Sylvie Uderzo "entre en résistance"

14 janvier 2009 9 commentaires

Dans une tribune publiée ce jour dans le journal Le Monde, la fille d’Albert Uderzo, écartée fin 2007 de la direction générale des éditions Albert René, annonce qu’elle "entre en résistance" contre la cession à Hachette du héros gaulois, sans préciser toutefois les moyens qu’elle compte mettre en oeuvre.

Evoquant "une poignée de conseillers de l’ombre, rôdant autour des artistes pour saisir l’opportunité de "se servir" avant qu’il ne soit trop tard", elle écrit : "comme si les personnages Détritus ou autres Acidenitrix étaient venus au Village, avaient vu le chef, Albert, mon père, et avaient vaincu...".

Tout en présentant Astérix comme son "frère de papier", Sylvie Uderzo assure qu’il ne s’agit pas là d’un conflit familial : "Je me battrai donc, non pas contre mon père, mais pour préserver tout ce qui l’a fait, tout ce qui l’a animé : son oeuvre imaginée à quatre mains avec René Goscinny !".

AC

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
9 Messages :
  • Sylvie Uderzo "entre en résistance"
    14 janvier 2009 17:31, par mmarvin

    A ce que je sache, cette demoiselle n’est pas la créatrice d’Astérix. Elle n’est que l’héritière. Son créateur, Uderzo, a décidé de changer d’avis et veut permettre à un successeur de reprendre les aventures du gaulois. Ce qui, soit dit en passant, ne serait pas un mal vu les scénarii désastreux des trois derniers titres...

    Quand à se prévaloir du monde du petit gaulois, il faudrait qu’elle finisse par se rendre compte qu’Astérix a perdu au final.

    Ne parlons nous pas français ?
    Une langue latine et non celte ?

    Désolé pour ce réveil brutal...

    Répondre à ce message

    • Répondu par Cypet le 20 janvier 2009 à  03:22 :

      Je vous ferai remarquer que Sylvie Uderzo a accompagné son père dans l’entreprise qu’est devenue sa maison d’édition et que pendant 20 ans, fille unique d’Albert Uderzo, elle a travaillé avec le coeur à préserver et valoriser l’oeuvre qu’est Asterix.

      Il a toujours été question pour Albert Uderzo qu’à sa mort, il n’y ai plus de nouvelles aventures. Le merchandising, c’est autre chose. Malgré le fait qu’elle soit actionnaire importante, Hachette la tient à l’écart...
      En termes juridiques : testament et contenu, mandat en cas d’inaptitude, manipulation, cooptation.

      Répondre à ce message

  • Sylvie Uderzo "entre en résistance"
    14 janvier 2009 17:36, par tom

    esperons qu’elle gagne ce "combat"
    pour la simple et bonne raison, qu’il y a surement beaucoup de fans d’asterix décus par la décision d’Albert Uderzo, pas forcement celle de ceder ses droits d’exploitation (diffusion des albums, droits dérivés..) mais surtout pour le fait de vouloir ceder l’exploitation du personnages via de nouveaux auteurs.

    Répondre à ce message

    • Répondu par yan le 14 janvier 2009 à  18:34 :

      On est beaucoup à être content aussi.

      Répondre à ce message

    • Répondu par mmarvin le 14 janvier 2009 à  18:38 :

      Pourquoi y aurait-il des fans déçus par l’arrivée de nouveaux auteurs ?

      La plupart des séries reprises ont connus un net regain de qualité ou au moins se sont maintenus dans leur zone de qualité. C’est une cause possible du revirement d’Uderzo quand à sa décision de céder sa licence une fois parti à la retraite.

      Quand à sa fille, désolé pour elle mais je me demande si son "entrée en résistance" n’est pas plus dû à son licenciement qu’à autre chose. Je suis curieux de connaitre sa position si papa U lui avait dit que Astérix allait se poursuivre tout en lui laissant sa place de directrice...

      Répondre à ce message

      • Répondu par Flocon le 15 janvier 2009 à  12:56 :

        La répose est simple, quand Hergé est décédé, des hergéophiles se disant tintinophiles, ont développé une véritable industrie des produits de collection Tintin : une collection et des collectionneurs de vieux truc-machins ignobles et sans vraie valeur commerciale qu’ils se vendent et se revendent en surenchérissant continuellement.
        Je suppose que certains astérixophiles veulent se lancer dans ce business...
        Quant à Sylvie Uderzo,je pense qu’elle devrait être prudente dans ses relations avec Hachette.
        Si les aventure d’Astérix ne sont plus publiées, elle risque de s’en mordre les doigts

        Répondre à ce message

        • Répondu par mmarvin le 15 janvier 2009 à  13:51 :

          Les deux cas ne sont pas identiques.

          Moulinsard SA inonde le marché de produits dérivés car Hergé a clairement spécifié que personne ne pourrait reprendre Tintin après lui. Donc pour se faire du fric la société arrose le marché de trucs inutiles qui au final plombent la licence.

          Uderzo lui a la possibilité d’éviter un tel triste destin a son personnage. Sa reprise est une chance de ne pas voir son personnage finir sur un étagère poussiéreuse et orner plus de produits qu’il ne l’est deja.

          Répondre à ce message

          • Répondu par flocon. le 16 janvier 2009 à  12:49 :

            Oh mais il n’y a pas que Moulinsart SA qui se livre a ce trafic idiot, les hergéophiles ont eux-mêmes lancé la mode du vivant d’Hergé et Moulinsart a exploité le fond de commerce.
            Pourquoi croyez vous que S Steeman et tant d’autres crient au crime de lèse majesté à chaque fois qu’une reprise des aventures de tintin est envisagée,
            Leur précieuse brocantes de m***** pourrait se dévaloriser

            Répondre à ce message

          • Répondu par Flocon le 19 janvier 2009 à  12:38 :

            Oh encore une chose, dans son testament ; Hergé n’a rien spécifié du tout sinon qu’il confiait tous ses droits à Fanny Rodwell.
            C’est donc elle qui a, au final, tous les droits même celui de décider le création de nouveaux albums.

            Répondre à ce message