Soleil célèbre le centenaire de la naissance d’Albert Camus

7 novembre 2013 12 commentaires Albums

Depuis un certain temps déjà, les auteurs de bande dessinée n’était pas restés insensibles au plus écorché des Prix Nobels français : Jacques Ferrandez principalement avec L’Hôte et plus récemment L’Étranger. Sous la forme d’illustrations également, comme Baudoin avec L’Étranger ou Muñoz sur le même titre de référence.

Soleil propose une approche différente : une biographie de 120 pages dont le fil rouge est son discours de Suède, lors de la remise de son Prix Nobel, et l’altercation verbale qui s’ensuivit quelques jours plus tard.

Découpée en trois parties et un épilogue, chaque séquence donne une vision légèrement différente d’une partie de la vie du Nobel d’extraction des plus modestes.

Soleil célèbre le centenaire de la naissance d'Albert Camus
Albert Camus profita de l’aide de son instituteur pour prolonger ses études, contre l’avis de sa famille

La première partie nous immerge dans l’Algérie et la jeunesse de Camus, une part essentielle de sa vie qui permet de comprendre la force de son écriture, ses passions, son schéma familial, et l’emprise de la maladie.

Mais chaque partie s’annonce différente, tel un kaléidoscope qui change de couleur et de forme. Parfois denses en informations, parfois plus graphiques, ces souvenirs censés évoquer les pensées de Camus pendant son discours sont racontés par un narrateur s’adressant avec une chaleur, une proximité et une sincérité communicatives.

L’album en devient rapidement touchant et passionnant : une réussite qu’on ne croyait pas possible malgré la trépidante jeunesse de l’écrivain, mais qui profite de la connaissance spécialisée de Jozé Lenzini et du talent de Laurent Gnoni.

À conseiller à tous les amateurs de littérature, ou tout simplement à ceux qui voudront en savoir sur l’un des monuments de la littérature française.

La bourse acquise permit à Camus de passer des bas aux hauts quartiers ; une ascension sociale qui permet d’appréhender la personnalité complexe de l’écrivain

CLD

Camus - Entre Justice et mère - Par Lenzini & Gnoni - Soleil

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12 Messages :
  • Oh lala ! Quelle tristesse ! Le talent de Camus méritait un vrai dessinateur, de vrais dessins. Ca fout le bourdon de voir ça.

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    • Répondu par ozanam le 8 novembre 2013 à  07:40 :

      Mon petit Gab,
      j’ai une chance sur deux d’être censuré tellement j’ai envie d’être impoli avec toi.
      Remarque, même si je t’insultais à l’aide de vrais mots grossiers je n’arriverais pas à ta cheville.
      Alors, j’essaie de ne pas m’énerver et je pose juste la question : qu’est-ce qu’un vrai dessinateur ? Comment être un usurpateur ?
      Laurent Gnoni a eu le courage de s’impliquer complètement dans ce bouquin. Il a un parti pris graphique personnel(que l’on aime ou non).Loin de la copie qui devrait te rassurer ?
      Sa narration est fluide, ce qui n’est pas évident quand on voit la masse d’information par planche. Le livre se lit sans accro. On y plonge entièrement.
      Alors pour une fois qu’une bd nous raconte vraiment quelque chose. Que le dessin est en osmose avec l’histoire. Cela serait bien que les VRAIS cons ferment leur clapet à merde (oups, chasser le naturel...).

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      • Répondu par Fred le 8 novembre 2013 à  19:22 :

        Je ne comprends pas votre réaction Ozanam. Gab dit un ressenti, à aucun moment il n’est grossier, impoli, insultant. Si on n’a pas le droit de commenter dans les commentaires, autant retirer les commentaires. Moi aussi je trouve les dessins et les pages terriblement pauvres et je ne retrouve pas du tout l’esprit de Camus dans ce projet.

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        • Répondu par ozanam le 9 novembre 2013 à  09:30 :

          Je ne sais pas. J’avais bêtement l’impression que dire d’un dessinateur qu’il ne réalisait pas de véritables dessins était péjoratif voir extrêmement insultant.
          Quand bien même vous n’aimeriez pas son travail, on peut reconnaître qu’il l’a effectué de façon tout à fait professionnel. Il n’y a rien dans le dessin de Laurent qui soit amateur.
          Pour vous faire une vraie idée, je vous invite à regarder plus que ces deux pages (généralement ça ne peut que enrichir les propos).
          Pour moi, on a le droit de commenter uniquement quand on argumente. Le coté "oh c’est jolie" ou son inverse "bah c’est tout caca" n’est pas digne d’un être qui pense.
          Quant à y retrouver "l’esprit de Camus"... Là, je dois avouer que cela me fait sourire. Il faudrait donc coller avec votre vision forcément imaginaire d’une représentation d’un écrit ? Voilà un argument que je ne peux combattre. Autant, je pourrai passer des heures à expliquer en quoi le dessin de Laurent n’est pas pauvre. Autant je pourrai vous montrer la finesse de sa narration (et donc de sa page). Autant, je ne peux défendre ma retranscription visuelle de Camus par rapport à la votre.Dans ces cas-là, il n’y a pas la raison qui peut l’emporter.

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        • Répondu le 9 novembre 2013 à  10:04 :

          Mon p’tit Gab, pas besoin de faire croire que vous êtes plusieurs, ça ne marche pas ("Je ne retrouve pas l’ esprit de Camus", coco joli).

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          • Répondu le 9 novembre 2013 à  16:48 :

            ozanam et gab sont le même ? Il se donne la réplique à lui-même ? Vous êtes sûr ?

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    • Répondu par David le 8 novembre 2013 à  10:01 :

      Une immersion quasi poétique dans la vie de Camus appuyée par un traité graphique enlevé (certaines pages ressemblent à des sérigraphies) Un très bon ouvrage qui donne envie de (re)découvrir Camus et son oeuvre.

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    • Répondu par Raphael le 8 novembre 2013 à  10:29 :

      Laurent Gnoni est un professionel, il est l’assistant de Franck Biancarelli.

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      • Répondu le 8 novembre 2013 à  11:30 :

        Raphael, Franck Biancarelli a été un maitre, un guide à mes débuts, mais je n’ai jamais été son assistant. D’ailleurs je ne connais pas de dessinateur qui en ait, de nos jours (en France).
        Ceci dit, Franck est un très bon dessinateur de qui on peut beaucoup apprendre.

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    • Répondu par Laurent Gnoni le 8 novembre 2013 à  11:35 :

      Gab,

      Albert Camus était concis et direct dans son écriture romanesque, il n’enrobait pas les choses, il y recherchait de la justesse. Toutes proportions gardées, c’est l’axe sur lequel j’ai abordé cet album (mon sixième) pour lequel j’ai donc épuré mon dessin afin d’être le plus juste possible.

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      • Répondu le 8 novembre 2013 à  16:41 :

        Mais pourquoi ce choix du lettrage informatique si impersonnel ?

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