Retour du magazine Pif Gadget : les auteurs prêts à donner des idées

28 septembre 2014 19 commentaires

Dans un entretien publié sur le site de France Télévisions, Culture Box, le dessinateur roumain Mircea Arapu, dessinateur historique de Pif qui vit en France depuis près de quarante ans et dont une partie importante de la carrière est liée au célèbre journal puisqu’il a aussi animé Placid et Muzo ou Arthur le fantôme, se fait le porte-parole du désir des auteurs historiques du journal quant à cette reprise.

Il raconte que ceux-ci, déjà informés par quelques bruits avant-coureurs avant l’annonce "officielle" de Patrick Le Hyarick, ont depuis été contactés, un rendez-vous étant prévu avec la direction du quotidien communiste L’Humanité pour le mois d’octobre.

Car les auteurs ne manquent pas d’idées pour faire revenir le chien au gadget : un supplément BD au quotidien L’Humanité Dimanche, un site Internet, etc... Mais comme le dit justement Arapu : " ...à la direction de voir ce qui sera viable."

En ce qui concerne les gadgets, les nouvelles technologies pourraient venir au secours de cette relance : en investissant avec son abonnement dans une imprimante 3D, chaque lecteur pourrait fabriquer lui même son gadget d’après le modèle numérique proposé par le journal...

Tout ça promet d’être coton, c’est sûr, mais un pifophile averti n’en est pas à ceci près !

Quoi qu’il en soit, l’affaire est à suivre...

PA & DP

Retour du magazine Pif Gadget : les auteurs prêts à donner des idées
Mircea Arapu, dessinateur historique de Pif, Placid et Muzo et Arthur le Fantôme.
Photo DR

Voir en ligne : Le blog de Mircea Arapu

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19 Messages :
  • en investissant avec son abonnement dans une imprimante 3D

    Ce ne sera plus un magazine pour fils d’ouvriers, mais pour fils de CAC40.

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  • Si on veut donner une chance à Pif, il ne faut pas reprendre de vieux auteurs (qui ont besoin de boulot, je comprends, mais...) qui ont déja planté plusieurs fois le journal, il faut faire du neuf, avec de nouveaux auteurs, de nouveaux personnages, contemporains, modernes, pas exhumer des zombis. À part Pif qui est le personnage titre, nul besoin des autres, on est en 2014 que diable !

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    • Répondu par Jocelyn Jalette du Québec le 28 septembre 2014 à  20:19 :

      Au contraire, il faut un heureux mélange d’ancien et de nouveau. Ce qui est moderne n’est pas nécessairement bon. Dans le Pif 2004-2008 peu de nouveautés m’enthousiasmaient à part Trelawney, les Apatrides, Cos et Mos, tandis que j’appréciais tous les anciens. Et j’aimerais que ceux qui traitent les anciens de zombies aient le courage d’écrire leur nom.

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      • Répondu par OW le 28 septembre 2014 à  22:43 :

        Les zombies ce sont les personnages morts qu’on tente de faire revivre, pas les auteurs. Si on relance Pif c’est pour les enfants d’aujourd’hui, pas ceux d’il y a 50 ans.

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        • Répondu par Jocelyn Jalette du Québec le 29 septembre 2014 à  07:06 :

          Alors OW, toujours pas le courage de ses opinions ?

          Et en réponse à votre affirmation, il serait au contraire suicidaire de se priver du lectorat nostalgique avec 100 % de nouveaux héros. Il faut un équilibre entre les 2. Je n’achèterais pas Pif sans Doc Justice, Rahan, Pifou, Dicentim et les autres. Mais je suis ouvert à découvrir de nouveaux personnages.

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    • Répondu par f*Parme le 28 septembre 2014 à  21:25 :

      "Tabula rasa !" vous vous prenez pour Lénine ?
      Parfois, pour faire du neuf il faut avoir eu une longue carrière derrière soi, en connaître assez pour ne pas refaire autrement mais apporter la l’idée inédite qui en provoquera plein d’autres. Plus facile à dire qu’à faire.
      Quand Jean-Paul Mougin dirigeait Pif, il avait su découvrir, faire partager et faire cohabiter des auteurs de talents divers. Plus facile à dire qu’à faire.
      Pour relancer Pif, des auteurs bien sûr… mais aussi avoir de nouvelles idées excellentes pour des gadgets ! Plus facile à dire qu’à faire.
      Ce qui est certain, c’est que Pif sans son gadget, ça le fait pas :)
      f*

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      • Répondu le 28 septembre 2014 à  22:57 :

        Ce qui est certain, c’est que Pif sans son gadget, ça le fait pas :) f*

        Vous trouvez ? Pas moi. Et j’étais un lecteur du "Pif" historique (pas les Pionniers mais Rahan, Doc Justice, les Haricots Sauteurs...) Je trouve que l’hebdo d’aujourd’hui devrait être maintenant un reflet des cultures alternatives. Le nombre grandissant de végans...on a pas besoin de bouts de plastocs à assembler. Les mômes sont ailleurs bon sang ! Ils te bouffent leur Kinder en 4 secondes, essayent de construire la merdouille en plastoc qu’on leur présente et passent bien vite à autre chose. Est-ce que c’est ça que veut présenter le "nouveau" Pif ? La culture du plastoc jetable. L’idée me parait alors à contre-courant de tout. Même les mômes n’en veulent plus de ces merdes après 20 secondes. Dans certains pays européens ont peu même choisir l’alternative de l’hebdo Disney par abonnement sans gadget, une alternative de plus en plus populaire. Allons, un peu plus de créativité messieurs !

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        • Répondu par f*Parme le 29 septembre 2014 à  08:29 :

          Quand j’étais gamin, les enfants que je connaissais achetaient d’abord PIF pour le gadget. Le premier truc dont on parlait, c’était le gadget. Ensuite, on lisait Rahan et Doc Justice et Surplouf et Dicentim et les blagues de Pif et Hercule… mais pas Corto Maltese parce qu’on n’y comprenait rien mais c’était bien que ça y soit quand même parce que ça nous intriguait.

          Un gadget n’est qu’un plus produit pour faire parler et attirer le client. Le gadget aujourd’hui, ce serait plutôt une application pour smartphone, un code d’accès pour un truc à déverrouiller sur internet…
          f*

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          • Répondu par Oncle Francois le 29 septembre 2014 à  12:04 :

            arf arf, cela ne m’étonne pas que les gamins de l’époque aient trouvé Corto Maltese un peu difficile à lire ! Il faut mieux avoir bien suivi les cours d’Histoire du XXème siècle qui ont lieu en terminale pour bien en comprendre les enjeux. Je pense aussi qu’un gamin peut être plus facilement séduit par le cri qui tue du Doc Justice, ou par les découvertes astucieuses de Rahan, qui conciliait observation et reflexion.

            Je garde aussi un excellent souvenir des Pionniers de l’espérance, de la SF de qualité magnifiquement dessinée au feutre par le grand Poivet. De Loup-Noir, de Kline, attachante peinture d’un bon indien vivant. Et de Teddy Ted, très joli western sans prétention dessiné par Forton en noir et blanc. Sans oublier le formidable Robin des Bois par le Portugais Coelho. Et Fanfan la Tulipe, de Gaty, qui s’inspirait du physique avantageux de Gérard Philippe. Ni le Grélé 7-13, le résistant aux taches de rousseur qui mettait leur pâtée aux boches, verts de gris et autres nazis.

            Ma série favorite n’est apparue que de façon épisodique : elle mettait en scène un groupe de bagnards au Goulag. Le lecteur assistait à leurs tentatives de survie. Conditions de travail inhumaines, hygiène déplorable, brutalité des gardes, rigueur du climat, voila une villégiature dont on se serait bien passé. Le lecteur sentait s’installer de la compassion pour ce groupe de criminels, mais la grande astuce du scénario était de dévoiler peu à peu qu’ils étaient tous innocents, victimes de l’arbitraire et de l’intolérance stalinienne.

            Coté humour, car il fallait aussi se détendre un peu après tant de choses sérieuses : M le Magicien (assez déconcertant, je pense, pour le jeune public ; l’Association de Menu l’a d’ailleurs repris en album), Nestor le bagnard (il s’échappe sans arrêt, plus fort que les Dalton, et que cet incapable de Bobo !°), Couik de Kamb, un oiseau bleu de la préhistoire, les Quatre As du studio Greg, et la bande à Totoche, avec Corinne et Jeannot en vedettes !
            En résumé, donc une bonne période que les huit premières années de Pif-Gadget. Tout était en récits complets, alors que dans Tintin, Pilote ou Spirou, il fallait patienter deux ou trois mois pour avoir la fin de l’histoire à suivre.

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            • Répondu par HERVE BARTHELEMY le 1er octobre 2014 à  16:13 :

              QUEL ETAIT LE NOM DE CETTE SERIE CONCERNANT « UN GROUPE DE BAGNARDS AU GOULAG » ?

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          • Répondu le 30 septembre 2014 à  01:17 :

            Le gadget aujourd’hui, ce serait plutôt une application pour smartphone, un code d’accès pour un truc à déverrouiller sur internet… f*

            Voici un commentaire intelligent, positif et créatif. Pas trop mal pour un "bas de plafond" ;-)

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            • Répondu le 30 septembre 2014 à  13:42 :

              Ah mais, le "bas de plafond" n’est pas celui qui suggérait l’application, mais plutôt son commentateur.

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      • Répondu par Gill le 29 septembre 2014 à  11:56 :

        PIF GADGET a fait des émules. Observez le rayon "magazines jeunesse" des kiosques : des revues sous plastique à n’en plus finir, avec leurs gadgets "uniques" ! Un PIF nouveau éventuel serait perdu au milieu de tout ça et n’apporterait rien de nouveau, au final. Et pourtant, si c’est bien un magazine papier qui est en préparation, le gadget semble incontournable...

        Mais il faut se demander pourquoi on était si passionnés par ce magazine.

        Le gadget, si possible original (contrairement aux mags sus-mentionnés), n’avait pour but que d’attirer l’attention (en complément de la couverture) et de donner l’impression "qu’on en avait pour son argent" (un mag + un jouet).

        Mais ce qui plaisait avant tout, c’était la folie des BD d’humour (Poirier, Cézar, Kamb, Yannick...) ainsi que la vaillance de héros modestes qui privilégiaient le collectif (selon la philosophie communiste), le tout dans des histoires complètes apportant satisfaction immédiate (très peu de feuilletons).

        Rapporté à notre époque, l’humour débridé est toujours de mise, la vaillance dans le collectif gagnerait à être retrouvée, dans un monde où l’individualisme et la vantardise sont rois (shonen mangas, super-héros US)...

        Mais la grande force du PIF GADGET, c’était son aspect POPULAIRE. Alors pitié ! Pas d’humour au troisième degré ou de héros trop "politiquement corrects" (Doc Justice écrit comme une propagande institutionnelle à Médecins sans Frontière)

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  • Pourquoi faire revivre un journal qui a eu son temps de gloire et qui nous ressortirait des fantômes du passé (Arthur et ses oubliettes) ?.Ca fait très has been.
    Une nouvelle revue bd, en tant de crise généralisée ?
    ou alors une revue que vous, sexuagénaires/cinquantenaires offririez à vos petts-enfants ;
    "Regarde, mooon petit, ce que Mami/Papi lisaient quand ils étaient petits !".
    Dommage pour le papier, par contre, un journal sur tablette...

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    • Répondu le 29 septembre 2014 à  10:04 :

      oui, une tablette construite avec des composants polluants, mais polluant ailleurs, c’est tellement mieux.

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      • Répondu par Romy le 29 septembre 2014 à  10:36 :

        C’est n’importe quoi. Votre ordinateur sur lequel vous me répondez pollue dix fois plus + wifi+ votre voiture.
        Oui, une tablette parce que c’est le support sur lequel les enfants iront voir ce magazine de bd.
        Le papier a encore de beaux jours devant lui (aux toilettes sûrement ) mais pas pour des magazines de bd, avec une vision à long terme. Rêvons réaliste !

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        • Répondu le 3 octobre 2014 à  10:29 :

          en effet, c’est n’importe quoi.
          que viennent faire l’ordinateur, le wifi et la voiture dans cette discussion ? savez-vous pour un fait que l’internaute en question en dispose ?
          je n’ai pas compris votre argumentaire ? ou peut-être n’y en a-t-il aucun.
          dans un monde idéal, il est certain qu’un magazine disponible sur tablette sera une option plus intéressante que le papier (ce que vous faites de ce matériau d’ailleurs vous regarde).
          quant à savoir si tous les enfants ont à disposition une tablette, j’imagine que cela tombe sous le sens, n’est ce pas ?
          une belle leçon de réalisme de plus !

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      • Répondu le 29 septembre 2014 à  12:29 :

        EXACTEMENT. LA TABLETTE, COMME L’ORDINATEUR SUR LEQUEL VOUS ECRIVEZ ET QUI POLLUE BEAUCOUP PLUS !A moins que ce ne soit encore qu’un gadget pour vous.Rêvons réaliste.

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