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1000 feuilles, une collection qui adapte la forme au fond

  • Glénat lance une nouvelle collection pour attirer les auteurs de la nouvelle vague. Premier venu avec Blaise, Dimitri Planchon nous livre son regard drôle mais sans complaisance sur notre société codifiée.

En cette année anniversaire, Glénat choisit de palier un manque de son catalogue en lançant une nouvelle collection, 1000 feuilles, susceptible d’accueillir les auteurs dits ’de la nouvelle génération’. Si des auteurs emblématiques de ce courant ont publié leurs premières œuvres chez l’éditeur grenoblois (tels que Larcenet ou Baudoin), on remarque que Glénat signe bien moins de ces talents que Dargaud avec Poisson Pilote, Delcourt avec Shampooing et Encrages ou Soleil via sa joint-venture avec Gallimard, Futuropolis ou encore sa prometteuse filiale Quadrants.

Glénat souhaitant présenter toutes les facettes de la bande-dessinée, 1000 feuilles se veut une collection défricheuse de talents, même si elle ne s’interdit pas non plus parfois de signer quelques auteurs confirmés.

Adapter la forme au fond

De plus, ils souhaitent adapter la forme au fond, et non pas le fond à la forme. C’est d’ailleurs ce qui avait sans doute tué dans l’œuf leur ancienne collection Carrément 20/20. Les romans graphiques, journaux intimes et autres chroniques humoristique devraient donc être soutenus dans l’originalité de leur discours. Ces différences pourraient être liées à leur format, la reliure (souple ou cartonnée), la pagination (du 46 planches aux romans graphiques de 500 pages), de la couleur au noir et blanc, ainsi que toutes autres particularités qui mettraient en avant le projet.

En plus de la liberté de pagination offerte aux auteurs, 1000 feuilles veut évoquer dans l’esprit du public le nom de la pâtisserie pour donner l’idée d’une gourmandise à savourer sans retenue.

Blaise est un gosse "moins con qu’il en a l’air", qui assiste, impuissant, au spectacle absurde que jouent et rejouent chaque jour les adultes qui l’entourent : notamment, ses parents petit bourgeois et très intellos-de-gauche, et une grand-mère dite ‘facho’ mais pas trop... Autour de Blaise, ça discute guerre, star et politique, et de façon si primaire que toute conversation en devient ridicule.

1000 feuilles, une collection qui adapte la forme au fond

Cet album semble bien revendiquer les statuts de 1000 feuilles : un format hors-norme, pour un suite de gags assez grinçants, et dont le ’dessin’ est composé d’une technique de collage plus amateur que professionnel, mais qui donne le sentiment de ne plus savoir ce qui est réel et virtuel.

Un album de lancement

C’est d’ailleurs tout le sujet de l’album de Dimitri Planchon ! Presque muet et immobile, Blaise tente de saisir les valeurs et les lois qui régissent notre société qui cultive l’absurde, où le pire semble être devenu l’ordinaire, et où la guerre et la dictature s’installent dans l’indifférence générale. Planchon tire donc tout azimut ... et fait mouche : il dénonce les réactionnaires, les médias, les hommes politiques, les préjugés, bref une bonne partie des travers de notre nature humaine dans cette société pressée et stressée où le paraître a depuis longtemps dépassé l’être.

On appréciera le second, voire troisième degré de l’album : en particulier le père de Blaise qui lit Blueberry dans son lit tout en énonçant des stupidités tragiques (rapport ou pas, à vous de voir), ou le fameux joueur de football Dabi Doubane (la personnalité préférée des Français) qui sait donner aux associations tout en restant du bon côté de la barrière.

Aussi drôle que subversif et dérangeant, voilà une carte de visite qui donne envie de découvrir les futures signatures de 1000 feuilles.

Les projets

Dans cette collection qui ne devrait compter qu’une demi-douzaine d’albums par an, on nous promet déjà :

- Topless, de Olivier Balez & Arnaud Le Gouefflec (parution juin 2009)
- La Chair de l’Araignée, de Hubert & Marie Caillou (septembre 2009)
- Erzsebet, de Cédric Rassat & Emre Ohrun (octobre 2009)
- L’Orage, de Carlospop & Moutch (octobre 2009)
- Le Fils d’’Hitler, de Pieter de Poortere (2010)
- Bandaiyan, de LF Bollée & Philippe Nicloux (2011)

Bien que très différents dans leur approche graphique et leur ton, 1000 feuilles préfèrent les rassembler plutôt que de les lâcher en hors-collection. On retrouvera donc prochainement un livre d’humour absurde à la Roland Topor, un journal intime féminin sur l’anorexie et une bande dessinée d’horreur à la carte à gratter, un roman graphique narrant la naissance de l’Australie sur plus de 500 pages, etc.

Bien que Glénat soit surtout réputé pour des albums grands publics et des sagas historiques, il leur semble primordial de montrer la création contemporaine hors des grandes lignes graphiques classiques, comme un reflet de notre monde.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Commander Blaise sur Internet
Lire les premières planches de l’album
Les illustrations sont © Planchon/Glénat.

 
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33 Messages :
  • C’est sûr qu’avec la magie du copier/coller on peut faire 1000 pages en une semaine, mais quand ce n’est pas dessiné, est-ce encore de la bande-dessinée ?

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    • Répondu le 22 février 2009 à  22:22 :

      « quand ce n’est pas dessiné, est-ce encore de la bande-dessinée ? » Que voici une question naïve ! Même un roman-photo, indépendamment de sa qualité (souvent médiocre), s’apparente à de la bande dessinée puisqu’il répond aux critères d’art séquentiel développés par Eisner et Ware.
      Ce qui compte surtout pour le lecteur, c’est le travail de scénarisation derrière. Une bonne histoire, pour peu que le graphisme ne soit pas trop rebutant, sera toujours intéressante.

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      • Répondu le 22 février 2009 à  22:44 :

        Ah bah non, le roman photo ce n’est pas de la bande dessinée, c’est du roman photo. Un roman illustré n’est pas non plus de la bande dessinée.

        Et du peu que j’en ai vu, la "bande dessinée" Plus belle la vie n’est pas de la bande dessinée, puisque ce sont des captures d’écran de la série avec un effet photoshop et un cerné noir moche, c’est du roman photo aussi en fait.
        http://www.wartmag.com/img/2009/fev/belle1.jpg

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        • Répondu par Freddos le 23 février 2009 à  07:38 :

          C’est sur que c’est pas clair, je propose une nouvelle appellation :

          - la bande "filtre tracé des contours photoshop TM",
          pour "plus belle la vie" !

          - la bande Ctr C/ Ctr V comme la bd évoquée çi dessus !

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        • Répondu le 23 février 2009 à  08:37 :

          Et la "BD réaliste", c’est quasiment du roman photo. Les dessinateurs s’inspirent de photos, les décalquent... dessinent de façon photographique.

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          • Répondu le 23 février 2009 à  17:18 :

            Et la "BD réaliste", c’est quasiment du roman photo. Les dessinateurs s’inspirent de photos, les décalquent...

            Les mauvais dessinateurs réalistes font ça, les bons dessinent vraiment.

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            • Répondu le 23 février 2009 à  19:33 :

              Les bons dessinateurs ne font jamais du dessin réaliste. Ils inventent autre chose. Le dessin réaliste, c’est un truc pour frimer quand on est adolescent.

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              • Répondu le 23 février 2009 à  19:52 :

                Les bons dessinateurs ne font jamais du dessin réaliste.

                Moebius Giraud serait donc un mauvais dessinateur ?

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                • Répondu le 23 février 2009 à  20:12 :

                  S’il était si bon que cela, il aurait arrêter la BD depuis longtemps...

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                  • Répondu par stef le 24 février 2009 à  11:09 :

                    Heureusement, de vrais dessinateurs se battent pour fabriquer de vraies bédés, avec de vrais crayons et beaucoup de cœur comme Bruno Bertin et ses "Vick et Vicky". La bédé est sauve !!!!

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  • Pourquoi vouloir attirer les auteurs de la nouvelle vague ?
    22 février 2009 18:40, par François Pincemi

    Glénat est l’éditeur d’excellentes séries historiques, mais aussi de Titeuf et de pas mal de man gagas. Il y a déjà beaucoup d’éditeurs qui font la promotion des auteurs de la nouvelle vague, le marché me semble désormais bien encombré (Galli, Futuro, Asso, Seuil, Cornélius, Dargaud et Castorman, etc etc), donc je ne comprends pas cette diversification qui va venir troubler une image déjà bien trouble...

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    • Répondu le 22 février 2009 à  22:26 :

      Contrairement à ce que vous semblez insinuer, chez monsieur Pincemi, Titeuf c’est très bien (ou, tout au moins, ça l’a été). Quant aux mangas, on y trouve également de très bonnes choses (noyées parmi d’innombrables merdes, je vous l’accorde).

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      • Répondu par François Pincemi le 23 février 2009 à  10:40 :

        Amusant comme une simple phrase peut etre mal interprétée : si je vous dis : dans ce magasin, il y a de la viande, mais aussi des légumes et des produits de maquillage, vous arrivez à établir une hiérarchie de valeurs entre ces trois produits ?

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        • Répondu le 23 février 2009 à  12:28 :

          En clair, Monsieur Pincemi, vous trouvez d’un trouble troublant qu’un éditeur généraliste de BD propose autre chose que de la viande ? Pour apprendre à manger de tout, il faut représenter 7 fois un nouvel aliment à un enfant. Essayez encore la Nouvelle Vague et vous finirez bien par apprécier...

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          • Répondu par François Pincemi le 23 février 2009 à  15:13 :

            je n’ai rien contre la nouvelle vague apparue dans Lapin dans les années 90, mais alors que je la trouvais séduisante, fraiche et innovante quand elle se cantonnait à l’Association et à cornelius, je le trouve désormais aseptisée et sans saveur, maintenant qu’on la retrouve à peu prés partout. Désolé, je trouve que les livres récents de Sfar et Trondheim ont beaucoup moins de densité et de profondeur que ce qu’ils faisaient il y a dix ans, en noir et blanc et dans de petites structures. Et ne parlons pas de l’interet (!!) de leurs multiples suiveurs !

            Quant à la reussite d’une nouvelle ligne de bouquins, je rapelle qu’elle sera fonction de la credibilité des commerciaux auprés des libraires qui passent commande. Les libraires savent qu’ils vont vendre 200 ou 400 Titeuf (vu les ventes constatées du précedent volume) ce qui n’est pas le cas d’une nouvelle collection qui essaie de suivre la vague de la mode. La recession est sevère, les clients sont de plus en plus regardants sur la qualité des titres qu’ils vont acheter. Ils vont donc privilégier la sécurité. Et oui, cher ami !!

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            • Répondu le 23 février 2009 à  20:09 :

              Il ne faut pas suivre la mode mais l’initier. La BD est un art populaire, un pur produit de la société de consommation, un art appliqué à l’industrie. Pas que de la littérature. Elle a oublié depuis trop longtemps qu’elle dépendait du système mode. La Nouvelle BD est une mode comme les autres. Et comme toutes les modes elle démode. Maintenant que tout le monde la suit, il faut inventer autre chose. Et cette récession pourrait bien faire émerger une nouvelle génération d’auteurs moins gras et plus intéressés par l’essentiel.
              Voilà, cher ami. La récession ne me rend pas totalement pessimiste.

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              • Répondu le 23 février 2009 à  22:08 :

                Bien d’accord avec vous. Les zozos de la nouvelle BD commencent à engendrer la lassitude du lectorat. Trop de sous-produits, trop de sous-auteurs, trop de banalité partagée.

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  • Aussi drôle que subversif et dérangeant, voilà une carte de visite qui donne envie de découvrir les futures signatures de 1000 feuilles.

    Bientôt, il va falloir les chercher les albums de BD qui ne sont pas "drôles, subversifs, dérangeants" ! C’est devenu d’un banal ! J’vous dis pas...

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    • Répondu par François Pincemi le 23 février 2009 à  19:16 :

      Il y a aussi les livres tristes et ennuyeux, bien en phase avec leur époque, où le conformisme du politiquement correct règne. On s’attaque à des "thêmes de société" pour montrer qu’on sait aussi regarder les émissions sérieuses de France 2 (Envoyé spécial) ou de M6 (Zone interdite). Pas d’histoire bien construite, plutôt des impressions fugaces, traitées avec intimisme (j’adore ce concept qui justifie toute maladresse), traitées sur le mode du reportage. Pas de dessin bien travaillé, il faut que le trait soit spontané pour mieux retranscrire les affres de la créations (les "affreux de la création" chantait Gainsbarre à juste titre). De plus c’est facile et rapide, surtout quand on est pas diplômé des beaux-arts ou des arts décos.

      Laissez moi offrir quelques idées de livres sérieux à faire, aux jeunes auteurs indés en manque d’inspiration : "mon premier chagrin amoureux", "ma première cuite" "les femmes battues" ;"l’euthanasie" "l’injustice au travail" ; "les sans papiers""Israel et la Palestine", et bientôt évidemment "la Guadeloupe et son héritage colonialiste".

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      • Répondu le 23 février 2009 à  20:24 :

        D’un côté Émile Zola. De l’autre Oscar Wilde. Ma préférence va à celui qui pense que la Nature copie L’Art...

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    • Répondu par redbaron le 23 février 2009 à  19:33 :

      Aussi drôle que subversif et dérangeant !!!!! N’en jetez plus !

      Moi, j’irai plus loin, cet album est fait par le Beethoven de la BD !

      ( oui, Mozart étant déjà pris )

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      • Répondu le 24 février 2009 à  12:46 :

        A l’approche de la retraite, le gentil Jacques Glénat-Guttin se rebelle !!

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    • Répondu le 23 février 2009 à  19:38 :

      L’amateurisme a tellement été récompensé ces dernières années (suffit de voir jusqu’où on est tombé, je prends un seul exemple : Gally et son gras) que dorénavant, pour provoquer, il faudra faire dans l’élégance, l’intelligence et le sublime...

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      • Répondu par grd le 24 février 2009 à  11:27 :

        Il faudra faire dans l’élégance, l’intelligence et le sublime... ??

        Oui, mais ça demande du travail, ça ! Fini de torcher 6 pages pendant un vol Paris/Nice, quant à atteindre le sublime en parlant
        de son furoncle ou de ses limaces envahisseuses, là, y a du challenge !!!!

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        • Répondu le 26 février 2009 à  00:56 :

          C’est bien le problème de la BD indé, si vous me permettez de donner mon point de vue. Au lieu de raconter une histoire avec des personnages interessants ou des évènements importants, les auteurs racontent de façon spontanée (lire " rapide mais sincère") leur petite vie tranquille. ce qui devient fort lassant à la longue !! Il y a des milliers d’ados qui font des blogs pour raconter leurs émois sentimentaux, les galères sentimentales, les virées sympas, etc, mais aucun n’a la prétention de faire de vrais livres avec. Où va t’on ??
          Blog, journal intime et BD sont trois choses différentes, les amalgamer n’est pas une bonne chose à mon avis...
          J’oubliais : il y a aussi la musique et le sport, eux-aussi différents !°)

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  • eh ben, je me sens bien loin du fil de discussion présent ici...

    perso, à partir du moment où je prends du plaisir à lire, ça me convient... j’aime, j’achète, si j’aime pas, j’achète pas.
    j’allais presque dire : ce n’est "que" de la bd

    mais peut-être faut il devenir élitiste pour lire de la bd ?

    mis à part ceci, je n’accroche pas aux dessins présentés pour cette nouvelle collection, mais c’est une question de goût...

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    • Répondu le 24 février 2009 à  11:32 :

      Le goût, ça s’éduque.
      Comme je disais plus haut à notre ami François Pincemi :
      pour apprendre à manger de tout, il faut représenter 7 fois un nouvel aliment à un enfant.
      Sinon, on verse dans l’opinion publique, dans l’émotion et pas assez dans la raison...

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      • Répondu par François Pincemi le 24 février 2009 à  12:44 :

        Vous comparez ce qui n’est pas comparable ; il est normal d’éduquer le gout d’un bébé, sinon le malheureux en resterait réduit aux laitages et aux bouillies toute sa vie !!

        Moi si on m’oblige à lire sept fois un livre qui ne me plait pas, je vais prendre le livre à la troisième fois et le mettre dans la cheminée ! Ou l’offrir à un ami que cela pourrait interesser ! Ou le donner à un ennemi pour qu’il passe un mauvais moment !!

        Personne ne m’a jamais obligé à relire les Tintin Spirou Blueberry Lucky Luke Asterix Gil Jourdan et Tif et Tondu, et pourtant je les ai tous bien lus au moins dix fois en cinquante ans (je suis un jeune sexagénaire). Une moyenne d’une fois tous les cinq ans, ce n’est pas excessif, que je sache !!

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        • Répondu le 24 février 2009 à  20:58 :

          Personne ne vous force à lire 7 fois le même livre d’un auteur. Vous pouvez en lire un autre du même, puis un autre...

          Lire ce qu’on connaît déjà par cœur, c’est un peu du temps de perdu, non ? Comme la vie est toujours trop courte, autant partir à la découverte de nouvelles choses, non ?

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          • Répondu par François Pincemi le 25 février 2009 à  10:18 :

            Je vais vous faire une confidence : je prend parfois des BD que je ne connais pas à la bibliothèque municipale pour m’initier à de nouveaux auteurs, de nouveaux genres ; parfois, je n’arrive même pas à finir ces livres que je n’aurai ensuite absolument pas envie de relire, ou d’offrir à ma collection !!

            Mon niveau de déception est proportionnel à l’enthousiasme qui a entouré la sortie du livre : publicités d’éditeurs, articles complaisants dans la presse spécialisée dans la rédaction d’articles plaisants pour les c@ns, distinctions honorifiques distribuées par des jurys de snobs branchés et parisianistes.

            Tout cela rend dépressif, mais je sais comment me sortir de ce triste état : je ressors la voiture immergée, QRN, Asterix Legionnaire, les rivaux du Painful Gulch, Angel Face, les Bijoux de la Castafiore (quelques exemples parmi des dizaines d’autres possibles). Ces oeuvres ont entre 40 et 30 ans, mais restent des monuments !! Ils ne sont pas datés, car ce sont devenus des classiques intemporels. Et j’invite tous ceux qui comme moi sont déçus par la production actuelle à s’y replonger !!

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            • Répondu par François Pincemi le 26 février 2009 à  00:47 :

              Je précise que je ne souffre pas de la maladie d’Alzheimer, et que je n’ai pas encore de problèmes d’amnésie, en dépit d’un age qui commence à s’avérer certain, je le déplore un peu plus chaque année, c’est hélas le privilège des jeunes retraités qui voient apparaitre le crépuscule de leur existence. Passons !

              Il y a dans les oeuvres que j’ai citées un tel niveau de perfection, de maitrise graphique, de suspense savamment dosé, d’ambiances noires, de références à des pays existant par ailleurs, d’allusions à d’autres genres que la BD, de reflexion sur le medium BD et l’essence de l’aventure !! Tout cela fut proposé avec une infinie bienveillance au lecteur, sans tambours ni trompettes, sans campagne de marketing, sans ciblage de clientèle : à la limite, on pourrait presque dire que les auteurs ont tout fait tout seuls. C’est ce mélange d’efficacité et de modestie, de respect pour le passé conciliè avec un regard ouvert vers l’avenir qui grace à une expérience professionnelle d’au moins vingt ans dans la presse généraliste ou pour adolescents, a permis à ces auteurs de donner à la BD ses plus belles oeuvres de noblesse. Et c’est pourquoi ces livres restent des classiques tant d’années après !! Car chaque relecture apporte son lot d’émerveillement, cinq ans, dix ans vint ans, trente ans aprés !

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              • Répondu le 27 février 2009 à  19:18 :

                Vous êtes un passéiste François, c’est tout. Vous voyez les chefs d’oeuvres qui datent de votre jeunesse mais pas les chefs d’oeuvres plus récents (et il y en a beaucoup croyez-moi), c’est une question d’âge, certains esprits malveillants diront que vous êtes un vieux con, moi je dirais juste que vous êtes vieux et dépassé, c’est ça votre côté "c’était mieux avant", ce n’était pas mieux avant, c’est juste que vous êtiez jeune.
                Cordialement.

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                • Répondu par François Pincemi le 27 février 2009 à  23:09 :

                  Entendu cher anonime (je ne dirai pas que vous etes un jeune ou petit con, car je sais que le manque d’expérience peut être excusable. Et vous aurez bien le temps de vous repentir de vos dramatiques erreurs de jugement ).

                  Au fait, quels sont vos titres favoris, que l’on puisse comparer ? Par pudeur sans doute, vous avez oublié d’en citer....

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