Plainte contre « -ix » : Albert René débouté dans son procès contre Orange

20 décembre 2008 4 commentaires Actualité

Les faits : Ayant déposé la marque Mobilix en 1997, Orange avait été traduit en justice par les éditions Albert-René en constestation d’une marque qui ressemblait aux patronymes des personnages de René Goscinny et Albert Uderzo.

La cour de justice de la communauté européenne a débouté en appel la demande des ayant-droits, déjà rejetée une première fois en première instance en 2005.

Le Tribunal a considéré qu’il n’y avait aucune confusion possible entre la marque Mobilix et le nom d’Obélix.
La cause est entendue : Albert René ne pourra pas indéfiniment porter plainte contre « -ix »

DP

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4 Messages :
  • Heureusement pour la justice ! Elle se serait ridiculisée et nous aurions tous des problèmes à porter nos patronymes. Certains d’entre nous auraient été contraints de changer de noms pour ne pas porter atteinte aux Fondations Truc et SA Machin...

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    • Répondu par François Pincemi le 26 décembre 2008 à  22:41 :

      Bien d’accord avec vous, les tribunaux n’ont pas besoin d’être encombrés avec des affaires de ce genre. L’ensemble des réalisateurs de films en X et en ix respire !

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  • Sans vouloir ternir la joie légitime que chacun ressentira à voir ces coquins enfin déboutés, il est tout de même dommage que ce précédent arrive bien trop tard, et uniquement parce qu’Orange avait plus d’argent qu’Astérix pour s’offrir un jugement favorable.

    Avant Orange (qui n’est après tout que le faux-nez d’un France Télécom de sinistre mémoire), une demi-douzaine d’entreprises ou de produits bien plus méritants ont eux subi le génocide des marques en -ix sans qu’aucune magistrature ne s’en émeuve... Y compris un autre « Mobilix » ! Souvenez-vous, c’était en 2003 :

    http://www.actuabd.com/Les-Editions-Albert-Rene-jouent-la-dictature-des-marques

    Que ce soit en monarchie de droit divin ou en république de droit bananier, rien de neuf : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les tribunaux vous feront blanc ou noir... » (Et inversement, du reste.)

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    • Répondu par Sergio Salma le 29 décembre 2008 à  13:31 :

      Quand on pense que tout ça est parti de jeux de mots que deux jeunes artistes se sont amusé à placer dans des images pas sérieuses il y a 50 ans.
      Aujourd’hui, on va plus souvent au tribunal que chez le dentiste ! Et on s’y casse les dents parfois contre ces grosses sociétés qui veulent tout contrôler. Tout ?! Non , quelques individus résistent encore à l’envahissant et malgré tout arrivent encore à contourner les lois qui ne sont elles aussi que des mots .

      Donc attention, amis entrepreneurs ,ne baptisez pas n’importe comment vos créations parce que ça rigole pas dans la bd humoristique. Les avocats qui défendent les intérêts de ces monstres commerciaux à la moindre incartade vous tombent dessus à bras raccourcis.

      Doit-on taxer les livres d’histoires qui parlent de Vercingétorix ou d’Ambiorix ?
      Jacky Ickx et les pastilles Vicks n’ont qu’à bien se tenir.

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