvaise conseillère, apprécions les classiques pour des critères objectifs...

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