Télérama enquête sur le marché de… l’art de la BD

15 février 2008 17 commentaires

Dans son numéro du 13 février 2008 (N°3031) Télérama enquête sur le marché des originaux de la BD.

On y apprend que Bilal côte désormais 176.000 euros et qu’en avril prochain, un original d’Hergé devrait crever le plafond des 300.000 euros.

Les acheteurs ? Des célébrités comme Patrick Le Lay, l’ancien patron de TF1 (il devait avoir encore du temps de cerveau disponible), des footbaleurs, des gens du show bizz, mais aussi Madame et Monsieur Tout le Monde qui trouvent dans la BD un objet culturel valorisant.

Télérama fait son enquête chez les galeristes et on apprend que Daniel Maghen à Paris dispose d’une collection de 8.000 originaux et représente quelque 300 auteurs. Lesquels n’hésitent plus à vendre leurs originaux avec la complicité du galeriste qui leur indique comment faire pour mieux les vendre.

L’hebdomadaire culturel pointe la timidité de l’état dans ces acquisitions face à cette envolée des prix « Faudra-t-il attendre vingt ans avant qu’on s’en aperçoive au Ministère de la Culture ? » s’interroge Éric Leroy, l’expert BD de la Galerie Artcurial. À moins que ne se constitue un musée privé… D’après Télérama, ce serait dans les projets d’un certain… Michel-Édouard Leclerc.

DP

Lire notre article sur le sujet : ici

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17 Messages :
  • Télérama enquête sur le marché de… l’art de la BD
    15 février 2008 16:14, par tavern

    Le lay se prénomme patrick et non patrice !

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  • 13 février
    avril c’est dans 2 mois

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  • Télérama enquête sur le marché de… l’art de la BD
    15 février 2008 18:32, par Catherine Hervéou

    un jour... peut-être... pour le Misnistère de la Culture, certes ! Mais aussi pour tous les journalistes qui devront commencer, un jour, peut-être, par quitter Paris pour enquêter en Province où l’on trouve également des galeries d’Art spécialisées BD.
    Très cordialement.
    Catherine Hervéou.
    Galerie l’encrage.
    www.galerielencrage.fr

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  • Il est clair que vu l’énorme collection que Leclerc est en train de se constituer, l’ouverture d’ici quelques années de sa fondation sera un évenement, et fera sans doute définitivement basculer les originaux BD dans le marché de l’art contemporain.
    Quand à l’Etat et ses acheteurs, sans doute attendont ils ce moment là pour acheter sérieusement. Cela sera sans doute nettement plus cher, mais est ce vraiment leur principale préocupation ?...

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  • Un sujet à la mode, Zoo l’a abordé dans son dernier numéro !
    15 février 2008 23:38, par Michel Dartay

    Page 17 du numéro 11.

    Voir en ligne : www.zoolemag.com

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    • Répondu par marc lizano le 16 février 2008 à  12:03 :

      "Faudra-t-il attendre vingt ans avant qu’on s’en aperçoive au Ministère de la Culture ? "
      et combien d’années avant que télérama arrête de classer les films indigents dans la catégories "bande-dessinée" ? C’est systématique chez eux, et assez drôle finalement. Dès qu’un film est à classer dans un genre (guerre, fantasy…) il est suivi de l’expression "dans un style très bédé". Alors que ces genres existent tout autant dans le cinéma que dans la littérature…

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      • Répondu par Sergio Salma le 17 février 2008 à  12:28 :

        Tout à fait d’accord avec Marc Lizano.
        D’ailleurs, si j’étais amateur de pétitions et de ce genre d’ expériences communautaires, je mettrais mon énergie pour envoyer à Télérama (et à d’autres magazines d’ailleurs) une lettre .

        Une lettre dans laquelle on expliquerait, nous auteurs et amateurs de bandes dessinées, que ce raccourci crétin a fait son temps.

        Sans vouloir affirmer que toute la bande dessinée d’aujourd’hui est éminemment respectable , il est effectivement énervant de constater qu’ un magazine culturel affiche un tel mépris .

        Il faudrait bien entendu que les auteurs auxquels Télérama fait la fête régulièrement signent aussi ce manifeste anti-généralités. Parce que faire la une avec Marjane Satrapi et puis dézinguer un navet mou du cerveau en le comparant à de la bande dessinée, c’est paradoxal.

        D’autant que la rubrique livres de l’hebdomadaire compte chaque semaine un article concernant une bande dessinée ; et c’est de très bonne tenue. J’imagine que les journalistes entre eux ne sont pas tous d’accord sur cet ostracisme. Télérama, c’est une rédaction et donc des dizaines de sensibilités . Ne schématisons pas non plus à notre tour.

        Ou alors ils peuvent, s’ils sont envie de cataloguer afin d’être bien compris par leurs lecteurs, ajouter ..."on dirait de la bande dessinée bas de gamme".

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        • Répondu par Michel Dartoche le 17 février 2008 à  23:14 :

          hey, Sergio !°) peux tu préciser ta pensée ? A quel éditeur penses-tu ?

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          • Répondu par Sergio Salma le 18 février 2008 à  11:19 :

            La pratique est effectivement répandue. Disons que Télérama pousse le bouchon. Puisque le magazine a dans ses rangs des journalistes enclins à utiliser ce raccourci ; en même temps, on y sacralise une certaine forme de bande dessinée( jusqu’à en faire la une). Blain, Tardi, Satrapi et bien d’autres ont leurs faveurs par exemple.

            Je tiens à signaler la sortie du livre de Jochen Gerner à l’Association "Contre la bande dessinée" . L’auteur est parti de la même idée ( ça flottait décidément dans l’air) ; il a recueilli depuis des années des articles dans la presse qui parlent de la bande dessinée en caricaturant, s’en moquant, la méprisant .

            Pour répondre à Michel Dartoche qui ,j’imagine, voudrait que je déblatère sur des collègues quand je reproche à une certaine bande dessinée de prêter le flanc aux quolibets, je serai très diplomate.

            D’autant que je considère que moi-même, peut-être, je pratique parfois une bande dessinée qui n’est pas éminemment respectable. Je m’adresse aux enfants, ça a la prétention d’amuser ...
            mais sans vouloir m’auto-flageller, soyons réalistes ; même si je suis choqué qu’on mette tout dans le même panier et que les critiques accusent un genre pour ses travers les plus grossiers, il faut reconnaître qu’il y a dans la masse des choses euh...pas terribles. Excusez l’euphémisme.

            Je suis passé l’autre jour dans une grande surface. Le rayon bandes dessinées était très bien fourni. Avec deux parties bien distinctes : adultes et tous publics.

            Dans la série des nouveautés très nombreuses, un paquet d’albums aux thèmes précis et aux maquettes criardes. Beaucoup de flingues, de poitrines gainées de cuir, beaucoup de croix, de costumes et de visuels empruntés à la littérature fantastique avec des talents divers... J’ai imaginé un instant être avec un de ces journalistes précieux ; j’aurais eu bien du mal à défendre mon point de vue et affirmer que la bande dessinée est un médium riche, intelligent, offrant un spectre large de thèmes et de graphismes.

            Croyez bien que la bande dessinée m’intéresse sous toutes ses formes. que je n’ai de dent contre aucune forme ou aucun genre( pareil au cinéma par exemple) ; mais si je veux convaincre un interlocuteur que le cinéma peut toucher , émouvoir par son langage-même, je ne prêterai pas mon Dvd "Hot shots 2 " (que j’ai vu 15 fois).

            C’est pas en soi le genre qui est sur la sellette ( humour, policier, fantasy etc...) c’est le niveau de qualité des auteurs qui le pratiquent. Et je me permets de l’affirmer en concluant que tout cela est bien évidemment subjectif.

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            • Répondu par Aglaé le 18 février 2008 à  16:26 :

              Dans le genre tic journalistique insupportable, il y a celui qui consiste à dire ou à écrire d’une bande dessinée marquante ("Persepolis" par exemple) que c’est "plus qu’une bande dessinée".

              Ca semble positif alors qu’au final c’est tout aussi méprisant pour cette forme d’expression que d’écrire "le scénario de ce film est tellement indigeant qu’il est digne d’une bédé".

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            • Répondu par L’oracle de Delphes le 18 février 2008 à  23:39 :

              Ah ! Mais moi je croyais que Gerner était vraiment "contre la bande dessinée" !!! En fait, il la défend !!! Ah ! Très bien !!! Je me serais donc fourvoyé pendant tant d’années !!! Zut ! Alors ça, c’est un monde, alorrrrs !

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        • Répondu par Verso le 18 février 2008 à  00:38 :

          Le pire c’est qu’il y a une conspiration internationale ! Je vous promets !... Un peu plus sérieusement, j’habite à "l’étranger" depuis un bon bout de temps. Pareil. Un film raté est "comme une mauvaise bande dessinée" ou "des personnages à la psychologie sortie tout droit d’une bd". Mais l’adaptation de "V for Vendetta" est acclamée comme "un effort ambitieux d’adaptation d’un roman graphique". Ce n’est donc pas que Télérama... Tiens, promis-juré, puisque je vois que la pratique est répandue : la prochaine fois que je lis un article de ce genre je prends ma plume et frotte le nez dans son caca au pisse-copie de service. Qq’un me suit ?

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      • Répondu par BD75Paris le 17 février 2008 à  18:03 :

        Bravo à Marc Lizano et Sergio Salma, pour avoir révèlè la tendance paradoxale et sournoise du plus intello-bobo des programmes Télé. Vos deux commentaires me rendent finalement fier de ne pas l’acheter !

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  • Télérama enquête sur le marché de… l’art de la BD
    17 février 2008 23:17, par Francis

    Lorsque Thierry Groensteen était directeur du Musée de la Bande Dessinée, il s’occupait de l’acquisition des planches originales. Je ne sais pas si la relève a été prise, mai il avait une véritable politique à ce sujet, comme on pouvait le constater dans la revue "9e art".

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  • Télérama n’est pas du tout bon dans les critiques "en direct"...Il faut des années pour qu’il digère une oeuvre ! les comédies par exemple sont toujours considérées comme un "sous cinéma" : "le père Noël est une ordure" a un parcours type : descendu à sa sortie cinéma ; pas de "t" lors de ses premières diffusions ; quelques années plus tard, un T , et récemment, + de 20 ans aprés, deux T ! Télérama ne digère pas la culture : il est constipé ; alors la BD, n’en parlons pas !Little Nemo aura probablement , un jour, son estime.Télérama ne prend aucun risque et ne récompense que des portes ouvertes.Marc Lizano devra attendre le centenaire de sa mort pour en faire la couverture.Et encore, il faut qu’il meurt vieux, ce que je lui souhaite !

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    • Répondu par Michel Dartay le 18 février 2008 à  23:01 :

      Allons, allons, il y a dans l’oeuvre de Marc Lizano (et de Sergio Salma, d’ailleurs) des promesses de thêmes qui pourraient bien faire le plaisir d’un ou deux journalistes bobos. Je reste confiant dans l’avenir de ces deux auteurs sympas, que Télérama participe ou non à la reconnaissance du public !!°)

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