« Sanctuaire » condamné pour avoir « plagié » des photos

25 mai 2008 31 commentaires

On l’apprend en lisant le « Blog de Giger », le patron des Humanoïdes Associés : Christophe Bec, le dessinateur de la série Sanctuaire ainsi que son éditeur Les Humanoïdes Associés ont été condamnés en janvier dernier pour contrefaçon de huit photographies d’un sous-marin qui leur avait servi de base pour dessiner leur BD. Selon le patron des Humanos, la condamnation leur coûterait 80 000 €. « Si on prend en compte les frais juridiques, le tout avoisine les 150 000 €… » précise Fabrice Giger. Aux dernières nouvelles, l’auteur et l’éditeur ont fait appel de cette décision et ont obtenu en référé une suspension de l’exécution du jugement.

S’ils devaient perdre définitivement ce procès, ce serait grave pour les dessinateurs de bande dessinée, grands consommateurs de photographies, notamment sur Internet. Cette décision remet au cœur de l’actualité le débat sur la citation graphique prohibée avec pugnacité par certains ayant-droits au point de peser sur le droit d’informer.

DP

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31 Messages :
  • qui ont servi de documentation à un dessinateur. Je ne connais pas la série en question, mais je suppose que le desinateur se s’est pas contenté de scanner les photos : il a dû au moins les retravailler au trait, ce qui leur a donné un esprit propre.

    Il faut féliciter les Humanos et Fabrice Giger d’avoir fait appel, car sinon ce triste jugement aurait pu faire jurisprudence, et il faudrait alors dire au revoir au réalisme en bandes dessinées.

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    • Répondu par Arnaud. le 25 mai 2008 à  23:59 :

      On croit rêver là... on parle bien de décalquage d’image possédant une propriété intellectuelle, non ? Si on se met à renier la propriété intellectuelle d’une photo, sous prétexte qu’un auteur a besoin de la décalquer parce que ça l’arrange, ça lui fait gagner du temps, ça fait plus réaliste, autant légaliser le plagiat.

      Il n’a quand même pas été mis en cause juste parce qu’il a dessiné une twingo,un airbus, ou un pauvre U-boot il a forcément du faire du copier/coller de l’image, violant le copyright, induisant donc un procès en règle.

      Même si on ne connaît pas tous les tenants et aboutissants de l’affaire, j’ai du mal à croire qu’on puisse aller au tribunal parce qu’on a dessiné un modèle de sous-marin existant, il y a forcément une circonstance aggravante qui traîne quelque part et dont on ne nous parle pas...

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      • Répondu par Li-An le 26 mai 2008 à  09:11 :

        Il y a eu un précédent avec Moebius poursuivi par un photographe pour des dessins tirés de photos de Hendrix mais ça s’était arrangé à l’amiable.
        Je connais plein d’auteurs qui peuvent commencer à faire des économies mais c’est dommage que l’on ne puisse pas faire une comparaison planche/photo et surtout sur quelle base s’est prononcée la Justice. Quid du propriétaire du sous-marin ?

        Voir en ligne : http://li-an.fr/blog

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        • Répondu par Michel Dartay le 26 mai 2008 à  15:44 :

          vont réclamer. Après tout, c’est leur travail de conception qui a permis au sous-marin d’exister. Et les ouvriers-métallos qui ont assemblé cet engin ?

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        • Répondu le 26 mai 2008 à  16:09 :

          Les images copiées sont issues de films célébres (abyss, uss alabama, octobre rouge) elle ont été reprises telles quelles alors que ces films sont sous copyright.

          Cette condamnation est amplement meritée.

          J’espere pour Becq et les humano que tout les acteurs apparaissant dans Sanctuaire (là aussi des images extraites de films copyrightés célébres Mission Impossible, Doberman, planete rouge j’en passe et des meilleurs) ne vont pas decouvrir ses albums.

          Il y a une difference entre utiliser des references photos pour dessiner et recopier à l’identique une image extraite d’un autre projet artistique.

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          • Répondu par Alex le 26 mai 2008 à  19:40 :

            Apparemment le lecteur lambda de bd n’a jamais entendu parler du "post-modernism", mais la justice qui demande rétribution à la Charles Bronson ça il connaît sur le bout des doigts. Dieu, que de frustrations à peine tues...

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          • Répondu par Fred Boot le 27 mai 2008 à  04:58 :

            On la juge comment cette différence ? En nombres de traits ? En qualité des applats de couleurs ? Et il se passe quoi si on met la tête de Tom Cruise sur le corps de Bruce Willis (je sais, un cauchemar) ? On additionne les copyright ? On les multiplie ?

            On a dans l’album une addition d’éléments visuels pris comme matériaux bruts, assemblés et traités graphiquement. Des images pour faire d’autres images qui racontent d’autres histoires. Si ce jugement passe, ce sera un frein évident à la création. Je ne dis pas que l’album incriminé est le summum du post-modernisme (je ne suis pas du tout fan du contenu ni de la méthode), je pense juste que dans une société que l’on nous impose comme une société du spectacle et de l’image il devrait être normal d’utiliser cela comme un matériaux pour nourrir ou bien critiquer la "machine" en place. Car nous savons bien ce qu’aménerait une jurisprudence avec cette affaire : l’interdiction de représenter une partie de la réalité qui nous est donnée à voir.

            En effet, les juges de cette affaire devraient retomber sur terre.

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            • Répondu le 27 mai 2008 à  19:17 :

              Et si on prenait des images de différentes BD en ne redessinant que quelques traits pour en faire une seule... Qu’en dirait les dessinateurs ? Ou mieux, si un film reprennait des personnages ou "monstres" clairement tirés d’une BD sans autorisation préalable... Les auteurs ne devraient-ils pas demander réparation ?

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              • Répondu le 27 mai 2008 à  22:08 :

                Je suis aussi dessinateur.
                Et j’ai été mainte fois tenté d’utiliser une photo deja existante comme référence ou pire utiliser un design (vehicule, armes costume...) dont je suis quasi sur qu’il est inconnu du grand public.
                Mais je ne l’ai jamais fait car j’estime que c’est me trahir et trahir le public.
                C’est tricher.

                Alors je prend des photos moi-meme et je m’inspire des designs qui m’ont plu pour en créer d’autres qui seront eux les miens.

                Alors je comprend la dêmarche de Becq( à savoir des scenarii ecrit dans l’optique cinematographique à la base) mais reprendre une photo de Tom Cruise extraite de Mission Impossible et la coller sur un scaphandre extrait de Planéte Rouge (film avec Val Kilmer) ce n’est pas du post-modernisme c’est de la tricherie pure et simple.
                La bd se n’est pas du roman photo.

                Une chose qui doit etre clair, Becq n’a pas repris des costumes et des faciès en les dessinant à main levée. Il a fait des captures d’images de films grace a ses dvd, les a ensuite mis sous photoshop (ou je ne sais quel programme) pour redessiner par dessus.

                Parmis les autres point qui ne plaident pas en sa faveur, Becq a aussi tout simplement copier des cases d’autres BD ! Et oui !
                C’est du post-modernisme ça ?!

                Il a copié les visages feminins de Ryuchi Ikegami (le mangaka de crying freeman) et des cases du comics americain Aliens : Labyrinth (edité ches Dark Horse) dessiné par Killian Plunkett.

                Alors oui moi aussi je regrette la merde dans laquelle cela met les humanos ou même Becq mais je suis désolé quand on a une dêmarche malhonnéte comme celle là, c’estun juste retour des choses.

                Je me demande même pourquoi cela a pris autant de temps, ces fait je les connais depuis des années (au moment de la sortie des albums).

                La justice a bien fait son boulot.

                Perso si je trouve les albums de Becq en occaz je me ferais un plaisir de faire une page web montrant les images originelles et les copies les plus flagrantes.

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                • Répondu par Fred Boot le 29 mai 2008 à  15:36 :

                  "La bd ce n’est pas du roman photo."

                  Et ce qu’il a fait n’en est pas. Et de toute façon la technique en BD devrait être ce qu’on veut en faire le plus librement possible. Du dessin, de la photo, du collage, etc... En BD, les images devraient être enfin assumées et revendiquées comme matériaux pouvant générer d’autres œuvres. Il y a forcément des trucs moins honnêtes et créatifs que d’autres à l’arrivée, mais il faut arrêter avec cette hypocrisie à double sens : d’un côté les auteurs qui dessinent de l’existant en espérant ne pas se faire chopper la main dans le sac, de l’autre une société qui nous bombarde d’images tout en nous disant "pas touche, avale et tais-toi".

                  Lorsqu’un auteur a le sentiment de "tricher" parce qu’il ose représenter un morceau de la réalité qui l’entoure, il y a là un vrai probleme. Les bras m’en tombent. Bien plus que de savoir qu’un dessinateur redessine des morceaux de photos/dessins et les assemble pour en faire autre chose. (et encore une fois, je ne suis pas fan du tout de l’auteur ni de l’album incriminé)

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              • Répondu le 29 mai 2008 à  18:01 :

                Finalement ne pinaillons pas : le droit de propriété existe que l’on soit photographe, peintre, auteur ou dessinateur, etc... La moindre des choses, c’est de le respecter, d’autant plus si on est soit-même un artiste !

                Ou alors le dessinateur (ainsi que son éditeur) pense que l’on peut faire tout et n’importe quoi et ne verrait pas d’inconvenient à ce qu’on prenne des photos de la bd et que celles-ci soient vendues sans qu’il n’ait ni son mot à dire ni rémunération et sans même que son nom ne soit cité ?!?

                Le respect de la propriété intellectuelle va dans les deux sens. Pourquoi faire à certains artistes ce que soi-même on ne supporterai pas qu’on nous fasse ? Deux poids deux mesures ?

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                • Répondu par Alex le 30 mai 2008 à  23:37 :

                  Fred, vous me retirez les mots de la bouche... Totalement d’accord avec vous sur ce que la création en bd pourrait être. Halluciné (?!) tout comme vous par le degré d’auto-censure auquel certains créateurs se soumettent. Le manque de culture est effarant : certains questionnent le post-modernisme d’une oeuvre tout en apportant dans leurs questions la justification de cette démarche même. 2 poids 2 mesures ? Absolument ! Car vous, les créateurs qui avaient réagits sur ce forum, refusez à la bd des critères qui sont en application depuis un quart de siècle en matière d’architecture, de littérature, et d’arts graphiques en général. Et ça, ça ! c’est la vraie malhonnêteté envers son public.

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                • Répondu par Fred Boot le 31 mai 2008 à  17:22 :

                  "Finalement ne pinaillons pas"

                  On parle juste du statut de l’image et de son rôle dans la création depuis, à la louche, le début du 20é siècle. Marrant de voir qu’en art et en graphisme la transformation de l’image reproduite apparaît plus ou moins lorsque la bd moderne fait ses débuts. Cela suffit à montrer à quel point le 9e Art est à la ramasse, non seulement dans ses audaces mais aussi dans ses réflexions.

                  Mais bon, ne pinaillons pas, hein. Pour un joli monde bien balisé et avec ses images-propriétés qu’on ne touche pas.

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                • Répondu par idid le 4 juin 2008 à  16:52 :

                  Hmmm... j’aime bien ces discussions, mais on peut aller plus loin.
                  Par exemple, le photographe qui réclame des droits pour la photo qu’il a prise (tout est dans le terme : un photographe "prend" [vole ?] des images), ce photographe donc, ne pourrait-il pas être attaqué en justice par l’architecte qui a créé le bâtiment photographié ou l’ingénieur qui a conçu le véhicule dont l’image est reproduite ?
                  Car, si on y réfléchit, il ne fait que copier avec son appareil ce que d’autres ont créé, non ?

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                  • Répondu par clem le 5 juin 2008 à  16:30 :

                    Ben les colonnes de buren, on n’a pas le droits de les representer par exemple, photos interdites etc. C’est fou mais toutes les images de cette place appartiennent à l’artiste qui l’a aménagée.
                    Bon perso cette affaire me fait un peu peur, car dessinateur de bd, je me suis inspiré de quelques photos, uniquement des points de vue urbains,auxquels je n’ai pas pensé lors de mes repérages, dans quelle mesure suis-je en tort ? Je les ai réinterprêtées bien sûr, de plus ce sont des photos que je peux moi-même faire demain si je veux. Mais c’est un fait, je m’en suis inspiré et ça se voit.

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  • A quand le procès intenté par le concepteur du sous-marin a l’encontre du photographe.
    Le photographe reste un voleur de réalité.

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  • Avez-vous plus d’informations à ActuaBd sur le plaignant ? La plainte émane-t-elle d’un particulier ou d’une entreprise ?

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  • ceux qui n’ont pas la moindre idée de ce que signifie "droit sur la propriété intellectuelle" seraient bien inspirés de rester en dehors de tout cela.

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    • Répondu le 26 mai 2008 à  14:52 :

      Ce n’est pas forcément le droit sur la propriété intellectuelle qui est remis en question ici, mais peut-être la disproportion de la condamnation.

      Par ailleurs il faut voir comment ont été utilisées les photos en question. S’il s’agit de prendre plusieurs photos d’un sous-marin pour comprendre comment c’est fait et pouvoir le redessiner ensuite sous tous les angles, il n’y a pas (à mon sens) de violation du droit. Mais si ce sont des photos qui ont été reproduites à l’identique, en reprenant notamment l’angle de vue, le cadrage, la mise en scène de l’auteur de la photo, alors oui, si aucune permission n’a été demandée au préalable, il s’agit bien d’un vol qui doit être puni.

      Mais 80.000 euros plus les frais de justice !!! Où allons nous ? Il serait temps que les juges remettent les pieds sur terre...

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    • Répondu par Arnaud. le 26 mai 2008 à  15:19 :

      Bonjour,
      Donc, la propriété intellectuelle est définie comme suit :

      "Qu’est-ce que la propriété intellectuelle ?

      Par propriété intellectuelle, on entend les créations de l’esprit : les inventions, les oeuvres littéraires et artistiques, mais aussi les symboles, les noms, les images et les dessins et modèles dont il est fait usage dans le commerce.

      La propriété intellectuelle se présente sous deux aspects : la propriété industrielle d’une part, qui comprend les inventions (brevets), les marques, les dessins et modèles industriels et les indications géographiques ; et le droit d’auteur d’autre part, qui comprend les oeuvres littéraires et artistiques que sont les romans, les poèmes et les pièces de théâtre, les films, les oeuvres musicales, les oeuvres d’art telles que dessins, peintures, photographies et sculptures, ainsi que les créations architecturales. Les droits connexes du droit d’auteur sont les droits que possèdent les artistes interprètes ou exécutants sur leurs prestations, les producteurs d’enregistrements sonores sur leurs enregistrements, et les organismes de radiodiffusion sur leurs programmes radiodiffusés et télévisés. Pour une brève introduction à l’intention des non-spécialistes, voir :

      * Comprendre le droit d’auteur et droits connexes (en anglais)
      * Comprendre la propriété industrielle (en anglais)

      Une large introduction à la propriété intellectuelle est disponible dans la publication de l’ OMPI intitulée : " WIPO Intellectual Property Handbook" (disponible seulement en anglais). Un résumé des législations en matière de propriété intellectuelle des États membres, ainsi que des adresses utiles sont disponibles dans " WIPO Guide to Intellectual Property Worldwide" (ouvrages disponibles seulement en anglais)."

      Source : http://www.wipo.int/about-ip/fr/

      Donc je pense juste que les arguments développés ci-dessous, puisqu’il s’agit d’images, de photos, rentrent parfaitement dans cette description.

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      • Répondu le 26 mai 2008 à  23:10 :

        A la difference près que ceci sont des accords internationaux qui ne font pas jurisprudence...

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        • Répondu le 27 mai 2008 à  10:23 :

          Si ceux-ci ont étés rédigés et ratifiés, c’est justement pour qu’ils soient respectés par toutes les parties impliquées, sinon à quoi bon passer des accords ?

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  • Vers 1960, un artiste un peu hype avait osé sérigraphier des photos de stars et des logos de soupe. Avant cela, il paraît même qu’un excentrique avait vendu une œuvre représentant la Joconde avec une moustache (affublé d’un jeu de mot grotesque en plus). Rhooo. Et il paraît que tout plein de gens ont fait cela dans l’histoire de l’Art (on m’a même dit que des tartuffes avaient copiés des statues classiques grecques il y a deux siècles), et que tout plein d’autres continuent de le faire. Il paraît même que certains affirment que l’image d’une image n’est finalement qu’un élément du langage artistique. De Kurt Schwitters au graffeur anonyme avec ses pochoirs, toute expression artistique reposerait sur la réappropriation et la transformation. Diantre ! Mais que fait la justice ? Pourquoi n’envoit-on pas un sous-marin au cul de tous ces malotrus ? 150 000 euros, ce n’est pas assez ! Tirons-leur une balle dans les deux mains à ces dangereux plagieurs !

    Et ouvrons une chasse aux sorcières (mais pas seulement pour les photos, ajoutons les entreprises lésées lorsqu’un dessinateur ose utiliser leurs logos dans une case). Je ne suis pas certain qu’il y aura beaucoup de rescapés, mais la Sainte Loi des ayants-droits saura reconnaître les Justes.

    Ha ha ha. Snif.

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    • Répondu par Alex le 26 mai 2008 à  19:51 :

      Cher Fred vous oubliez notamment les "Bazooka", honte à vous ! Mais ça n’a jamais été vraiment de la bd n’est-ce pas ? Ils calquaient juste des photos, sûrement pasque :" ça les arrangeaient, leur faisait gagner du temps, et ça faisait plus réaliste". Trêve d’ironie, un grand coup de chapeau aux Humanos qui ont beaucoup d’autres choses à s’occuper en ce moment mais qui ont choisis de défendre nos libertés, ça c’est la "classe".

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  • Les juges se laissent souvent impressionner dans les histoires de contrefaçon au droit d’auteur. Il est évident que le montant réclamé ne rime à rien du tout.
    Sur le droit de citation graphique, attention, il y a deux questions distinctes :
    - le droit à s’inspirer d’une œuvre pour en faire une autre (notre problème ici)
    - le droit à montrer un extrait d’une œuvre graphique pour illustrer par exemple une critique (ce que réclame le journal "papiers nickelés" par ex.), qui me semble un combat plus défendable.

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  • Pour ma part, j’utilise énormement de photos pour mes BD qui décrivent des univers réalistes mais j’essaye de ne jamais copier une photo à 100°/°, la plupart du temps mes cases sont basées d’après plusieurs photos. quand il y a interprétation graphique, il ne devrait pas y avoir de problèmes... Là, je n’ai pas vu les images en question, mais ça me semble gros, car il les a forcément redessinées, j’espère avec quelques différences !

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  • actuellement en pourparler avec un éditeur pour la publication d’un premier album, l’un d’eux m’a "conseillé" de "pomper" des photos afin de gagner du temps (je suis dans un style réaliste) ! La question n’est peut etre pas de savoir si c’est bien de s’inspiré voire calqué des photos ou des dessins d’autrui. L’art en général est coutumier de ces expériences (On a pas vu les ayants droits d’Eiseinstein poursuivre Brian De Palma pour une scène complétement pompé sur "le cuirassé potemkine" dans "les incorruptibles" ! Tarentino ne s’est pas ruiné dans des procès suite à ces nombreux films considérés comme des "hommages"). Mais dans un marché (houuuuuuuu ! que je n’aime pas ce mot)où les tarifs actuellement proposé pour un album sont si bas comparés au travail a effectuer, il ne faut pas s’étonner que les dessinateurs trouvent des moyens pour gagner du temps et rendre "rentable" leur activité ! L’arrivée des methodes de travail des mangaka en Europe pose aujourd’hui un énorme problème à notre créativité ! Les lecteurs veulent du "solide" donc les éditeurs veulent du "solide" ! Les lecteurs veulent beaucoup de pages mais le moins cher possible ! CQFD !
    Alors oui, a la lecture de sanctuaire j’ai trouvé ca "facile" ! Maintenant, leur travail est excellent, et la trilogie de qualité ! Question : Combien les auteurs ont-ils touchés pour les trois albums ? et en combien de temps les ont-ils réalisés ? Les humanos auraient-ils économisé beaucoup en leur offrant plus de temps et d’argent ?

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  • "C’est pas beau de copier", certes ! Mais si l’on applique ce barème à tous les "copistes", combien de millions de dollars pensez vous que Mézières soit en droit de demander à George Lucas ?

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  • 1/ Cet article manque d’informations. On ne sait pas si les photos sont extraites d’un film, d’un livre. Si elles sont protégées par un copyright. Si elles ont été prises par un photographe pour une entreprise...

    2/ Attention ! Ne mélangez pas le plagiat d’une photo protégée avec la "citation graphique" ! Le glissement est un peu rapide.

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  • Dormez bien
    10 juin 2008 01:59, par Alex

    Je vous promets, je fouille dans mes papiers demain pour vous donner la véritable référence, mais c’est un article que j’ai lu dans le "Figaro" il y à une semaine. A propos de Boid, cet artiste contemporain dont les toiles sont vendues aujourd’hui à plus de 2 millions d’euros. Et je cite de mémoire- mais assez fidèlement je crois : "je prends des photos que j’agrandis exagérement jusqu’à repeindre par-dessus pixel par pixel, cela devient comme une carte géographique"
    Sur ce, à toutes et à tous, je vous souhaite de beaux rêves...

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  • Afin d’en avoir le coeur net, j’ai été voir la bd en rayon. J’avais déjà vu l’excellent film Das Boot et franchement, "y’a pas foto" si je puis dire :)

    Certes, le dessinateur a copié, mais il a rajouté son style, ombré à sa manière et, dois-je le rappeler, un dessin ce n’est pas qu’un trait, il y a aussi l’épaisseur du trait à tel ou tel endroit qui donne du volume au dessin (et ça , ça demande du talent). Il n’a pas juste recopié, il a "recréé" et rajouté sa touche personelle.

    Cela dit, je n’aime pas le résultat, les perso n’ont pas l’air vivant, on dirait qu’ils sont "figés"... et l’apparition de têtes connues comme Bruce Willis et Johnny Depp casse l’histoire, ça me met "hors du contexte" quoi.

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