Siné sur tous les fronts

28 août 2008 12 commentaires

Dans un entretien à Vivien Vergnaud du Journal du Dimanche, Siné annonce une rentrée chargée. Le lancement, comme nous vous l’avions annoncé, d’un hebdomadaire intitulé Siné Hebdo vendu à 2 euros et publié le mercredi, comme le journal de Cavanna. Le premier numéro sera tiré à 120.000 exemplaires, et les suivants à 80.000 exemplaires, avec un objectif de vente moyenne à 50.000 exemplaires. Le journaliste Delfeil de Ton et une quarantaine d’autres personnes devraient collaborer à sa réalisation. Le philosophe Michel Onfray et le comédien Guy Bedos devraient contribuer au financement.

Par ailleurs, il annonce, ce que l’on savait déjà attaquer en justice Claude Askolovitch, récemment devenu directeur de la rédaction du Journal du Dimanche, qui l’aurait traité d’ « antisémite ». Il va également faire une action contre le directeur de publication de Charlie Hebdo, Philippe Val pour « licenciement abusif » et aussi pour l’avoir « taxé d’antisémitisme ».

Par ailleurs, le dessinateur est cité à comparaître par la LICRA devant le tribunal de Lyon le 8 septembre.

Sacré programme !

DP

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
12 Messages :
  • Siné sur tous les fronts
    29 août 2008 00:33

    Décidemment, vous n’arrivez pas à être objectif dans cette affaire. Pourquoi écrire :
    "et publié le mercredi, comme le journal de Cavanna", alors qu’il s’agit là du journal de Philippe Val (ou encore de Val et Cabu), car le Charlie Hebdo journal de Cavanna est mort en 1981, c’est comme si vous parliez de l’Echo des savannes de Tronchet en disant "le journal de Gotlib,Brétécher et Mandryka", il y a tromperie sur la marchandise. Je peux comprendre que Siné vous insupporte, mais tentez de rester objectif que diable !

    Répondre à ce message

    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 29 août 2008 à  00:52 :

      Ah mais ça a été reconnu devant un tribunal, Delfeil de Ton a même signé pour ça : selon plusieurs témoins dont Gébé, Wolinski et Cabu, Cavanna a bien inventé le titre Charlie Hebdo, vous ne pourrez pas l’effacer.

      Du reste, Cavanna est toujours éditorialiste dans Charlie Hebdo ; qu’il ait choisi de ne pas en être l’actionnaire, c’est son affaire. Il y a des gens qui sont au dessus de ces basses contingences matérielles, figurez-vous.

      Rien que du très objectif dans tout ça. Je ne suis pas anti-Siné, sachez-le. Je regarderai son journal avec curiosité. Je me demande quelle liberté il exercera qu’il n’avait pas dans Charlie Hebdo. Je suis vraiment curieux.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Polo le 29 août 2008 à  08:27 :

        "Je me demande quelle liberté il exercera qu’il n’avait pas dans Charlie Hebdo. Je suis vraiment curieux."

        Bien vu.

        Répondre à ce message

      • Répondu par Gilbert le 29 août 2008 à  11:01 :

        "Je ne suis pas anti-Siné, sachez le."

        Ben heureusement que vous n’êtes pas anti-Siné, qu’est-ce que ça serait si vous l’étiez. Avec des avocats comme vous, y-a pas besoin de procureur !
        Dans un autre fil, vous prenez systématiquement pour argent comptant les propos de Val, bien qu’on vous dresse la liste de ses mensonges à répétition et ses retournements de veste. Tandis que vous prenez avec la plus grande suspicion les propos de Siné, de son épouse ou de ses amis.
        Quand par exemple on vous montre la preuve que c’est Patrick Gaubert qui a propagé la rumeur de la conversion du fils Sarkozy, vous faites semblant de ne pas le voir.
        Vous ne savez quoi inventer pour voler au secours de Val, parfois dans la plus grande confusion.
        Ainsi, vous avez prétendu que Siné n’avait pas été viré mais qu’il était parti de lui même. Je vous ai répondu que les Prud’hommes en décideront et il a fallu l’annonce que Siné irait bien aux Prud’hommes pour que vous concédiez qu’il était effectivement licencié (au passage, vous savez très bien qu’être payé en droits d’auteur est illégal dans sa situation, mais peut-être êtes vous patron de presse vous même et comprenez les petits arrangements du patron Philippe Val ?)

        Votre argumentation change quand ça vous arrange. Ainsi, vous vous réjouissez qu’il y ait un procès contre Siné afin de fixer les limites de ce qui est autorisé. Comme s’il fallait se réjouir qu’un débat intellectuel soit tranché par une justice dont tout le monde voit bien qu’elle n’est pas juste et aux ordres (qui peut nier qu’il y a une justice de classe ? Privatisée pour Bernard Tapie et d’abattage pour les petits délinquants supposés qui passent en comparution immédiate).
        Par contre, à Propos de Plantu, dont vous n’avez pas apprécié la caricature de Philippe Val, vous oubliez votre formule habituelle : "il n’a qu’à aller en justice".

        Décidément, vos indignations sont bien sélectives. Vous n’avez rien trouvé à redire à "la race juive" de Laurent Joffrin ni au fait que Philippe Val compte parmi les journalistes ceux qui sont juifs et ceux qui ne le sont pas.
        C’est Pierre Marcelle qui nous le rappelle dans son excellent papier du jour "Chassons les mauvaises pensées" :
        http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/smoking/348165.FR.php

        Cette affaire Val vous aura également permis de montrer votre grand sens de l’humour. Lorsque je vous ai signalé que Godard signait deux fois la pétition de Siné, c’était pour rire. Mais peut-être que c’était aussi pour rire que vous avez répondu, sérieux comme un pape (de la BD ?) que signer deux fois, ça se fait pas et que ça risque de mettre en cause la légitimité de la pétition.
        Allez, bonne continuation, M. Pasamonik. Continuez à nous faire rire.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 29 août 2008 à  12:05 :

          Dans un autre fil, vous prenez systématiquement pour argent comptant les propos de Val, bien qu’on vous dresse la liste de ses mensonges à répétition et ses retournements de veste.

          Votre procès à charge contre Val ne m’impressionne pas et je ne vois là aucune preuve, sinon de votre volonté d’accabler l’ "ennemi personnel" de Siné. Je mets aussi bien en doute les propos de Val que ceux de Siné, sauf que vous et moi, on ne sait pas ce qui s’est passé. Un procès peut nous aider à comprendre ce qui s’est passé entre les deux hommes car au moins là, il y a une enquête diligentée par des acteurs indépendants.

          Vous avez démontré que vous êtiez proche des organisateurs de la pétition en faveur de Siné en garantissant que tout était fait pour qu’elle soit honnête. J’en prends bonne note, mais permettez-moi de vous dire que cela ne vous donne pas un statut d’observateur objectif.

          Quant à la rédaction d’ActuaBD qui n’émarge ni de Charlie Hebdo, ni de Clearstream, elle a son quant à soi. En ce qui me concerne, je suis assez horrifié de voir qu’un conflit entre un directeur de journal et un dessinateur instrumentalise à ce point les ressentiments entre les communautés. Je persiste à croire que l’Affaire Siné est un cache-sexe pour une expression antisémite populaire qui ne veut (peut) pas dire son nom. C’est là le fond de mon indignation et, oui, je serais assez content de voir tout cela encadré par la loi.

          Quand par exemple on vous montre la preuve que c’est Patrick Gaubert qui a propagé la rumeur de la conversion du fils Sarkozy, vous faites semblant de ne pas le voir.

          Je ne relève pas car cela n’empêche pas que l’atteinte à la vie privée est caractérisée, même si Siné a reproduit un ragot recueilli ailleurs. La loi est claire à ce sujet. Qu’on inculpe Gaubert, aussi, il l’aura mérité. Tiens, vous, vous pourriez vous porter partie civile. Ce sera rigolo de vous voir défendre la vie privée de Jean Sarkozy pour vous faire la tête du président de la LICRA.

          Vous ne savez quoi inventer pour voler au secours de Val, parfois dans la plus grande confusion. Ainsi, vous avez prétendu que Siné n’avait pas été viré mais qu’il était parti de lui même. Je vous ai répondu que les Prud’hommes en décideront et il a fallu l’annonce que Siné irait bien aux Prud’hommes pour que vous concédiez qu’il était effectivement licencié (au passage, vous savez très bien qu’être payé en droits d’auteur est illégal dans sa situation, mais peut-être êtes vous patron de presse vous même et comprenez les petits arrangements du patron Philippe Val ?)

          Il n’a pas été licencié et vous le savez bien. Siné a confirmé sur RMC cette semaine qu’il n’était pas salarié mais payé en droits d’auteurs. Il me semble qu’il va falloir que les Prud’hommes (et l’URSAFF) re-qualifient le statut de Siné avant qu’il puisse être licencié (et obtenir les indemnités afférentes). Donc vous mentez quand vous ditez que Siné a été viré. Val s’est contenté d’arrêter les commandes. Si Siné part aux Prud’hommes, il va falloir qu’il explique pourquoi il a été complice de cette situation pendant autant de temps. Je ne suis pas assez expert, mais il me semble qu’à 79 ans, il est également frappé par une limite d’âge pour pouvoir être salarié. Tous ces arguments m’ont fait douter effectivement d’une position (la vôtre) qui relève au mieux de la profession de foi, au pire de la propagande.

          Par contre, à Propos de Plantu, dont vous n’avez pas apprécié la caricature de Philippe Val, vous oubliez votre formule habituelle : "il n’a qu’à aller en justice".

          Ah mais, Plantu connaît la loi : il n’y a pas de croix gammée sur les brassards. Il reste dans la métaphore filée. Mais bon, quand McCain est assimilé à un nazi, ça fait scandale quand même. Pas pour vous ? Il semble que vous aussi, vous soyez aveugle à certains excès.

          Décidément, vos indignations sont bien sélectives. Vous n’avez rien trouvé à redire à "la race juive" de Laurent Joffrin...

          Rien à redire en effet. Il s’est excusé de sa maladresse.

          ni au fait que Philippe Val compte parmi les journalistes ceux qui sont juifs et ceux qui ne le sont pas.

          Je n’ai pas à entrer dans ces considérations qui ne me concernent pas.

          Cette affaire Val vous aura également permis de montrer votre grand sens de l’humour. Lorsque je vous ai signalé que Godard signait deux fois la pétition de Siné, c’était pour rire.

          Cela m’a fait rire en effet que vous piquiez cette information à Delfeil de Ton sans le citer. En revanche, lui ne riait pas.

          Mais peut-être que c’était aussi pour rire que vous avez répondu, sérieux comme un pape (de la BD ?) que signer deux fois, ça se fait pas et que ça risque de mettre en cause la légitimité de la pétition. Allez, bonne continuation,

          1/ Sans le sérieux, le rire n’existerait pas
          2/ On peut se moquer et être sérieux. On peut aussi faire des pétitions dérisoires si les règles du jeu ne sont pas respectées.

          M. Pasamonik. Continuez à nous faire rire.

          Comme dirait mon compatriote Noël Godin, "moquons-nous des cornichons".

          Répondre à ce message

          • Répondu par Gilbert le 29 août 2008 à  14:03 :

            Il n’a pas été licencié et vous le savez bien. Siné a confirmé sur RMC cette semaine qu’il n’était pas salarié mais payé en droits d’auteurs. Il me semble qu’il va falloir que les Prud’hommes (et l’URSAFF) re-qualifient le statut de Siné avant qu’il puisse être licencié (et obtenir les indemnités afférentes). Donc vous mentez quand vous ditez que Siné a été viré. Val s’est contenté d’arrêter les commandes.

            Vous êtes un jésuite. Et je remarque que vous utilisez le langage des patrons voyous. Bien évidemment que le licenciement effectif passe par une re-qualification. Personne ne dira le contraire. J’ai moi-même été licencié en étant pigiste permanent (qui est un statut tout aussi aberrant que payé en droits d’auteur). Il n’en demeure pas moins que malgré les contorsions de mon employeur, qui prétendait lui aussi "mettre simplement fin à la collaboration", j’ai été finalement licencié en bonne et due forme et j’ai touché des indemnités.

            Si Siné part aux Prud’hommes, il va falloir qu’il explique pourquoi il a été complice de cette situation pendant autant de temps. Je ne suis pas assez expert, mais il me semble qu’à 79 ans, il est également frappé par une limite d’âge pour pouvoir être salarié. Tous ces arguments m’ont fait douter effectivement d’une position (la vôtre) qui relève au mieux de la profession de foi, au pire de la propagande.

            Quels arguments ? Vous ne connaissez rien au droit du travail. Prenez tous les jugements des Prud’hommes de cette nature, c’est toujours l’employeur qui est jugé responsable de ce genre de situation. La présomption de salariat existe même lorsqu’il n’y a pas de contrat de travail. Il suffit de démontrer qu’il y a un lien de subordination. Et dans le cas d’un hebdomadaire, il suffira à Siné de prouver qu’il livrait la même commande chaque semaine et qu’il recevait des revenus réguliers. Vous savez très bien, puisque vous adoptez systématiquement le point de vue patronal, que l’employé est en situation d’infériorité par rapport à l’employeur. Et les juges des Prud’hommes le savent aussi. Au point que lorsqu’il y a travail dissimulé, c’est toujours l’employeur qui est condamné et jamais le salarié.
            Quand à la limite d’âge, vous montrez encore une fois que vous n’y connaissez rien. Rien n’interdit dans la loi de travailler au delà de 65 ans.

            J’ai écrit : Décidément, vos indignations sont bien sélectives. Vous n’avez rien trouvé à redire à "la race juive" de Laurent Joffrin...

            Rien à redire en effet. Il s’est excusé de sa maladresse.

            Où avez vous vu qu’il s’est excusé ?

            J’ai écrit : ni au fait que Philippe Val compte parmi les journalistes ceux qui sont juifs et ceux qui ne le sont pas.

            Je n’ai pas à entrer dans ces considérations qui ne me concernent pas.

            Ben voyons ! Pourquoi prétendre alors "En ce qui me concerne, je suis assez horrifié de voir qu’un conflit entre un directeur de journal et un dessinateur instrumentalise à ce point les ressentiments entre les communautés." Quand on fait le tri parmi les journalistes pour savoir qui est juif et qui ne l’est pas, qu’est-ce que c’est ? Décidément, je le re-re-re dis, vos indignations sont bien sélectives. Vous démontrez en deux phrases que ce n’est pas l’instrumentalisation qui vous préoccuppe. Qui instrumentalise qui dans cette affaire, d’ailleurs ? Qui jette de l’huile sur le feu en voyant des Drumont ou des Brasillach des temps modernes partout, sauf là où ils sont vraiment. Je vous ai donné les exemples concernant Badiou ou Bourdieu traités quasiment de nazis, ça participe de la même tentative d’intimidation que l’affaire Val.

            Comme dirait mon compatriote Noël Godin, "moquons-nous des cornichons".

            C’est d’ailleurs pour ça que Noël Godin a initié une pétition pour soutenir Siné.

            Répondre à ce message

            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 29 août 2008 à  15:10 :

              Quels arguments ? Vous ne connaissez rien au droit du travail.

              De plus en plus fort ! Vous êtes tellement expert en droit du travail que Val est condamné avant même de passer en jugement. Je préfère arrêter là vos délires et notre conversation.

              Où avez vous vu qu’il s’est excusé ?

              Dans son article "suites" du lendemain. Il semble que vous ayez des lectures très sélectives...

              Comme dirait mon compatriote Noël Godin, "moquons-nous des cornichons".

              C’est d’ailleurs pour ça que Noël Godin a initié une pétition pour soutenir Siné.

              Bien entendu, cornichon.

              Répondre à ce message

              • Répondu par Gilbert le 30 août 2008 à  20:23 :

                J’espère que cette fois ci ma réponse ne sera pas censurée.

                Non, je ne préjuge pas du jugement des Prud’hommes. Simplement je fais état des jurisprudences habituelles. Ce que vous appelez délires, c’est simplement les informations que j’ai sur la question, que je prétends bien connaitre en tant que militant syndical ayant eu l’occasion de défendre des collègues dans la même situation que Siné.
                On ne peut pas vous reprocher de ne pas bien connaitre la législation française en matière de droit du travail, puisque vous êtes Belge avez-vous dit, ce n’est pas une raison pour insulter ceux qui en savent un peu plus sur le sujet en les traitant de menteurs ou de délirants.
                En ce qui me concerne, je ne suis pas un spécialiste de la BD, il ne me viendrait pas à l’idée de vous faire la leçon dans ce domaine.

                Par ailleurs, j’attends toujours que vous me citiez les excuses de Laurent Joffrin. Il ne suffit pas d’affirmer. De temps en temps, il faut étayer, citer ses sources.

                Bien à vous.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 30 août 2008 à  22:03 :

                  J’espère que cette fois ci ma réponse ne sera pas censurée.

                  C’est comme cela. Quand ça s’emballe et que le ton devient un peu trop enflammé sur le ring, il y a un arrêt de l’arbitre.

                  Non, je ne préjuge pas du jugement des Prud’hommes. Simplement je fais état des jurisprudences habituelles. Ce que vous appelez délires, c’est simplement les informations que j’ai sur la question, que je prétends bien connaitre en tant que militant syndical ayant eu l’occasion de défendre des collègues dans la même situation que Siné.

                  Mais vous contestez, dans votre emportement à condamner Val à tout prix, le doute que l’on est susceptible d’exprimer avant tout jugement. Ou je me trompe, ou c’est un préjugé. Nous sommes dans un état de droit et Siné a publiquement fait savoir sur RMC qu’il était payé en droits d’auteur. Donc, officiellement, et tant qu’un jugement des Prudhommes ne sera pas là pour affirmer le contraire, Siné n’a pas été licencié parce qu’il ne peut pas l’être. C’est sur ces faits que je fonde mon doute. En alignant vos "preuves" (un témoignage de Mme Siné, soyons sérieux), en alignant les prétendues jurisprudences qui vont "toujours" dans le même sens, vous plaidez, alors que vous n’êtes pas avocat, pas même juriste. Mais ce qui compte, c’est le jugement du tribunal. D’ici là, pensez ce que vous voulez, mais vous ne pouvez rien affirmer.

                  On ne peut pas vous reprocher de ne pas bien connaitre la législation française en matière de droit du travail, puisque vous êtes Belge avez-vous dit,

                  Bonjour l’argument d’autorité : vous êtes belge (sans majuscule), vous ne pouvez pas comprendre ! Je paie mes impôts en France depuis vingt ans et j’ai alimenté la sécurité sociale et comme patron, et comme salarié. J’ai également été devant les prudhommes, tout comme vous, et des deux côtés. Alors, faites-moi grâce de votre mépris.

                  ce n’est pas une raison pour insulter ceux qui en savent un peu plus sur le sujet en les traitant de menteurs ou de délirants.

                  Vous affirmez des tas de choses sur rien, vous ne connaissez pas le dossier et je suppose que tant que ce ne sera pas devant un tribunal, personne ne pourra rien en dire de certain. Vos "preuves" sont des conjectures, toujours à charge, d’ailleurs. Je serais curieux de connaître le statut des futurs pigistes de Siné Hebdo, d’ailleurs. Je ne vous ai pas insulté, j’ai juste dit que vous mentiez en affirmant que Siné était salarié. En fait, vous n’en savez rien, et Siné sur les ondes de RMC vous a contredit. Pas d’insulte là-dedans, juste un constat objectif. Siné dit une chose et vous en affirmez une autre. Soit Siné ment, ce qi n’est pas en substance envisageable, surtout sur une radio de grande audience, soit vous mentez.

                  En ce qui me concerne, je ne suis pas un spécialiste de la BD, il ne me viendrait pas à l’idée de vous faire la leçon dans ce domaine.

                  Toute leçon est bonne à prendre.

                  Par ailleurs, j’attends toujours que vous me citiez les excuses de Laurent Joffrin. Il ne suffit pas d’affirmer. De temps en temps, il faut étayer, citer ses sources.

                  Dans ce lien vous trouverez l’article de Joffrin où il dit que sa formule était "inappropriée" et prend acte de son repentir en corrigeant "immédiatement" son article. Je considère que c’est suffisant, que c’est une maladresse.

                  Au passage, le lecteur apprendra dans cet article le précédent de Siné d’août 1982 dans lequel il déclare sur Carbone 14 "Je suis antisémite et je n’ai pas peur de l’avouer".

                  Vous aurez remarqué que nous n’avions pas insisté sur ce précédent car nous considérons, là aussi, qu’il y a eu des excuses qui ont été exprimées.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par Gilbert le 31 août 2008 à  04:06 :

                    J’espère que cette fois ci ma réponse ne sera pas censurée.

                    C’est comme cela. Quand ça s’emballe et que le ton devient un peu trop enflammé sur le ring, il y a un arrêt de l’arbitre.

                    Vous avez le beau rôle, à la fois participant et arbitre tenant les ciseaux, ainsi les lecteurs ne sauront pas quel est le point qui vous a laissé sans réponse. Facile d’avoir le dernier mot dans ces conditions.

                    Non, je ne préjuge pas du jugement des prud’hommes. Simplement je fais état des jurisprudences habituelles. Ce que vous appelez délires, c’est simplement les informations que j’ai sur la question, que je prétends bien connaitre en tant que militant syndical ayant eu l’occasion de défendre des collègues dans la même situation que Siné.

                    Mais vous contestez, dans votre emportement à condamner Val à tout prix, le doute que l’on est susceptible d’exprimer avant tout jugement. Ou je me trompe, ou c’est un préjugé. Nous sommes dans un état de droit et Siné a publiquement fait savoir sur RMC qu’il était payé en droits d’auteur. Donc, officiellement, et tant qu’un jugement des Prudhommes ne sera pas là pour affirmer le contraire, Siné n’a pas été licencié parce qu’il ne peut pas l’être. C’est sur ces faits que je fonde mon doute. En alignant vos "preuves" (un témoignage de Mme Siné, soyons sérieux), en alignant les prétendues jurisprudences qui vont "toujours" dans le même sens, vous plaidez, alors que vous n’êtes pas avocat, pas même juriste. Mais ce qui compte, c’est le jugement du tribunal. D’ici là, pensez ce que vous voulez, mais vous ne pouvez rien affirmer.

                    Si vous me lisiez d’abord, avant de monter sur vos grands chevaux. J’ai dit que je ne préjugeais pas du jugement du tribunal des Prud’hommes. Ça ne m’empêche pas de faire part de l’expérience que j’ai de ce genre de situation. Et l’expérience que j’ai, ne vous déplaise, s’apparente au rôle d’avocat ou de juriste puisqu’il m’arrive d’assister des salariés devant les Prud’hommes. Je maintiens donc, d’expérience, et pas parce que j’ai de la sympathie pour Siné, que son statut "droit d’auteur" est illégal. Et si vous ne me croyez pas, renseignez vous auprès d’un syndicat de journaliste ou d’un spécialiste de droit du travail.

                    On ne peut pas vous reprocher de ne pas bien connaitre la législation française en matière de droit du travail, puisque vous êtes Belge avez-vous dit,

                    Bonjour l’argument d’autorité : vous êtes belge (sans majuscule), vous ne pouvez pas comprendre ! Je paie mes impôts en France depuis vingt ans et j’ai alimenté la sécurité sociale et comme patron, et comme salarié. J’ai également été devant les prudhommes, tout comme vous, et des deux côtés. Alors, faites-moi grâce de votre mépris.

                    Où voyez vous du mépris ? Vous souffrez d’un complexe de persécution. Il ne s’agit pas d’un argument d’autorité, je m’interrogeais sérieusement sur les raisons pour lesquelles vous semblez ignorer ces points de droit que tout le monde connait dans le milieu de la presse.
                    À propos, vous avez vérifié si on peut travailler au delà de 65 ans ?

                    ce n’est pas une raison pour insulter ceux qui en savent un peu plus sur le sujet en les traitant de menteurs ou de délirants.

                    Vous affirmez des tas de choses sur rien, vous ne connaissez pas le dossier et je suppose que tant que ce ne sera pas devant un tribunal, personne ne pourra rien en dire de certain. Vos "preuves" sont des conjectures, toujours à charge, d’ailleurs. Je serais curieux de connaître le statut des futurs pigistes de Siné Hebdo, d’ailleurs. Je ne vous ai pas insulté, j’ai juste dit que vous mentiez en affirmant que Siné était salarié. En fait, vous n’en savez rien, et Siné sur les ondes de RMC vous a contredit. Pas d’insulte là-dedans, juste un constat objectif. Siné dit une chose et vous en affirmez une autre. Soit Siné ment, ce qi n’est pas en substance envisageable, surtout sur une radio de grande audience, soit vous mentez.

                    Vous n’avez pas envisagé l’hypothèse que Siné n’est pas non plus un grand spécialiste du droit du travail ? Fort heureusement, avec ses avocats, ça va aller mieux. Comme je l’ai dit dans le message qui a été censuré, les lecteurs jugeront, notamment si je suis un menteur. Je ne sais pas de quel terme ils qualifieront celui qui déforme systématiquement mes propos : je n’ai pas parlé de preuve, j’ai dit ce que je savais du Droit du travail. Siné, dont on entend la voix sur le site de votre ami belge Noël Godin, dit dans un premier temps qu’il n’est pas viré, puis qu’il attend la lettre recommandée de Val et qu’en aucun cas il se considère comme démissionnaire. C’est toujours comme ça que ça se passe, le salarié doit montrer qu’il fait son boulot jusqu’au moment où les choses se formalisent. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a continué à envoyer ses chroniques à Charlie Hebdo. Tant que la lettre de convocation à un entretien préalable ne vient pas, Siné peut se considérer à bon droit comme toujours faisant partie de l’entreprise. En dernier ressort, ce sont les prud’hommes qui trancheront.


                    Par ailleurs, j’attends toujours que vous me citiez les excuses de Laurent Joffrin. Il ne suffit pas d’affirmer. De temps en temps, il faut étayer, citer ses sources.

                    Dans ce lien vous trouverez l’article de Joffrin où il dit que sa formule était "inappropriée" et prend acte de son repentir en corrigeant "immédiatement" son article. Je considère que c’est suffisant, que c’est une maladresse.

                    C’est bien ce que je disais, au contraire de ce que vous affirmiez de façon péremptoire : Joffrin ne s’est jamais excusé. Dire qu’on a employé une "formule inappropriée", c’est tout sauf des excuses. Ça relève de l’auto-amnistie. Pour Joffrin (et vous) parler de race juive c’est donc une peccadille.
                    Quand je pense qu’on em... Siné alors qu’il a clairement précisé sa pensée alors qu’on laisse passer de telles horreurs, et qu’on ne trouve rien à redire quand Val compte les journalistes juifs ou non juifs.
                    Et c’est moi qui suis partial ?

                    Au passage, le lecteur apprendra dans cet article le précédent de Siné d’août 1982 dans lequel il déclare sur Carbone 14 "Je suis antisémite et je n’ai pas peur de l’avouer"
                    Vous aurez remarqué que nous n’avions pas insisté sur ce précédent car nous considérons, là aussi, qu’il y a eu des excuses qui ont été exprimées.

                    Ah les braves gens ! On n’insiste pas mais on ne perd pas l’occasion de rappeler fielleusement cet épisode sur lequel tout a été dit. Heureusement que vous avez dit que vous n’étiez pas contre Siné.

                    Répondre à ce message

                    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 31 août 2008 à  10:15 :

                      Vous avez le beau rôle, à la fois participant et arbitre tenant les ciseaux, ainsi les lecteurs ne sauront pas quel est le point qui vous a laissé sans réponse. Facile d’avoir le dernier mot dans ces conditions.

                      C’est votre truc à vous, les accusations fielleuses. Vous êtes prévenu d’une modération a priori et, oui, nous sommes pour que notre forum soit modéré. Ce n’est peut-être pas facile pour des gens comme vous mais ça évite bien des débordements.

                      Non, je ne préjuge pas du jugement des prud’hommes. Simplement je fais état des jurisprudences habituelles.

                      Vous en faites pour mieux accuser (c’est votre truc) Philippe Val. Personnellement, j’attendrai le jugement des Prudhommes. On a déjà vu dans nos colonnes (Affaire FIBD/Thevenet) des revendications aux Prudhommes qui ont été déboutées.

                      Ce que vous appelez délires, c’est simplement les informations que j’ai sur la question, que je prétends bien connaitre en tant que militant syndical ayant eu l’occasion de défendre des collègues dans la même situation que Siné.

                      J’ai peine à croire que, comme vous le prétendez TOUTES les actions des journalistes contre les patrons de presse aient été gagnantes. Le droit du travail est plus complexe que cela. Votre affirmation est délirante.

                      Si vous me lisiez d’abord, avant de monter sur vos grands chevaux.

                      Une fois de plus le coup du mépris. Vous n’êtes pas capable de discuter posément, vous.

                      Et l’expérience que j’ai, ne vous déplaise, s’apparente au rôle d’avocat ou de juriste puisqu’il m’arrive d’assister des salariés devant les Prud’hommes.

                      Il est vrai que l’on peut être représenté par qui l’on veut devant les Prud’hommes et que les structures syndicales sont qualifiées. Il n’empêche que vous affirmez des choses qui n’ont pas été vérifiées par un tribunal et que vous n’êtes pas , que je sache, en charge de ce dossier. Je me garderais bien personnellement pour préjuger du lien de subordination entre Siné et Charlie Hebdo tant il me semble assez clair dans cette affaire que ce n’est pas Val qui a demandé à Siné d’écrire ce qu’il a écrit, ou alors il est maso.

                      Je maintiens donc, d’expérience, et pas parce que j’ai de la sympathie pour Siné, que son statut "droit d’auteur" est illégal.

                      Argument d’autorité. Vous préjugez de la décision du tribunal.

                      Et si vous ne me croyez pas, renseignez vous auprès d’un syndicat de journaliste ou d’un spécialiste de droit du travail.

                      Je ne suis pas bigot, je n’ai pas à "croire". Ceux que j’ai consultés (eh oui) ne vont pas dans votre sens.

                      Vous souffrez d’un complexe de persécution.

                      Encore un argument méprisant. Vous êtes aussi expert en psychologue, en plus du droit du travail ? Quel talent !

                      je m’interrogeais sérieusement sur les raisons pour lesquelles vous semblez ignorer ces points de droit que tout le monde connait dans le milieu de la presse.

                      Je vous cite ;"Je maintiens donc, d’expérience, et pas parce que j’ai de la sympathie pour Siné, que son statut "droit d’auteur" est illégal"

                      Vous ne vous interrogez pas. Vous affirmez péremptoirement, en vertu de votre prétendue expérience.

                      À propos, vous avez vérifié si on peut travailler au delà de 65 ans ?

                      On peut s’interroger sans à avoir à faire une enquête. Je préfère attendre les attendus du jugement plutôt que de spéculer sur ces sujets, comme vous le faites. Au cas où cela vous aurait échappé, ce n’est pas un forum sur le droit du travail, ici.

                      ce n’est pas une raison pour insulter ceux qui en savent un peu plus sur le sujet en les traitant de menteurs ou de délirants.

                      Je vous renvoie votre argumentation : Peut-être souffrez-vous du délire de persécution.

                      Vous n’avez pas envisagé l’hypothèse que Siné n’est pas non plus un grand spécialiste du droit du travail ? Fort heureusement, avec ses avocats, ça va aller mieux.

                      Oui, heureusement qu’il y a des avocats et des juges. J’attendrai le jugement des prud’hommes avant de continuer à discuter sur ce point. Si même Siné dit une chose et puis l’autre, attendons l’expression des faits.

                      Comme je l’ai dit dans le message qui a été censuré, les lecteurs jugeront, notamment si je suis un menteur. Je ne sais pas de quel terme ils qualifieront celui qui déforme systématiquement mes propos : je n’ai pas parlé de preuve,

                      Vous mentez. Vous avanciez comme "preuve" un témoignage de Mme Siné. Les lecteurs peuvent retrouver facilement vos propos et constater vos contradictions. C’est même le début de notre controverse.

                      C’est bien ce que je disais, au contraire de ce que vous affirmiez de façon péremptoire : Joffrin ne s’est jamais excusé. Dire qu’on a employé une "formule inappropriée", c’est tout sauf des excuses.

                      Je ne suis pas d’accord avec votre interprétation trempée de mauvaise foi. Inutile de discuter plus loin sur ce point.

                      Quand je pense qu’on em... Siné alors qu’il a clairement précisé sa pensée alors qu’on laisse passer de telles horreurs, et qu’on ne trouve rien à redire quand Val compte les journalistes juifs ou non juifs. Et c’est moi qui suis partial ?

                      Oh, non, vous êtes un vertueux, vous ne prenez pas parti et vous êtes objectif, on l’aura compris.

                      Ah les braves gens ! On n’insiste pas mais on ne perd pas l’occasion de rappeler fielleusement cet épisode sur lequel tout a été dit.

                      Ah,bon ? Moi je l’ignorais en tout cas avant que n’éclate l’Affaire. Il est clair que ça ne plaide pas en faveur de Siné.

                      Pour conclure et ne pas user davantage la patience de nos lecteurs, on va arrêter là la conversation, en attendant un de nos prochains articles sur Siné. On aura de quoi faire en septembre, non ?

                      Nous allons faire un dossier sur l’Affaire Siné pour que nos lecteurs s’y retrouvent plus facilement.

                      Répondre à ce message

        • Répondu par fhddgf le 29 août 2008 à  15:00 :

          merci à Gilbert pour cette mise au point.

          Répondre à ce message