007 Vs Le Chiffre pour une partie légendaire à la table de baccara

3 novembre 2020 0 commentaire
  • Sulfureux et envoûtant, "Casino Royale" se réfère aux origines de la saga, les prémisses de l'univers de 007, à l'instar des plus grands titres de Ian Fleming tels que "Dr.No" ou "Goldfinger". Tandis que le monde pleure la disparition de Sir Sean Connery, voici une réelle opportunité de redécouvrir, grâce aux comics, la saga du plus célèbre des agents secrets.

"Le Chiffre", l’un des agent les plus brillants de l’URSS, financier de l’industrie de transport ainsi que proxénète à grande échelle en Normandie et en Bretagne, s’est forgé une réputation dans le milieu. En dépit de sa notoriété et de sa colossale fortune, il semble être endetté jusqu’au cou et cela suite à la fermeture, entre autres, d’une vingtaine de ses maisons de passe.

Tout porte à croire que l’organisation criminelle la plus redoutable de l’URSS, nommée le SMERSH, signifiant "mort aux espions", tente de le réduire au silence. Mais le principal intéressé, "Le Chiffre", ignore ce qui se trame contre sa personne, puisqu’il continue à mener son train de vie et vient de retirer 25 millions de francs des caisses de son syndicat.

Les forces secrètes britanniques espèrent faire coup double : tuer Le Chiffre et ensuite entraîner son syndicat vers une faillite radicale. Pour ce faire, l’agent 007 est envoyé au Casino Royale à Royale-les-Eaux en France pour une partie de cartes légendaire.

007 Vs Le Chiffre pour une partie légendaire à la table de baccara
©Dennis Calero / Delcourt Comics
"Le Chiffre", un redoutable adversaire contre lequel 007 devra faire preuve de réalisme

Casino Royale l’un des titres-phares de la saga 007 créée par l’illustre Ian Fleming a d’abord été adapté en téléfilm avec Barry Nelson en 1954 pour ensuite connaître deux versions cinématographiques, la première sous forme de parodie avec David Niven (l’acteur emblématique qui donne le change à Jean-Paul Belmondo dans "Le Cerveau" par Gérard Oury en 1969) et la seconde en 2006 avec la dernière incarnation en date du rôle de l’agent 007, à savoir Daniel Craig, faisant de ce titre l’un des films les plus réussis de toute la série, ou tout du moins de ces vingt dernières années.

Alors que Sean Connery, le plus célébrissime des acteurs ayant endossé le rôle de James Bond, incontournable par son flegme, son charisme et sa virilité qui, reconnaissons-le, n’a à ce jour jamais égalé, vient malheureusement de nous quitter, on apprend le report par les studios MGM & Universal du 25e titre de la franchise "No Time to Die" (Mourir peut attendre). Un titre quasiment prophétique...

Fort heureusement, le plus "so british" des espions et agents secrets reste vivant dans les mémoires au travers des générations. C’est le cas notamment avec cette nouvelle version de Casino Royale proposée aux éditions Delcourt par le tandem de choc Van Jensen & Dennis Calero. Dans la plus pure tradition des œuvres de Ian Fleming, où les techniques de l’espionnage, ses rudiments et chaque ficelle sont agencés de main de maître.

À cent lieues des séquences d’action des James Bond modernes, le rythme est davantage soutenu par une dynamique classique : une balle fatale tirée à distance par un sniper, une bagarre à coups de poings... Casino Royale s’aventure plus en profondeur vers un aspect purement psychologique des protagonistes, privilégiant les longs discours non dépourvus d’un certain charme. Van Jensen offre un scénario de premier choix avec légèreté et souplesse, dans la plus pure tradition des premiers James Bond, respectant davantage que le film, l’œuvre mythique de Ian Fleming.

La partie graphique signée Dennis Calero tient le niveau et ce en dépit d’un style qui peut rebuter plus d’un lecteur d’entrée de jeu. La colorimétrie de Chris O’Halloran est quant à elle juste et bien calibrée. Il en est de même pour le découpage qui, d’une planche à l’autre, offre des variations de rythme relativement éclectiques.

Nul doute que que cette version de Casino Royale plaira aux inconditionnels de la première heure. Bien que Sir Sean Connery n’y ait pas joué....

©Dennis Calero / Delcourt Comics
Le décor luxueux de Casino Royale impressionne autant que ses richissimes clients

(par Marc Vandermeer)

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