Pourquoi Astérix a -t-il tant de succès ?

21 octobre 2021 12 commentaires Actualité
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VENI, VIDI, VICI. La question revient sans cesse ? D’où vient le succès d’Astérix ? Depuis 1959, et particulièrement depuis le premier album en 1961, Astérix est un phénomène commercial sans équivalent dans le monde francophone : cinq millions d’exemplaires pour ce premier tirage d’Astérix et le griffon et une traduction en 17 langues. L’album arrive aujourd’hui en librairie et Axel de Tarlé a invité quelques experts pour parler du Gaulois dans son émission « L’Info s’éclaire » sur France Info TV.

« Astérix, potion magique de la BD », tel est le thème de l’émission, avec en décor une rivalité avec Tintin, vieille antienne qui évidemment se conclut au détriment du héros belge.

L’émission décrypte cependant quelques-uns des ressorts de cet incroyable succès. On y parle bien évidemment du nouvel album d’Astérix et le Griffon dont vous pourrez lire la chronique bientôt sur ActuaBD avec, autour d’Axel de Tarlé, des commentateurs et des experts dont Vincy Thomas, rédacteur en chef adjoint de Livres-Hebdo, Pierre Godon, journaliste Histoire et culture à FranceInfo.fr, Patrick Mérand, ancien éditeur et spécialiste d’Hergé et Didier Pasamonik, le directeur de la rédaction d’ActuaBD que nos lecteurs connaissent bien.

Sans plus attendre, voici la vidéo en replay, il y en a pour un peu mois d’une heure.

R.

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12 Messages :
  • Pourquoi Astérix a -t-il tant de succès ?
    22 octobre 10:55, par lecteurattentif

    super intéressant merci pour le partage

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    • Répondu par Milles Sabords le 23 octobre à  07:31 :

      Sans nouveauté depuis très longtemps, il est toujours aussi fascinant de voir l’attractivité que continue à exercer l’œuvre d’Hervé à travers le monde. Bien entendu, l’œuvre de Goscinny et Uderzo n’a pas à rougir de son grand frère Belge. Cependant, les chiffres de ventes d’un One piece ou d’un Naruto, ne doivent pas faire oublier que la BD Francophone n’a jamais atteint de telles strates commerciales. A quel moment nos éditeurs ont ratés le virage de la bataille culturelle ?

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      • Répondu le 23 octobre à  10:52 :

        Raté quel virage ? Astérix est sur le podium des BD les plus vendues au monde. One Piece est numéro un. Et alors ? Le but de Goscinny et Uderzo, celui d’Hergé et de tous les autres, c’était de devenir numéro un mondial en termes de vente ? Vous croyez vraiment ça ? Vous les prenez pour des tennismen ? Vous pensez sérieusement que les auteurs visent l’hégémonie mondiale quand ils écrivent leurs œuvres ? Ce que vous plaquez sur eux n’est que le fruit de l’air du temps : la réussite commerciale comme seul critère d’appréciation d’une œuvre, et de vilains relents nationalistes dans ce désir idiot de hisser la culture francophone à une hypothétique première place mondiale. Autant de travers désagréables dont justement Goscinny se moquait dans Astérix.

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      • Répondu par kyle william le 23 octobre à  11:39 :

        C’est quoi la "bataille culturelle" ? Nous sommes en guerre alors ? Il est surtout fascinant de constater combien seule la réussite pécuniaire fascine désormais. A suivre le raisonnement de Mille Sabords, Jeff Koons et Banksy dont les oeuvres se vendent pour des dizaines de millions sont des artistes plus importants que Van Gogh qui n’a vendu qu’une seule toile de son vivant. Si on laissait l’Histoire et le temps en juger, plutôt que la seule "fascination" pour l’argent ?

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        • Répondu par Milles Sabords le 23 octobre à  17:34 :

          Je ne parle pas de fascination de l’argent, ni de mercantilisme, ni d’échelle d’évaluation sur la qualité entre auteurs et œuvres, mais il est rationnel de constater, que régulièrement, les Mangas mettent une correction monumentale à la BD européenne, et même aux Comics sur leur propre sol, en terme de ventes. Il n’y a pas de xénophobie de ma part en quoi que ce soit, mais les chiffres de ventes d’Astérix sont peanuts en comparaison de ceux de One Piece, c’est tout. Même l’Attaque des Titans déboule en force. Le gouvernement Sud-Coréen investit en masse dans son outil de production culturel (K-Pop en tête), avec un véritable plan de bataille (hé oui, une guerre économique !) pour conquérir le monde et surtout l’Europe. Pendant ce temps, nos auteurs crèvent de faim et la BD continue de se murer dans une sorte de satisfécit snob qui la décrédibilise auprès du public, qui après tout, n’est pas aussi large que cela pour acheter des tonnes d’albums. Il y a une reconquête à faire en terme d’image par les éditeurs.

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          • Répondu le 23 octobre à  23:56 :

            On s’en fiche que le numéro un mondial soit asiatique au lieu d’être européen. La culture occidentale a longtemps écrasé toutes les autres. Elle continuera à exister mais elle a peut-être fait son temps en terme d’hégémonie commerciale. On peut le déplorer mais c’est chacun son tour.

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          • Répondu le 24 octobre à  00:00 :

            Les mangas ne nous mettent pas une correction. Ils se vendent plus sur le créneau de la fiction et du divertissement pour ados mais on se défend mieux que bien dans d’autres secteurs, notamment dans la BD d’auteur et la BD adulte. Par ailleurs nos auteurs sont mal payés mais les leurs sont quasiment réduits en esclavage.

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            • Répondu le 24 octobre à  12:21 :

              De quelle planète vous débarquez ? Vous avez vu les derniers chiffres Gfk et tendances du marché ? A part les titres jeunesse et les vieilles séries, rien ne résiste aux ventes manga et sûrement pas la bd d’auteur ou adulte. Comme le dit Mille Sabords, nos auteurs crèvent de faim et vous opposez l’asservissement des mangakas, une misère contre une autre...

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              • Répondu le 24 octobre à  16:53 :

                J’ai vu les chiffres justement. 80 % des ventes de manga concernent les ados. Je n’oppose pas deux misères. Je constate seulement que le modèle asiatique n’est pas supérieur au nôtre concernant la précarité du métier d’auteur.

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                • Répondu le 25 octobre à  06:30 :

                  Pas que les ados, ce serait trop réducteur, même les adultes, le phénomène manga touche tout le monde.

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                  • Répondu le 25 octobre à  08:56 :

                    Les adultes sont beaucoup moins concernés. La production manga est très industrialisée et marketée par sexe et par tranche d’âge. De fait, ça fonctionne.

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                  • Répondu le 25 octobre à  13:36 :

                    Vous connaissez des plus de 35 ans qui lisent des mangas, vous ?

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